Bonjour les enfants ! Demain c’est casque

Dernier jour pour jouer au vélo,
après, attention au gendarme.


Bonjour les enfants !
à partir de demain ce que vous faisiez avec fierté, vous serez obligés de le faire; ce que vous ne faisiez pas parce que vous courez partout, ou parce que vous êtes avec votre papi-mamie, ou parce que là où vous faites du vélo il n’y a pas d’autos, maintenant vous êtes obligé de le faire.
A partir de demain vous êtes obligés de mettre un casque chaque fois que vous allez jouer au vélo.

Les adultes sont méchants, et surtout ce monsieur Barbe, qui roule à moto trop vite pour faire peur à tout le monde.

Dernier jour pour jouer au vélo!
Après vous aurez peur de faire du vélo et de tomber sur la tête! Bravo les vieux !

Beaucoup de gens l’ont déjà lu : Aucune étude ne permet de conclure s’il sauve plus de vies qu’il n’en coûte. C’est Elles font du vélo qui m’a demandé mon avis, j’ai fait une synthèse car il n’y a pas d’avis tranché sur grand chose. Sauf un:

Le casque c’est comme les croyances :
c’est mieux quand ça n’est pas obligatoire.

@Sanji : Je cherchais à compiler les articles parlant du port du casque à vélo pour les enfants, mais @isaduvelo l’a fait : http://www.isabelleetlevelo.fr/event/casque-sur-enfants/ …
C’est ici à droite, dans l’agenda à la date du 22 mars 2017.

A demain les enfants !

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20 thoughts on “Bonjour les enfants ! Demain c’est casque

  1. Cette mesure tend également à dé-responsabiliser les parents ! Plutôt que d’apprendre à leurs enfants comment circuler à bicyclette, il leur suffit de mettre un casque et avec ça, les enfants seront en sécurité. C’est dramatique…

    • En France, jamais, c’est un principe :
      1. on prend une mesure par démagogie, surtout sans se renseigner avant auprès de gens qui connaissent vraiment le sujet
      2. on ne mesure pas l’effet de cette mesure, et en particulier, par une équipe indépendante de celle chargée de la mettre en œuvre.

  2. Le ton tragicomique de ce billet ne suffit pas à apaiser ma colère face à ce qui est en train de se passer.
    Les grosses associations de cyclistes urbains sont complètement atones à ce sujet, MDB (rien) et FUB en tête (communiqué trop convenu), sans doute trop soucieuses de ne pas choquer l’opinion à laquelle nos élus sont trop sensibles.
    Mais 90 € d’amende pour un non-port de casque, ils sont tombés sur la tête au Conseil d’État ? Ah non ils ont simplement copié ce qui est en vigueur en voiture ou à moto.
    Je vous encourage, cyclistes, à en parler à tous ceux qui portent les couleurs du parti auquel appartiennent les trois ministres qui ont signé ce torchon.

  3. Il sera intéressant de suivre l’état des verbalisations entre d’un côté l’occupation des voies/sas cyclables par les engins motorisés et de l’autre, l’absence de casque chez les moins de 12 ans.
    Une disproportion pourrait exister chez les forces de l’ordre entre le premier cas qui semble être considéré comme « pas grave » et le deuxième, « irresponsable ». J’espère me tromper…

  4. C’est rare que le journal télévisé aborde un sujet pareil, cette fois il l’a fait et pour cause…
    Devinez ce qui ressort du reportage, comme par enchantement tout le monde est « pour », même le vendeur de la grande enseigne. Merci les médias.

  5. On peut aussi commenter la justification d’Emmanuel Barbe. telle qu’elle a été largement reprise par la presse : « C’est une mesure douce, qui a aussi une valeur pédagogique envers les parents. Si un parent n’en met pas, l’enfant va demander: ‘pourquoi tu ne mets pas de casque?’ On veut passer le message par la voix des enfants. »
    Je ne sais pas si notre motard préféré a des enfants, mais il a une drôle de conception de l’éducation. Quand on met un enfant au lit, si celui-ci nous dit « pourquoi tu ne vas pas au lit toi aussi ? », on lui répond que c’est comme ça et pas autrement. Quand on boit un verre de vin, si l’enfant nous dit « pourquoi je n’en ai pas un moi aussi ? », on lui répond que ce n’est pas de son âge etc. … Je ne vois pas en quoi le port du casque ferait exception.
    Notre motard a une conception publicitaire de l’éducation. Le fameux pouvoir prescriptif des enfants, étudié avec beaucoup d’attention par les marketeux. C’est lamentable.

    • Mon fils portera un casque tant que je le jugerai inapte à rouler sans casque, c’est-à-dire tant qu’il ne saura pas circuler correctement et gérer son freinage. Et c’est ce que je lui expliquerai quand il me posera la fameuse question.
      Ne plus devoir mettre le casque sera vu alors pour lui comme un jalon dans sa croissance. Et à l’âge qu’il aura à ce moment (> 9 ans je pense) il sera toujours possible de tricher sur l’âge en arguant du fait qu’il est plus petit que la moyenne.

  6. S’il faut renoncer à pédaler au bois de Boulogne une belle journée d’été parce qu’on a oublié le casque et que la sanction nous effraie, c’est franchement consternant. Mon fils Théophane a toujours voulu mettre son casque, je ne me pose donc pas trop de questions. Autour de moi le seul accident à vélo connu, sur un enfant de moins de 12 ans, concerne l’abdomen …

  7. C’est d’autant plus grotesque que ça ne tient pas compte des nouveaux trucs électriques monoroues, des trotinettes et autres nouveautés. Et enfin, perso je roule à vélo couché, et le casque m’est totalement inutile puisque quand je tombe c’est de 20 cm et sur le coude ou la cuisse.
    Enfin, bref, à trop légiférer pour tel ou tel on complique tout. Il serait plus simple de virer les bagnoles des lieux de vies.

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