La Région Ile-de-France aura-t-elle un Plan vélo ?

capoLa Région Ile-de-France aura-t-elle un Plan vélo ? Rien n’est moins sûr. Mercredi après-midi se sont tenues les premières assises du vélo de l’ère Pécresse, avec une série d’intervenants pointus et une salle comble très mobilisée. Mais d’engagements il n’y eut point. Vision d’un gouffre culturel.

Un public solide
Le public était composé d’élus locaux, de professionnels et fonctionnaires et de citoyens aux idées très claires et aux fortes convictions forgées sur des années de pédalage. Ce public n’a pas appris grand-chose des exposés, et était venu parce qu’il aurait aimé entendre des engagements de la part des autorités régionales, ou au moins des orientations claires. Les autorités régionales n’en avaient guère et souhaitaient plutôt prendre le pouls de cette bande d’assaillants qui les avaient couverts de twitts lors du vote du premier budget régional. Stephane Beaudet, le vice-président aux Transports, a été présent en permanence et a répondu aux interpellations avec conviction et connaissance des dossiers, ce qui a été apprécié, tout en mettant à jour une large béance entre la culture du pouvoir régional et celle des citoyens.

mur-idfUn gouffre culturel
Stephane Beaudet évoque les pistes qui se terminent dans les champs, trahissant le VTTiste qu’il est (comme nous l’a dit la présidente), négligeant toutes celles qui se terminent contre un mur. Valérie Pécresse, la présidente du Conseil régional, venue dire au-revoir, a eu le temps de nous parler du casque (qui ne pourra que devenir obligatoire, selon elle) et de la beauté des routes désengorgées et des ponts réaménagés rendant la pratique du vélo à nouveau possible (à défaut d’être désirable?). Elle semble penser au vélo comme à un loisir, nous parlant de « sa bicyclette » et bien que reconnaissant qu’il serait bon de faire de la publicité sur ses avantages.

En tous cas le budget alloué au vélo, de 50 millions pour 5 ans, est le même que le précédent, fait remarquer Jacques Baudrier, conseiller régional.

Pour Stephane Beaudet, les pistes franciliennes se terminent dans les champs

piste-ds-routeUn public qui a des positions claires et fermes
Frédéric Héran, chercheur, prof de fac1, souligne que, s’il faut sans doute aménager pour les vélos, la mesure la plus importante à prendre est de modérer l’emprise de l’automobile. Aux Pays-Bas 80% de la voirie est en zone 30, assène-t-il. Ce n’est pas ce qui se fait ici.

Christian Collin, de l’association Rue de l’Avenir, signale que la commission d’enquête publique sur Europa-city2, un complexe de loisirs fermé et non traversable de 80 hectares, vient de rendre avis favorable et que le chantier devrait donc bientôt commencer.
Ce n’est pas ainsi qu’on va réduire les distances et raccourcir les temps de parcours !

travauxOlivier Schneider, président de la FUB, propose de noter le réseau en fonction d’un coefficient de rallongement, qui doit être inférieur à 30% du parcours direct, et d’un coefficient de retard, créés par les feux, stops et autres obstacles, qui doit être inférieur à 20 secondes du kilomètre.

On ne peut relancer le vélo et la route en même temps, insiste Frédéric Héran, chatouillant les élus régionaux qui ont alors cherché à minimiser leurs ambitions pour des routes fluides et modernes, précisant qu’ils parlaient de routes inter-urbaines (alors qu’en Ile-de-France centrale il y a continuité bâtie entre les communes) destinées à accueillir les véhicules autonomes, propres et connectés qui arrivent. piste-ds-parkingMme Pécresse a aussi parlé de multi-modalité, c’est-à-dire selon elle de pouvoir choisir le mode le plus adapté du moment. L’incitation au meilleur choix n’a pas été évoquée.

Olivier Razemon, du journal Le Monde, tonne : « il FAUT opposer les modes » et Frédéric Héran précise que l’expression en vogue « ne pas opposer les modes » ne devait pas signifier ignorer les lois de la physique, ce qui là encore n’a convaincu que le public. M. Beaudet a même précisé devant une salle médusée qu’un camion écrasé sous un avion avait autant le rôle du faible que le cycliste écrasé par un autobus.

