Velo-city 2017 : 2/4 – Changement d’époque pour les VLS

Comme Hans Kremers nous l’annonçait en mai dernier les systèmes de vélos en libre-service par bornes fixes sont en voie de disparition. Seconde partie du reportage à Velo-city.

Les vélos en libre service (VLS) : la régression du système par stations fixes se confirme

La révolution dans les systèmes des VLS est bien lancée : le système des vélos disponibles dans des stations fixes risque de perdre la bataille par rapport aux vélos garés dans l’espace public, sans stations et accessibles grâce aux smartphones.
Cette évolution, évoquée récemment sur ce blog1, semble se confirmer à en juger par le nombre de modèles présents dans l’exposition, dont Mobike. Ce dernier, l’un des géants chinois, ne cache pas ses ambitions pour les Pays-Bas en mettant sur la couverture de sa publicité : « HOLLAND WE ARE COMING ! ». Mobike qui a démarré en avril 2016 à Shanghai déclare avoir déjà 3,65 millions de vélos en circulation de par le monde au bout d’un an, en avril 2017…

ECF, qui a senti le vent venir, a même créé une plateforme spécifique pour accompagner cette révolution, le PEBSS : « Platform for European Bicycle Sharing & Systems »2. Elle a été inaugurée la veille de Velo-city 2017.

L’un des partenaires de Velo-city 2017 était l’entreprise allemande « Nextbike » qui a installé 40000 VLS dans 25 pays et sur 4 continents (dont une seule ville néerlandaise, Maastricht, où son système fonctionne en collaboration avec le délégataire du transport public Arriva, bus et train). Ce partenariat s’est traduit en bonne publicité grâce à ses 400 vélos mis à la disposition des participants qui pouvaient les garer n’importe où, à condition de l’ouvrir/fermer à l’aide d’un bracelet électronique avec un code personnalisé.

Dans nos villes nous n’avons pas besoin de plus de voitures sans conducteurs, nous avons besoin de plus de conducteurs sans voitures. (Marco te Brömmelstroet, Pays-Bas)

—Notes—

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5 thoughts on “Velo-city 2017 : 2/4 – Changement d’époque pour les VLS

  1. On est curieux de voir …
    1. Combien vont se faire voler à Paris, par rapport au Vélib ;
    2. Comment Smoove va réagir, après avoir dépensé tout cet argent pour installer ses stations à la place de celles de JCDecaux.

  2. D’après la vidéo en lien dans ma signature, les smooves auront un système d’antivol interne, en plus du câble antivol rétractable. Une fois immobilisé, impossible de faire quoi que ce soit avec (à voir avec le temps).

    • Vu ce qui s’est passé à Manchester, je suis sceptique. On verra bien.
      « On launch day, the Chinese designer told me the bikes were basically indestructible and should last four years without maintenance. It took a matter of hours before local scallies worked out how to disable the GPS trackers and smash off the back wheel locks. » Article en lien dans ma signature.

      • Ces commentaires reflétent une préoccupation légitime, mais sont hors-sujet, ils ne parlent pas du sujet de l’article! On peut s’en approcher en se demandant si les Smoove sont des VLS à bornes, dépassés nous dit-on, ou s’ils font partie de la seconde génération. On peut aussi se demander si autrefois c’était pas mieux, ou si les VLS sans bornes vont durer. Je ne vois pas grand-chose d’autre pour ne pas s’éparpiller.

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