Garder la terre habitable

Le présent numéro de la revue suisse LaRevueDurable intéresse beaucoup pour son dossier sur la mobilité, à juste titre. Vous y trouverez aussi une alerte bien informée sur le numérique, ses usages et son industrie, et une « bonne blague » sur les fonds financiers toxiques. 

L’éditorial, par Susana Jourdan et Jacques Mirenowicz, s’intitule 
Garder la Terre habitable à l’ère de la « post-vérité ».
Il nous y est dit que l’heure n’est plus simplement à l’éthique, aux comportements responsables des individus et des entreprises, ou à la défense des droits de l’homme, elle est à la préservation d’une planète tout bonnement habitable : alors que 2015 avait pulvérisé tous les records de chaleur, 2016 sera plus chaud encore (page 6) : on atteint 1,2°C de hausse moyenne de la température depuis l’époque préindustrielle, la concentration en CO2 s’est durablement installée à 400 parties par million partout dans l’atmosphère, les coraux meurent dans toutes les mers du monde, etc.
Le gouvernement « post-vérité » c’est celui d’un homme pour qui mentir c’est dire la vérité, et se contredire aussi normal que respirer. Vous l’avez sans doute reconnu, nous sommes en plein Orwell, remarquent les éditorialistes.

La revue suisse s’intéresse aux investissements dans les énergies fossiles, et les énormes pertes financières engendrées par ces investissements, et demande à ce que les investissements qui concourent à la destruction du climat soient abandonnés.

Mais comme il faut s’employer à survivre par tous les moyens, le dossier central est celui pour lequel plusieurs lecteurs ont vivement souhaité que je vous parle de cette revue, et se sont même étonnés que je ne le fasse pas1. (Les lecteurs attentifs ont quand même déjà eu vent de ce numéro, puisque la revue Reporterre, citée dans la dernière revue de presse, en publie un article résumé, celui sur les « autoroutes cyclables » en Allemagne.)

Ce dossier, illustré sur la couverture par un vélo de ville iconique (il ne lui manque que les fleurs dans le panier!), c’est « la mobilité soutenable ».