Un camion écrasé par un avion est aussi victime qu’un cycliste écrasé par un camion

escaliersPatrice Pattée, maire adjoint à Sceaux, Hauts-de-Seine, et représentant le club des villes cyclables (d’autant que le président s’était fait excuser), a raconté comment sa ville était passée des paroles aux actes. Première rue piétonne de la région, au forceps, première à avoir mis toute la voirie communale en zone 30, puis première encore à passer tous les carrefours à feux, d’un coup, en passe-partout. Ainsi la sécurité des cyclistes s’en trouve améliorée (ils choisissent leur moment), leurs trajets sont-ils raccourcis, et les automobilistes sont-ils jaloux des avantages qu’ils pourraient avoir … pour peu qu’ils deviennent cyclistes.

acces-orlyBenoît Carrouée, de la fédération des circulations douces en Essonne, indique que la carte des point-noirs de la région ne correspond guère au terrain, et annonce la mise en place d’un outil collaboratif de relevé. Il évoque aussi les revêtements de pistes cyclables, de mauvaise qualité, pour un gain en écologie plutôt douteux.
Claude Lievens, de la FUB, fait savoir qu’il y a en France d’ores et déjà plus de vélos à assistance électrique que de « véhicules » électriques, concluant que les politiques d’incitation sont déjà en retard.

Sont aussi évoquées les pistes peu utilisées parce qu’incomplètes, et qui se dégradent jusqu’à disparaître, comme celle qui relie Orsay à Bièvres3.

barr-idfUn public qui parle de ce qu’il connaît bien
Les participants se sont montré pragmatiques, préférant le concret aux paroles, et le papier au digital. Charles Maguin, de l’association Paris en Selle, demande une carte du plan vélo et un affichage mobilisateur.
Olivier Robert, de Clamart, indique que les applications de signalisation de problèmes, telles que Nid de poule, ne sont pas suivies d’effet.
Plusieurs réclament de vraies cartes cyclistes, avec les continuités et coupures, plutôt que des applications. La demande n’émane pas des vieux schnocks mais des cyclistes aguerris. La réponse du STIF, indiquant l’arrivée prochaine de nouveaux services de recherche d’itinéraires, est apparue comme une ambition assez secondaire.

piste-disparueCe public ne veut plus de gadgets ni de tiroir-caisse, il veut un effet Wahou

Effet Vélib’
Et finalement les participants demandent d’arrêter le saupoudrage. Alexis Fremeaux, président du MDB, parle d’effet « wahou » (faire d’un coup un grand changement), ou de passer de l’effet Véligo (un par un) à l’effet Vélib’ (tout d’un coup).

La demande de priorités claires et de hiérarchisation du réseau aura été récurente. Il est souhaité que la région définisse quelles sont ses priorités, qui devraient logiquement être les véloroutes européennes en tant qu’outil structurant de déplacement comme de voyage.

Affichage des priorités et portage politique

La demande enfin de pilotage politique, avec un coordonateur, est arrivée comme une évidence. Tous appellent de leurs voeux la fin d’une région « tiroir caisse » qui a montré son inefficacité en matière de réseau cyclable en dépit de ses montants généreux.
Jacques Baudrier, conseiller régional spécialiste des financements, souhaite même la création d’un « Grand Paris du vélo ». Il réclame un premier fonds de 200 millions par an, quand le Grand Paris Express (le super métro) est doté de 20 milliards. Changer de braquet, comme le dit le titre de la réunion ? Ben oui.

Cessez de sous-estimer le potentiel du vélo, prient les participants. Pourtant la Région a signé la déclaration « Les territoires à vélo » proposée par l’association des Départements et régions cyclables et le sous-titre du programme était  » l’Île-de-France change de braquet « . Comme pour les nombreux élus qui ont demandé de l’aide en savoir-faire, espérons surtout qu’ils n’attendent pas des catalogues de recettes mais plutôt une compréhension des enjeux.

Cessez de sous-estimer le potentiel du vélo ! 

Les grands principes ont été posés, les autorités régionales peuvent se féliciter de disposer d’interlocuteurs d’une telle qualité. Aucune échéance n’a été posée, aucun responsable technique n’a même été présenté. La région d’Ile de France risque de se comporter encore longtemps en tiroir-caisse. Que de temps perdu, encore une fois ! 

