Velo-city 2017 : 4/4 – Les conclusions

Dans ce dernier volet sur édition 2017 de Velo-city, nous trouverons le document final ainsi qu’un point sur la représentation française. Un film, enfin, nous donne le résumé de ces 4 jours passionnants.

Le document officiel : pour une stratégie européenne du vélo
C’est pratiquement devenu une tradition qu’une manifestation laisse une trace écrite : une déclaration, une charte, un manifeste… Cette fois-ci c’est ECF qui a remis, au nom d’un important groupe de travail, des recommandations pour une stratégie européenne du vélo (EU Cycling Strategie) à Mme Violeta Bulc, Commissaire européenne aux Transports.

Représentation française : toujours faible1
Un petit regard sur la liste des participants (y compris les exposants) venant des pays voisins des Pays-Bas montre que la France (46 personnes) a été proportionnellement la moins présente : Royaume Uni, 54 ; Danemark, 58 ; Allemagne, 125 ; Belgique, 160. Par ailleurs le nombre d’Etatsuniens (51) mérite d’être signalé.

To be fat or to be fit, that’s the question. (Zofia Anna Jagielska, Danemark)

Où en est la politique cyclable de la France par rapport aux Pays-Bas ?
Au lieu d’utiliser le critère du nombre des mètres linéaires aménagés en voies cyclables par habitant il serait intéressant d’en introduire un autre : le nombre de personnes compétentes en aménagements cyclables par x habitants
Ce dernier est probablement plus élevé aux Pays-Bas qu’en France et je constate, sans abuser de chauvinisme, que l’écart entre la cyclabilité des agglomérations dans les deux pays se creuse en faveur du plat pays : écarts en qualité (dans les dimensions et les finitions), en quantité (la zone 30 s’est généralisée dans l’aménagement des villes et villages néerlandais, où elle est devenue la règle) et en innovations.
Vivement la mise en marche d’un nouveau Plan Vélo National et en roue libre svp !

Le film qui résume la conférence.

On ne peut pas acheter le bonheur, mais on peut acheter un vélo et ils sont assez proches, ces deux-là. (Thinley Namgyel, Buthan)

Pour lire encore un peu :

Liste des orateurs français : 

Sous-pléniaires

  • Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris en charge des transports

Table-rondes

  • Sylvie Banoun, coordinatrice interministérielle pour le vélo, table ronde sur la nature des réseaux cyclables (quel public ?).
  • Hadrien Bedock, Nantes, les secrets des responsables du vélo. Comment ça se passe en coulisses ?
  • Benoît Beroud, Mobiped, sur la confiance en soi des personnes handicapées ou d’origine étrangère.
  • Agathe Daudibon, DRC, sur l’organisation des projets de tourisme à vélo.
  • Bernadette Humeau, Angers, sur le vélo pour les immigrants.
  • Thomas Jouannot, Cerema, sur le fait de créer les infrastructures en fonction des humains.
  • Genevieve Laferrere, France Nature Environnement, sur le rôle des villes dans le changement climatique.
  • Claire Schreiber, club des villes cyclables, sur les incitations financières à la pratique du vélo.
  • Camille Thomé, DRC, sur le fait de savoir si les cyclistes peuvent avoir de l’influence dans les élections.
  • Pierre Toulouse, adjoint de Sylvie Banoun, sur le fait de créer des infrastructures en fonction des humains (autre table ronde)

Sessions radio

  • Mathieu Rabaud, Cerema Picardie, sur les vélos en libre-service.

—Note—

  1.  La participation française aux congrès Velo-city est généralement très faible, même en pays francophone : une quarantaine en 2009 à Bruxelles, une cinquantaine en 2010 à Copenhague, une quarantaine encore à Vienne en 2013, mais environ 500 (1/3 des participants) à Nantes en 2015. Pour Paris en 2003… je ne retrouve pas mais me souviens que c’était très décevant.
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1 thought on “Velo-city 2017 : 4/4 – Les conclusions

  1. « d’Etatsuniens ». Même si on le lit souvent dans la presse « alter », je trouve ce mot bizarre : en lisant « Américain », franchement, qui pense un instant à un Chilien ou un Uruguayen ?

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