Guide de la véloroute du Rhin

Voici la suite du guide paru il y a deux ans, qui décrivait la véloroute n° 15, du Rhin, de Andermatt (Suisse) à Karlsruhe (Allemagne), embarquant les Français à Bâle ou à Strasbourg. Le guide n° 2 vient de paraître et nous emmène jusqu’à la mer du Nord, 800 km plus loin.


Nicolas Moreau-Delacquis poursuit donc jusqu’à Hoek van Holland, non loin de Delft et de La Haye, en suivant le Rhin. Nous sommes en Allemagne sur 600 km environ et aux Pays-Bas sur 280 km environ, passant par Karlsruhe, Spire, Mannheim, Worms, Mayence, Coblence, Bonn, Cologne, Düsseldorf, Xanten, Arnhem, Utrecht, Dordrecht, Rotterdam.

Il s’agit donc de l’eurovélo-route du Rhin, fléchée de bout en bout, comme les localités que l’on peut atteindre facilement en la quittant, par exemple Nimègue, à 20 km d’Arnhem, oubliée sur la carte d’ensemble. Les grandes villes sont gage de trains dans toutes les directions, mais l’itinéraire passe aussi à proximité de nombreux châteaux et petites villes classées.

Avec un peu d’habitude vous pourrez aussi utiliser cet axe en combinaison avec d’autres itinéraires, par exemple celui de la Moselle qui, de Coblence vous remettra à Metz, ou celui du littoral qui vous ramènera à Dunkerque. Ces bifurcations ne sont pas indiquées, aucun guide ne le fait jamais, d’ailleurs1. Un voyage se prépare en hiver !

Tous les hôtels et chambres chez l’habitant ne figurent pas dans le livre, on s’en doute, mais il y en a toujours assez pour vous rassurer. Le guide indique sur ses cartes les gares, supermarchés, offices de tourisme, réparateurs de vélos, restaurants, hébergements (sans différenciation entre hôtels, auberges de jeunesse, campings, mais vous pourrez facilement les reporter à partir de la liste d’adresses). N’oubliez pas que les offices de tourisme ont pour mission notamment de loger les touristes de passage et au prix qui leur convient. La seule condition est d’arriver avant l’heure de la fermeture, qui peut intervenir vers 17 h… ce qui vous laisse de belles soirées. Les campeurs et ajistes n’ont pas ce problème.

La véloroute du Rhin, tome 2
de Karlsruhe à la mer du Nord, via Cologne.
éditions Ouest-France, février 2017, 15 €.

Tome 1, de Andermatt, en Suisse, à Karlsruhe, en Allemagne.

Au passage je salue l’amélioration de la présentation, qui gagne en clarté et commodité.

D’autres guides ? Beaucoup sont présentés dans ce blog, l’actuel ou l’ancien. Utilisez les « tags » ou la rubrique Guides !
Il m’arrive d’en déconseiller.

  1. Peu de guides indiquent les liaisons, bien que cela soit susceptible d’être un atout supplémentaire. Un exemple de ce qu’il faudrait faire est dans mon article sur la Vélo Francette.
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2 thoughts on “Guide de la véloroute du Rhin

  1. Bonjour Isabelle, j’ai fait une partie de l’EV15, ou Véloroute du Rhin. J’ai été un peu déçu par le balisage, plus que moyen. Pas de chance cependant, j’étais en plein période de crue du Rhin … Donc beaucoup de détours. Au final, pas très intéressant, je suis donc rentré plus tôt que prévu 🙁
    Un recap de mes (courtes) aventures le long du Rhin si ça t’intéresse : https://www.velo-cyclisme.com/category/cyclotourisme/ev15

  2. Je reviens d’un voyage à vélo sur l’EV15, de Bâle à Utrecht, pour ensuite remonter à Amsterdam. Je suis parti avec les deux guides de la série, après avoir allégé le premier des pages qui ne me concernaient pas (avantage des reliures à spirale).
    Mais beaucoup de frustation fut ressentie à l’usage de ces guides !
    D’abord trop de texte me racontant ce que j’allais voir. Donner des idées de visite, c’est bien, mais il y a des limites.
    Je regrette aussi qu’il y ait peu de campings indiqués dans le guide, mais internet est la meilleure solution pour en trouver près de là où on pense terminer la journée.
    La cartographie est mal pensée : le parcours est dessiné sur des cartes incomplètes, donc si on sort du parcours, on est mort. Or ça arrive souvent, par choix ou par erreur. Parfois les panneaux sur le terrain proposent des variantes au tracé indiqué sur le guide, mais comme les directions données par ces panneaux sont des villes non indiquées sur le guide, impossible de savoir si on va dans la bonne direction sans une autre carte à la main. Rien de grave, c’est ça aussi le cyclotourisme, mais les kilomètres de trop se ressentent en fin de journée…
    Les traversées des grandes villes sont compliquées et pourraient pour certaines être détaillées.
    Pour moi ces guides ne permettent pas l’économie d’une carte complète et détaillée (donc un bon paquet pour un tel trajet), ou l’usage d’un appareil satellite. Le GPS de mon smartphone m’a servi tous les jours, pas trop en navigation mais souvent pour confirmer ma position quand je perdais de vue les panneaux, et le soir à la recherche du camping, forcément hors circuit. Je ne partirais pas sans ça, cela m’a sorti d’affaire au moins dix fois par jour. En effet, le parcours est facile à suivre quand on est dessus, mais compliqué à retrouver quand on l’a quitté. Un couple rencontré sur le chemin n’était pas équipé et le regrettait amèrement.
    Au final on apprend à suivre le Rhin (ou son instinct) plutôt que la carte, à emprunter des pistes vélo alternatives (en Allemagne et aux Pays-Bas, il n’y a que ça), à demander son chemin même sans parler la langue et à relativiser l’importance d’un parcours officiel pour ouvrir grand les yeux et passer de bonnes vacances. C’est pas si mal.

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