Des difficultés de la création des guides de vélotourisme

Pas facile de réussir un bon guide ! Didier Couval-Grima nous livre ici quelques unes des difficultés qu’il a rencontrées lors de la préparation du guide de l’Echappée bleue. Résumé de sa présentation lors de la rencontre de Vélo&Territoires en octobre. 

Topoguides, freins et leviers de réussite————-
Didier Couval-Grima

Didier Couval-Grima est l’auteur du guide L’échappée bleue aux éditions Chamina (présenté ici). Sa communication a permis d’aborder un certain nombre de difficultés pour mener à bien ce type de travail passionnant mais chronophage.

De la difficulté à trouver les informations fiables
L’importance du portage par les acteurs locaux d’un projet de grand itinéraire cyclable est une condition majeure pour faciliter les recherches documentaires mais également les repérages de terrain indispensables. C’était le cas avec cette « Échappée bleue », la V50 qui relie Luxembourg à Lyon, avec un niveau d’avancement remarquable pour un itinéraire dont l’inauguration officielle n’est prévue qu’en juin 2020.

Le monde du tourisme connaît mal le monde de l’édition
Les écueils redoutables à éviter dans cet exercice sont principalement de deux natures : la qualité et la fraîcheur des informations collectées, en se méfiant des données numériques qui peuvent être parfois de véritables âneries colportées sur la toile, mais aussi et surtout la difficulté à disposer d’illustrations exploitables et libres de droits ; le monde du tourisme est encore complexe à cerner et pas toujours sensibilisé à chaque échelon à ces questions de projets rédactionnels et de droits d’autorisation à accorder pour une publication.

A noter que Didier Couval-Grima a aussi coordonné la préparation du guide Tours – Côte basque à vélo (partie sud de la véloroute de Saint-Jacques en France) pour le compte de l’association CyclotransEurope.

 

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4 thoughts on “Des difficultés de la création des guides de vélotourisme

  1. Il y a bien le réseau « accueil vélo » où l’on trouve des hôtels qui garantissent un local fermé mais ils sont bien peu nombreux. J’ai le souvenir d’un hôtel à Senonches qui m’avait informé d’un local fermé mais en fait c’était un simple toit dans une cour ouverte. Il manque le guide Michelin des hôtels sécurisés.

    • Le label « Accueil vélo » me paraît assez peu fiable en effet, j’ai plusieurs exemples assez terribles. D’ailleurs rares sont les hôtels qui refusent d’accueillir notre vélo, je pose toujours la question lors de la réservation. Et en plus ce sont plutôt des hôtels un peu chers qui sont prêts à payer pour ce label, qui leur fait de la publicité.

  2. Lorsque par téléphone ou directement à la réception je demande si l’hôtel dispose d’un local pour mettre le vélo à l’abri je n’ai jamais eu de refus. L’abri proposé va du local technique de la piscine à la salle de réunion en passant par le fourgon du gérant du restaurant, la réserve du bar de l’hôtel voire le garage privé du gérant de l’hôtel! Tout le monde se met en 4 pour trouver une « écurie » pour nos destriers. Le plus simple toutefois semble être de prendre un hôtel qui est relais motard!

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