Le préfet de police de Paris accusé de mettre en danger les habitants

L’asso Paris en Selle accuse le préfet de police de faire de la politique. Il vient de mettre son véto au réaménagement de l’avenue du général Leclerc, pénétrante parisienne de 5 voies routières et 2 de bus, une des plus bruyantes et polluées de Paris. Son motif ? Les carrefours seront bloqués, le tramway (au sud) gêné et les véhicules de secours immobilisés. [21 h 30 + mention d’une parution le 6 déc. à 11 h 03]

Il faut vous expliquer que la Ville de Paris a tout juste récupéré son pouvoir de décision sur l’ensemble de ses rues, au détriment de la préfecture de police, représentante de l’Etat. Sur toutes les artères, sauf sur quelques rares qui sont classées « axes essentiels de sécurité ». C’est le cas de cette avenue par laquelle sont arrivés les libérateurs le 25 août 1944.

L’avenue du Général-Leclerc est aujourd’hui une épouvantable autoroute urbaine de 7 voies, au niveau sonore en permanence au-dessus de 70 décibels et à la pollution elle aussi en permanence au-dessus du seuil d’information.
Son réaménagement est attendu depuis 30 ans au moins, et promis depuis plus de 15 ans.
Le carrefour d’Alesia est le plus pollué de Paris, et toujours bloqué.