Guide de Bâle jusqu’à Nevers

Le Routard persévère.
De Bâle à Nervers,  ce guide a adopté un découpage original qui n’est autre que la moitié de la véloroute des fleuves en France, dont une partie est le sud du tour de Bourgogne à vélo. Ne lui demandez pas d’explorer des sentiers inconnus, le Routard s’intéresse à ce qui aura un succès assuré.

Ce guide n’est pas non plus très différent de ce que fait la concurrence. Il pèse d’ailleurs le même poids de papier que la suite, La Loire à vélo de Nevers à la mer, 300 gr chez Ouest-France. Chamina et son tour de Bourgogne fait mieux, 230 gr.  

Comme pour son guide du Canal des 2 mers, on peut regretter que l’aspect ferroviaire soit trop légèrement expédié. En revanche les services, y compris les campings, semblent bien signalés sur les cartes, et les regroupements des listes à la fin de chaque « étape » est sans doute une initiative heureuse. 

Ce guide correspond à un voyage tout à fait possible et cohérent.

La partie Est de l’euro-véloroute n° 6 m’a toujours paru bien mieux aménagée que la Loire à vélo qui en est la partie ouest. Le sud du tour de la Bourgogne est inégal (de belles voies vertes, quelque fois assez récentes,  mais aussi beaucoup de routes pas tout à fait familiales), mais recèle des arguments du patrimoine industriel que l’on ne doit pas négliger. Vous pourriez d’ailleurs l’attaquer par l’ « échappée » de Dijon, et dans ce cas le guide vous fera découvrir une partie de la « voie des vignes », pas très facile, avant de vous faire faire un grand détour par Saint-Jean-de-Losne, vers l’est. C’est avec … le tour de Bourgogne que vous iriez directement à Beaune, autre « échappée »… et rattraperiez l’itinéraire vers l’ouest.

La carte d’ensemble est compliquée à utiliser car chaque « étape » est identifiée par une couleur, qui sera rappelée sur les pages, et divisée en morceaux numérotés de 1 à 4 ou 5, sans mention des numéros de pages. Le pire est encore l’abus des « échappées » qui rendent la consultation assez confuse, ainsi que je vous en ai donné un aperçu dans le paragraphe précédent. Enfin je persiste à regretter que les jonctions avec d’autres itinéraires n’apparaissent pas, mais finalement le Routard n’est ni pire ni meilleur que ses confrères. Philippe Coupy n’aura pas apporté toutes les innovations de son époque Chamina, mais des liens avec France vélo tourisme, son précédent employeur, apparaissent sur le site. Quoi qu’il en soit, ce guide aura au moins le mérite d’être le plus récent de tous, et, autant que je puisse m’en rendre compte, de qualité équivalente à celle des guides que j’ai recommandés.

Votre printemps pourrait donc bien commencer par là, au berceau non pas de l’humanité, mais de l’industrie française et aussi des voies vertes  … Givry-Cluny est l’échappée de la zone marron… C’est la plus ancienne voie verte de France et elle est p. 118. Tout autour il y a des boucles que le guide ne mentionne pas mais que l’on vous indiquera sur place, dans l’ancienne gare de Buxy.

EuroVelo 6
Bourgogne-Franche-Comté
De Bâle à Nevers

Le Routard, octobre 2018. 15 €

Pour vous repérer en France, rien de mieux qu’un tour vers la carte de l’AF3V !

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2 réflexions au sujet de “Guide de Bâle jusqu’à Nevers”

  1. « Givry-Cluny(…) C’est la plus ancienne voie verte de France». J’ai souvent lu ça, je l’ai même écrit moi-même, faisant confiance à ce que j’avais lu.
    Pourtant, il semblerait qu’elle a été ouverte en 1997, alors que le Chemin Vert, sur l’ancienne ligne ferroviaire de Besançon à Vesoul, existe depuis 1980.
    La Haute-Saône, en avance sur son temps ?

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