La Ville de Lorient ouvre la voie

Une visite à Lorient pour vérifier que les rond-points et les axes centraux ça marche.  A Lorient on pourrait éviter l’auto …

Les rond-points avec axe central, ça marche. Ils sont 5 sur l’axe très large qui mène en trois coudes de la gare au centre-ville de Lorient en passant par la mairie. Ces rond-points donnent priorité partout à l’axe central réservé aux bus, taxis et vélos, et facilitent les tourne-à-gauche car ils se retrouvent à angle droit. Ils étaient l’objet premier de ma visite, comme de tous les visiteurs urbanistes ou impliqués dans les questions de mobilités, et j’y ai constaté que, à l’heure de pointe du matin, il y avait dessus pas mal de cyclistes. Il en a été de même le soir à la nuit, parmi lesquels beaucoup de livreurs de repas. 

Les cyclistes qui ne sont pas au milieu sont plutôt sur les espaces piétonniers, notamment sur la vaste place entre l’hôtel-de-ville et le théâtre et aux abords de la halle et de l’école Merville. Certains trottoirs sont d’ailleurs marqués pour les vélos en plus de sur la chaussée. Les rares cyclistes mêlés aux automobiles, sur cet axe toujours, ne l’étaient qu’en attendant de pouvoir aller ailleurs. Il est clair que les cyclistes préfèrent se passer des autos. Il faut dire que les chaussées pour ces véhicules (automobiles, car je ne crois pas avoir vu, ou alors très peu, de deux-roues à moteur) sont étroites et ne permettraient pas à une auto de doubler un vélo. 

Les vélos sont aussi admis sur les espaces piétonniers car ils sont très larges. Ainsi les cyclistes peuvent-ils aller là où ils veulent.

J’ai aussi constaté que, au moins dans le centre-ville, les passages piétonniers étaient systématiquement respectés par les véhicules. Mais l’atmosphère ne m’a pas pourtant paru plus sereine qu’ailleurs en France, malgré ce qui en est écrit dans le livret « Charte de la rue lorientaise ».

C’était donc ce que je venais voir. J’ai vu aussi des itinéraires numérotés au sol couvrant l’agglomération et dont la carte est disponible sur des applications ou sur une carte imprimée disponible notamment à la boutique de location de vélos et chez Syklett, l’atelier associatif de vélos. 

A moi la touriste cela a donné l’idée de quitter le port par le nord et ainsi passer dans une partie fermée aux voitures. J’ai trouvé ces axes très faciles à suivre car grands et de couleur, sur le sol, et cela est sûrement utile aux visiteurs. Au dos il y a la liste alphabétique des points d’intérêt avec la ligne vélociste qui y mène. 

Ceci dit, il m’a été rapporté que la rue de Belgique, où passe l’axe 5, est dangereuse. Certains doutent de l’utilité de ces marquages pour les Lorientés eux-mêmes. Les expérimentés connaissent leur ville et préfèreraient que soient constitués des axes parallèles en rues calmes à l’intention des cyclistes peu à l’aise. Cela peut être vrai pour une agglomération de taille réduite, peut-être moins dans une grande ville, et à condition que les itinéraires ne rallongent pas trop le chemin.

Je n’ai roulé que 2 heures dans Lorient et reste donc avec mes questions. Je venais pour voir l’axe central aux demi-rond-points centraux. J’ai aussi vu l’atelier Syklett et les vélos de location, mais pas les autres rond-points ni les autres aménagements.

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A suivre : l’atelier du vélo, les vélo-cargos et les vélos en location … dans Lorient rend des services au vélo

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2 réflexions au sujet de “La Ville de Lorient ouvre la voie”

  1. Très intéressant, la question des axes centraux comme celle des jalonnements au sol.
    Concernant les axes centraux, on en a deux à Besançon.
    – Dans une zone commerciale (où il ne passe que très peu de cyclistes) il y a une voie bus centrale sur une artère qui franchit un giratoire. La voie bus est autorisée aux vélos mais on n’a jamais pu obtenir que le feu détecte correctement les vélos. Il semble le faire de temps en temps… Quand on a le feu vert, c’est royal, mais le reste du temps on est bien embêtés pour franchir les giratoires. En outre je me suis fait insulter une fois par un automobiliste parce que je « faisais n’importe quoi ». En fait, je sortais de l’axe central et je reprenais simplement la chaussée du giratoire pour quitter celui-ci pour une rue adjacente. Mais monsieur deux-neurones n’avait pas compris la manœuvre.
    – Entre le centre-ville et le campus on a un autre cas, une voie bus en site propre interdite aux vélos, qui traverse ainsi deux giratoires. Comme les aménagements cyclables présents sur cette rue sont sur le trottoir, partagés avec les piétons et avec des bordures violentes à franchir, bon nombre de cyclistes passent sur la voie des bus, notamment les coursiers et livreurs à vélo. Et ça fonctionne très bien. Il faut faire attention car les feux ne nous donnent pas la priorité, mais souvent les automobilistes nous cèdent le passage quand même (contrairement à la zone commerciale).
    Bref, de cette expérience mitigée, je retiens surtout que cet aménagement peut très bien fonctionner, à condition que la signalisation soit bien faite (ce qui n’est pas le cas chez nous).

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    • Bravo Adrien. D’accord avec vos propos. Ajoutez qu’avec des vélos en VAE, et pour tous âges, ces relations locales, à la campagne comme en ville, sont parfaitement » accessibles « , voire plus et mieux, agréables. Vite des cheminements « à l’ allemande et à la hollandaise ».

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