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  • Tonalité différente dans l’article d’Olivier Razemon ici, avec des informations sur une consultation par internet et les suites.

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Ce qu’on aura appris de plus


Les Véligos sont vides. Ces garages à vélos installés peu à peu dans les gares franciliennes sont remplis à 20% alors qu’on refuse des abonnés, qui sont pourtant déjà 13 fois plus nombreux que les places. La faute à quoi ? s’interroge le STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France). A la faiblesse du prix de l’abonnement (variable selon les lieux) ou à une mauvaise cible? Dans la pratique seuls les abonnés aux transports en commun y ont accès (les autres le peuvent mais l’information ne figure pas sur les dépliants), alors que peut-être seraient-ils utile aux riverains ou aux voyageurs occasionnels. 
A cela le STIF répond qu’une refonte est à l’étude à la fois des modalités d’installation (pour que ça puisse aller plus vite) et d’exploitation. N’ayant pas la compétence « vélo » il se montre démuni face aux critiques portant sur son site de recherche d’itinéraire, qui ignore les trajets à vélo, tout en annonçant justement la mise en place de nouveaux services connectés pour trouver son chemin à vélo ou sur l’embarquement des vélos.

Le réseau de véloroutes en Ile-de-France est plus avancé que vous le croyez
. 902 km du Schéma national des véloroutes et voies vertes concernent l’Ile-de-France, qui se retrouve au coeur d’itinéraires importants. Leur effet potentiel de levier devrait leur donner un statut de priorité. 
Tout mitage leur fait perdre tout intérêt, or une bonne partie est déjà faite. La partie francilienne de la véloroute du Mont Saint Michel ne serait réalisée qu’aux deux-tiers, alors qu’il ne manquerait que 10% à la Paris-Londres. Pour la Seine à vélo, un nouveau projet à peine lancé, dont le pilote est le département de l’Eure, 93% du linéaire francilien serait réalisé 4.

Le plan national d’action pour les mobilités actives-2 (PAMA2) va finir par sortir. 
Sylvie Banoun rappelle devant le vice-président régional aux Transports qu’une auto revient à quelque 5000 euros par an alors que le salaire médian n’est que de 1000 euros par mois5. 
Elle plaide pour que l’on se décide à faire à l’occasion des choses peu coûteuses et efficaces, comme de casser la vitesse avec des bacs à fleurs.
 Si le PAMA 1 a visé à améliorer les règles, pour le PAMA 2 on doit s’attendre à de l’action. A vrai dire la synthèse de ses nombreuses consultations est prête bien qu’encore secrète. Sylvie Banoun espère entamer très bientôt une concertation officielle pour pouvoir lancer des actions en janvier … si le climat politique le permet. Elle espère aussi obtenir quelques décisions « en avance de phase », peut-être dès la mi-octobre.

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Programme de la Conférence régionale du vélo du 28 septembre 2016 en Ile-de-France

1ère table ronde : AMENAGEMENTS – POINTS NOIRS – INTERMODALITE
Les aménagements doivent répondre aux besoins des usagers et des territoires : traitement des points noirs et coupures, desserte des équipements. L’augmentation de la pratique cyclable nécessite également d’améliorer les complémentarités avec les autres modes de déplacements.
Renforcer et améliorer le réseau cyclable régional
Dominique RIOU Ingénieur, chargé d’études / Département transport-mobilité à l’IAU RIF,
Mieux organiser l’intermodalité et le partage de l’espace public
Adrien PHILIPON Chargé d’études, Correspondant Vélo et Accessibilité / Unité Sécurité des Déplacements et Partage de la Voirie au CEREMA
De bons et de mauvais exemples
Olivier SCHNEIDER , Président de la FUB

