Barrières aux voies vertes, pour ou contre ?

Le programme Une voirie pour tous, du ministère des transports, propose un questionnaire assez rapide sur nos avis sur les foutues barrières des voies vertes.

Rien de bien révolutionnaire, mais peut-être l’occasion de sortir du questionnaire (il y a des cases pour ça) et dire ce que vous en pensez en vrai.
C’est ici : CETE du Sud-ouest
(de l’Aquitaine, désormais « Nouvelle-Aquitaine », pour Aquitaine + Limousin + Poitou-Charentes).

Une voirie pour tous : Ce programme partenarial est destiné à construire une culture commune de l’aménagement et de la gestion de la voirie et des espaces publics, visant un partage plus équilibré de ces lieux entre tous les usages urbains, et redonnant toute leur place aux modes actifs ainsi qu’aux autres modes alternatifs à la voiture « solo ». Ce site a pour but de rassembler les productions présentées lors de nombreuses réunions d’échange d’expériences, d’aider les praticiens à accéder à l’information technique et à l’expertise dont ils ont besoin au quotidien, de diffuser largement les connaissances et savoir-faire.

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6 thoughts on “Barrières aux voies vertes, pour ou contre ?

  1. J’ai laissé une longue remarque (avant même de voir qu’ils avaient détaillé à l’écran suivant les types de dispositifs rencontrés). La voici :
    – Un mauvais aménagement très souvent rencontré consiste à disposer deux demi-barrières, l’une après l’autre, en chicane. Je parle d’un aménagement similaire à la photo qui illustre votre questionnaire, mais avec moins d’espace entre les deux barrières. (Si l’espace était toujours aussi important que sur votre photo, ça irait.)
    La raison pour laquelle on ne devrait jamais mettre en place ce type de demi-barrières, en chicane, rapprochées, aux intersections, est la suivante : Franchir ce type de dispositif demande une certaine concentration (qui augmente quand on est chargé, comme en voyage). Or, on NE PEUT PAS à la fois se concentrer correctement sur ce franchissement et regarder à droite et à gauche si des véhicules arrivent. En effet, l’espace entre les deux barrières est souvent tellement réduit que si on regarde autre chose que son vélo et ses bagages, ces derniers risquent de heurter une barrière (avec un fort risque de chute). De plus, comme on est obligé de passer au ralenti, l’équilibre est plus précaire, surtout avec un chargement, et cela accentue le phénomène. Cela conduit donc à traverser la route à l’oreille, car en général la barrière est placée juste avant la route qu’on s’apprête à croiser, et on est déjà engagé sur la chaussée au moment où on relève la tête après le franchissement ! C’est très dangereux, mais sur un voyage à vélo de quelques jours c’est une situation qui se reproduit parfois plusieurs dizaines de fois (suivant les départements…).
    Par ailleurs, même lorsqu’elles sont placées ailleurs qu’à une intersection, ces barrières sont gênantes car elles obligent à fortement ralentir puis à relancer. Elles devraient donc être PROSCRITES ou placées au moins 20 mètres avant l’intersection ET avec un espace suffisant entre les deux pour pouvoir être franchies sans trop ralentir (au moins trois mètres).
    – Les potelets centraux ne me gênent pas car j’y suis assez attentif et je roule toujours à droite. Mais je crois qu’il y a déjà eu des accidents avec des usagers qui ont foncé dedans.
    Il y a aussi la solution d’une seule demi-barrière qui n’est pas trop mauvaise (à condition, quand même, qu’elle ne soit pas placée dans un virage sans visibilité… j’en ai déjà vu !).
    – Les dispositifs visant à filtrer les deux-roues motorisés sont à proscrire, sans aucune exception. En effet, tout dispositif réussissant à empêcher le passage d’un deux-roues motorisé empêchera aussi celui d’un vélo chargé avec des sacoches. Sans parler des vélos spéciaux pour PMR, des remorques, etc.
    Il vaut mieux encore croiser quelques scooters circulant illégalement sur une voie verte que de subir ces dispositifs.

    • Je plussoie. Les chicanes sont dangereuses et trop souvent placées trop près de la route, il faut donc une grande attention pour les franchir et traverser la route juste après, l’œil ne pouvant pas être partout à ce moment.

  2. Tous ces dispositifs me font penser aux dos d’âne pour les voitures, on en voit de toutes les dimensions. Il y a sans doute des normes, mais sont-elles respectées? J’ai répondu à l’enquête mais où pourrons-nous voir le résultat ?

  3. C’est simple, avec la remorque pour les 2 gamins, ça passe pas donc c’est la m…
    Avec le tandem, même topo, ça passe pas.
    Je vous laisse imaginer le coté familial de tout ça !

  4. Ces barrières nous empoisonnent la vie. Je n’ai d’ailleurs pas répondu à ce questionnaire qui accréditerait l’idée que ces barrières sont nécessaires (et qui par ailleurs est cousu de fautes).
    Elles sont dangereuses et rapidement vandalisées par ceux qui ont de toutes façons choisi d’y pénétrer: les véhicules motorisés et aussi les paysans avec leurs tracteurs et moissonneuses.
    Dangereuses? Bien sûr! puisque nombre de clubs cyclos ne s’y risquent plus depuis que leurs membres se sont « mangés » des potelets en pleine ligne droite.
    Et n’oublions pas les « tafeurs » qui roulent la nuit et qui ne les voient pas arriver tellement elles sont mal signalées.
    N’oublions pas toutes ces voies ferrées désaffectées devenues cyclables, ponctuées d’une chicane au motif que des intersections alimentent des lotissements adjacents et que les riverains n’imaginent pas devoir céder la priorité aux cyclistes (cas de la voie verte au Thillot).
    Bon, je vous l’accorde, nul n’est obligé de prendre ces itinéraires avec son vélo s’il faut « redémarrer » tous les 200 mètres.
    De plus elles coûtent un fric fou à la Collectivité à mettre en place.
    La messe est dite.
    Je vous fais observer que l’Allemagne, toute proche de moi, ne connait pas ce type d’installation mortifère.

  5. Pas besoin de longues études et enquêtes pour savoir qu’il faut virer pratiquement tout ces équipements qui pénalisent ceux qu’ils sont censés protéger.
    Il suffit en fait de prendre son vélo et de pratiquer ces équipements qui au minimum font perdre du temps et au pire créent l’accident.
    Il est temps que notre société (cad nous-même) reprenne ses responsabilités et rétablisse la valeur du respect pour qu’une piste cyclable et ou piétonne soit empruntée uniquement par ses usagers naturels, sans avoir à empiler des dispositifs inadaptés ou dangereux.
    Le respect mutuel fait que j’accepte sans soucis un scooter qui passe au pas car je sais que l’utilisation d’une passerelle proche de chez moi permet au jeune usager d’éviter un carrefour et une route dangereuse, mais que je barrerais la route à un scooter qui va faire la même chose à vive allure ou sur la roue arrière !
    Le respect ça s’apprend et… ça se fait respecter !

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