Le vélo, petite reine des montagnes et des magazines

Rares sont ceux qui auront gravi les Alpes en Grand-bi, et peu envisagent de le faire en redingote. Qu’importe …
L’image est évocatrice, et compréhensible la tentation pour un magazine de se faufiler dans le pseudo-anniversaire de la naissance de la bicyclette1.

Le magazine L’Alpe est élégant et s’interroge sur « l’incroyable engouement que (le vélo) suscite en montagne. (…) Que serait le tour de France sans les étapes de montagne? ». Certes il ne s’agit pas ici de mode « doux » comme également tenté, ça n’empêche que la revue mérite qu’on se penche sur elle.

Photos « d’époque » et d’aujourd’hui, affiches, dessins, tranches de bandes dessinées … illustrent des textes lyriques et véridiques sur les militants du vélo dans les cités alpines (Grenoble et Chambéry), sur un tour en Norvège en cyclo-camping sur les traces des découvreurs du 18° siècle, sur le tour de France dans les années 50 jusqu’au « drolatique épisode du 14 juillet 2016 », sur les coulisses des photos du Tour… 
Des auteurs plus titrés les uns que les autres nous parlent aussi du rôle social du vélo (sportif) pour les Italiens (des Alpes) et de la population qui les regarde passer. Les spécialistes s’énerveront sur les erreurs historiques qu’ils trouveront ici comme partout cette année (la draisienne n’est ni un vélocipède ni un vélo qui aurait 200 ans cette année), mais seront quant même ravis.

Une belle revue à découvrir, mise en page soignée, textes d’auteurs, des brèves sans gravité… à la gloire des Alpes et, cette fois, aussi du vélo d’hier et d’aujourd’hui, du sport au transport, comme on dit.

La Revue L’Alpe, publiée par les éditions Glénat en collaboration avec le Musée dauphinois, paraît tous les 3 mois et est vendue 18 €. Le prochain numéro aura pour titre « Climat, chaud devant ! » et sera disponible en septembre. Ça vaudrait-y-pas un abonnement ?

Sur le site de la revue vous pouvez la feuilleter et même en lire des extraits. Et aussi la commander.

—Notes—

N’oubliez pas de lire Tour de force, la bande dessinée sur le Tour dont je vous ai parlé le 1er juillet.

  1. Le directeur du Musée dauphinois va jusqu’à écrire « Deux cents ans après son invention par l’Allemand Karl Drais en 1817 (elle n’est encore qu’à l’état de « vélocipède ») …« . Les spécialistes répendent moins de contre-vérités. Ainsi Laurent Berthault dans une de ses chroniques Transports sur RFI : L’Allemagne, patrie de l’ancêtre du vélo, la draisienne, dont on célèbre cette année le bicentenaire. La draisienne, à laquelle il ne manquait que les pédales... Présentation de la résurrection, française, de la draisine, dont il dit que cela m’a beaucoup séduit, ce qui est archi-vrai!
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