2e table ronde : DEVELOPPEMENT DES SERVICES VELO
Une palette de services nécessaires : améliorer leur diffusion, leur accessibilité, leur visibilité pour faciliter la vie des cyclistes franciliens au quotidien (stationnement sécurisé et réparation, location courte et longue durée vélo et VAE, vélo-écoles, services numériques, calculateur d’itinéraire, cartes, informations pratiques, guide du cycliste…).
Présentation d’une étude sur les services à l’usage du vélo
Jean-Yves MARIE-ROSE, Chargé de mission transports, Direction régionale de l’ADEME
Véligo, services en gare, location longue durée, services numériques
David O’NEILL, Politiques de services / Direction de l’exploitation au STIF
Exemples de services vélo existants en Ile de France
Jean-Claude MARCEAU, Association véloservices – Cergy-Pontoise
Mathieu FERRÉ, Directeur Adjoint de l’association Etudes et Chantiers, Association Bicyclo – Maison du vélo Plaine Commune
Retour sur l’expérimentation à vélo au travail menée avec des collectivités et des entreprises
Christian GIORIA Chef de projet éco-mobilité chez INDDIGO Delphine EXTRA, Parc d’affaires Novéos

3e table-ronde : PROMOTION, VALORISATION, GOUVERNANCE
Promouvoir la pratique du vélo auprès de tous les Franciliens : faciliter l’accès aux informations
utiles / pédagogie / organiser l’action collective / aller vers des territoires, des villes cyclables.
Plan d’action pour les mobilités actives (PAMA 2)
Sylvie BANOUN, Coordinatrice interministérielle pour le développement de la marche et du vélo Développement économique, sport, tourisme
Camille THOME, Secrétaire générale de l’association des départements et régions cyclables
Vers des villes cyclables
Pierre SERNE, Président du Club des Villes et Territoires Cyclables et Patrice PATTEE, Adjoint au maire de Sceaux
Le vélo, mode de transports à part entière : enjeux, moyens, gouvernance
Olivier RAZEMON, Journaliste au Monde, auteur, blog « L’interconnexion n’est plus assurée »

  1. Frédéric Héran est l’auteur de deux livres fondamentaux : La ville morcelée et de Le retour de la bicyclette
  2. Europa city, complexe de loisirs à construire dans l’est parisien, du côté de Sarcelles, Aulnay, Roissy etc.
  3. Voir aussi mon article Pistes d’Ile-de-France, ne vous fiez pas aux chiffres !
  4.  Le projet Seine à vélo, de Paris à Cherbourg : Projet de développement de la Vallée de la Seine, au travers d’un contrat de plan inter-régional Ile-de-France et Normandie signé l’an dernier
  5. Le salaire médian semble plus élevé, ainsi que le fait remarquer un lecteur. Il faudrait retenir 1500 ou même 1700 €.
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13 thoughts on “La Région Ile-de-France aura-t-elle un Plan vélo ?

  1. La région Ile-de-France est en retard sur la réalisation des véloroutes et voies vertes. Une partie « réalisée » des itinéraires n’est pas à la hauteur des besoins. Par exemple, une piste cyclable le long de la N7 avec 30 000 véh/jour, est-ce vraiment ce que les usagers attendent d’une eurovéloroute comme la Scandibérique ? Il y en a bien d’autres exemples, notamment sur la Véloscénie. C’est pourtant un réseau structurant tant pour les déplacements quotidiens que touristiques.
    Jusqu’ici le Conseil régional est plus un guichet qui distribue une aide généreuse (60 %) qu’un moteur pour développer un véritable réseau de véloroutes.
    Il y a aussi la question de la concertation qui ne peut se résumer à des grands-messes. Le comité de pilotage de l’eurovélo 3, animé par l’Ile-de-France, s’est réuni il y a peu sans les associations concernées (CyclotransEurope et AF3V).
    Il y a eu de bonnes intentions, nous attendons les effets concrets.

  2. – Impression de bonnes intentions mais sans réelle volonté / capacité de se donner les moyens d’y donner suite ?
    – Espoir tout de même qu’à force de rendez-vous à demi réussis (évitons de dire ratés) la Région finira par se doter d’une politique cycliste efficace et des moyens pour la mettre en oeuvre.
    – Reste le problème des autres collectivités territoriales, dont la vision du vélo au quotidien, de son utilité et de la nécessité de le développer, est à géométrie variable.

  3. Non seulement des cartes, mais également du JALONNEMENT cyclable, s’il-vous-plaît. Plein de gens n’ont que faire ni des cartes, ni des Gps, ils veulent juste à chaque carrefour des PANNEAUX DIRECTIONNELS, afin de les guider, comme ça existe déjà pour les voitures. Sauf que pour les vélos ça flécherait des rues TRANQUILLES, calmes, lentes, voire interdites aux voitures (pour les enfants à vélo hein) et bien sûr un réseau dense de double-sens cyclables : pas de voitures aux fesses. Il s’agit bien sûr pas que du vélo loisir, mais surtout du vélo utilitaire, sans se perdre, pour tester de nouveaux points d’arrivée. A-t-on un exemple francilien, voire français, de ville ayant réalisé cette bénédiction ?

  4. Ce qui est dommage, c’est qu’il n’y ait aucune annonce sur la coordination de la mise en oeuvre des infrastructures cyclables dans les communes. La Région restera donc un tiroir caisse, et les communes continueront à faire ce qu’elles veulent de l’argent reçu. Exemple récent, nous avons fait une mini manifestation à vélo avec MDB à Gentilly , une commune limitrophe de Paris, parce qu’il n’y a aucune continuité cyclable pour atteindre Paris. La commune a reçu 5 ans auparavant une enveloppe pour la construction de pistes mais rien n’a été fait. L’argent a été dépensé ailleurs… Au Plessis Robinson c’est pareil, la route D75 a été refaite à neuf il y a 10 ans et le maire s’est contenté de faire une peinture de chevrons cyclistes dans un couloir de bus, le reste des sous a sûrement été dépensé dans les places de stationnement auto, une spécialité de la commune. Donc, actuellement, tant que ce sont les communes, ou plutôt les maires, qui ont les rênes de la cyclabilité, même avec des millions d’euros par an on ne pourra jamais avoir quelque chose de fiable et cohérent en terme de cyclabilité.

  5. Alain Rist, Michel Vampouille, Jean-Vincent Placé, Pierre Serne : les vice-présidents en charge du vélo au Conseil régional présidé par Jean-Paul Huchon ont multiplié les annonces favorables au vélo, les communiqués de presse emphatiques, les roulements de tambour. Leur bilan est désastreux : la carte des aménagements cyclables en Île-de-France est par exemple un gigantesque plat de vermicelles, comprenant des aménagements non reliés entre eux, chaque commune profitant de subventions ne faisant l’objet d’aucun contrôle pour réaliser des petits bouts de pistes souvent inutiles, parfois rendant la circulation des cyclistes plus difficile que sans aménagement.
    Suite à plusieurs déclarations encourageantes de Stéphane Beaudet, par exemple dans l’émission « Roue libre » le 2 juillet dernier (lien dans ma signature), les personnes venues à cette séance au conseil régional, avec l’espoir que la nouvelle équipe allait effectivement « changer de braquet », en sont parties profondément déçues. Stéphane Beaudet et Valérie Pécresse suivront-ils la trace de leurs prédécesseurs ? Ce n’est pas encore certain, il leur est encore possible de prendre la bonne direction …

  6. Le Monsieur vélo national , Dominique LEBRUN , par ailleurs premier maire adjoint à St Cloud , donc directement concerné à ces 2 motifs , a – t – il été présent et actif ? Il suffit de voir l’ impossible circulation à vélo sur sa commune , ou se faire écraser ( ! ) , pour se convaincre de son nécessaire engagement sur le projet régional et le faire aboutir .
    Paroles  » dans le désert  » , évidemment .
    De Régis Reguigne Inventeur – Créateur de la Loire à vélo . Commendeur de l ‘Ordre National du Mérite Environnement .

  7. L’année dernière pour la COP21, Euro vélo 3 nous amenés au Bourget, par tours et détours agréables par dessus autoroutes et voies ferrées (le plat de nouilles dont parle quelqu’un plus haut ne concerne pas que les vélos). Donc 18km tranquilles contre les 5km par la nationale infernale, mais ça en dit long sur les liaisons…

  8. On va continuer à pousser sur les pédales, c’est sûr, et tout faire pour qu’un nombre croissant de cyclistes empruntent les rues et routes de France, car c’est la seule façon de faire avancer les choses de manière certaine : s’imposer par le nombre ! La génération politique en place suivra le mouvement… dans le meilleur des cas ! Bon courage !

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