Revue de presse de mai 2019

Toutes les promesses ne tomberont pas à l’eau, on ne sait jamais. Les Jeux-Olympiques et les élections municipales continuent d’alimenter la rubrique. On en a vu d’autres, mais certains en parlent très bien. Et on continue avec les trottinettes ! 

Palmarès

Global Bicycle Cities Index 2019. Strasbourg et Bordeaux très bien notées. Nantes et Paris encore avouables. Utrecht est la première. 

Nos jeunes sont formidables

Rubrique : le ridicule ne tue pas

14 km à vélo pour aller en cours. Le Courrier picard, 24 mai. Incroyable, un jeune est capable de rouler 7 km !!! (C’est plutôt le journal qu’on doit admirer de tant d’ignorance)

A bas la trottinette

La trottinette, y en a ras la casquette. Libération, 23 mai. Avec quelques exemples croquignolets. 

Dangereuse pour autrui ? De toutes façons, avec un moteur et sans bouger c’est un véhicule. Le Journal Le Monde vous avertit : Il faut assurer sa trottinette électrique

Lime, Bolt, Tier, VOI, Uber, Pony… A partir du 1er juin, de nouvelles trottinettes débarquent à Bordeaux. La Tribune, Bordeaux city Life, 24 mai. Plus d’une quinzaine d’opérateurs se sont manifestés auprès de la Métropole. Ces dernières semaines, la charte bâtie par les services de la Métropole pour encadrer cette activité a été durcie sur plusieurs points. Les quotas, le prix de la redevance, les zones de stockage…

Vélos, scooters et trottinettes en libre service : Bordeaux débute une expérimentation jusqu’en septembre. La tribune, 27 mai 2019. Les limitations exposées plus haut rendent l’affaire peu intéressante pour les opérateurs. 

A Bordeaux les vélos électriques municipaux ne rencontrent pas tellement de succès. Sud-Ouest, 23 mai. Le V3 bordelais patine

Climat

Les entreprises pharmaceutiques émettent plus de CO2 que le secteur automobile. Futura planète, 29 mai 2019. De nombreuses études se sont focalisées sur l’empreinte carbone de l’alimentation, du transport, du bâtiment, de l’énergie ou des nouvelles technologies. Mais bien peu se sont jusqu’ici penchées sur le secteur pharmaceutique. Et pour cause : alors que le marché du médicament compte plus de 200 acteurs, seulement 15 entreprises ont publié leurs émissions de CO2 depuis 2012. 
On se résume : l’utilisation du vélo est doublement bonne pour la santé, puisqu’on utilise moins de médicaments qui auraient émis du CO2. 

Face au car, au covoiturage et à l’avion, le train reste le choix n°1. Olivier Razemon, 27 mai. Les Français ont de bonnes dispositions, c’est dommage de les décourager …Voilà comment, petit à petit, on tue le voyage en train, du même le 1er mai.

Santé

Dans le « Sport et vie » de mai-juin et donc en kiosque, deux articles à signaler: 
  • Pages 14 et suivantes et en particulier 18 : « Aux sources de la paresse » et donc de la sédentarité: le cortex préfrontal* permet de dire non aux injonctions qui viennent de notre psyché et qui nous incitent à ne rien faire,  chez les physiquement actifs cette zone travaille mieux. La sédentarité est à considérer comme une addiction dont l’addict a du mal à se défaire. Elles permettent de dire non aux instincts et aux affects que notre raison jugerait comme inappropriés.
  • Page 31: « Un cortex xxl » L’activité physique fait repousser le cortex et cela est corrélé avec l’amélioration des tests neuropsychologues et donc de la libération de l’addiction à la sédentarité.

Sécurité

Sur une longue période, la très grande majorité des piétons sont tués par des voitures particulières, suivis des poids lourds et enfin des deux-roues motorisés. Quels véhicules tuent les piétons à Paris ? Libé, 29 mai. Les trottinettes sont dangereuses, oui, pour son utilisateur. Rappelons cependant que la dangerosité d’un véhicule en cas de choc est principalement liée à deux éléments : le poids et la vitesse.

La saison des positionnements

Les mystères de Paris. Rappelant un peu le titre du livre de Julien Demade, les embarras de Paris, Milo Sera (pseudo) publie dans Mediapart, 30 mai 2019 une analyse des premiers positionnements parisiens pour les élections municipales.
Il rêve de Paris en 2026 (à la fin du prochain mandat) où les enfants vont à vélo à l’école, les familles se baladent sur l’ex-périphérique, l’air est respirable toute l’année… Un tel changement dans la mobilité augmenterait en outre l’espérance de vie des Parisiens, du fait de la baisse des accidents de la circulation et de la réduction des polluants atmosphériques.
Il rappelle que le transport motorisé individuel, s’il ne couvre que 15 % des déplacements, occupe 50 % de la voirie, cause 92 % des accidents graves de la circulation, et explique plus de la moitié de la pollution de l’air parisien. (…)
Nous sommes en réalité aujourd’hui face à un problème de frilosité générale à l’idée d’attenter à une liberté individuelle jugée fondamentale, au prix d’un coût exorbitant pour la collectivité. Cette paralysie est sans doute renforcée par le fait que les décideurs font massivement usage du transport motorisé.

La saison des Plans vélo

Saint-Germain-Boucles de Seine lance son plan vélo. Les Echos, 29 mai 2019. Il s’agit de la communauté de communes constituée entre Saint-Germain-en-Laye et plusieurs communes en contre-bas, dans la boucle de la Seine. 

La tendance est au retour du vélo en ville, mais les aménagements sont loin d’être à la hauteur. C’est particulièrement vrai en Picardie où la plupart des grandes villes, à commencer par Amiens, sont pointées du doigt par les associations d’usagers. En Picardie, le vélo cherche sa voie Le courrier picard, 28 mai. Le Baromètre de la Fub a décidément pas mal d’influence ! Il en faut : « Il y a 2  % de cyclistes, je ne vois pas au nom de quoi il faut emmerder les 98  % autres », déclarait en 2016 Alain Gest, le président LR d’Amiens Métropole. 

Le saison des grandes résolutions (se poursuit)

Deux voies de circulation, 50 km/h le rapport choc sur le périphérique à Paris. Le Parisien, 29 mai 2019. 

La Seine-Saint-Denis change de braquet : La Seine-St-Denis change de braquet (2019) Toutes les routes départementales seront cyclables. Le public visé est réaliste: adultes peu expérimentés et  adolescents. Nous avions déjà cité cette ambition en avril, avec celle que tous les sites olympiques puissent être atteints à vélo (dès décembre 2017). Il faut être tenace. La cop21 n’y avait même pas pensé, et pourtant ils n’avaient qu’une route à traiter! 

A la veille des Jeux-Olympiques le département compte améliorer son image en développant la pratique du vélo.

Espérons que cette fois sera la bonne ! En 2003, déjà … Le MDB en parlait dans son magazine Roue-libre.

Cyclotourisme

Cœur de France à vélo : les rives du Cher prêtes à accueillir les cyclotouristes. La Nouvelle République, 11 mai 2019. Ils y vont un peu vite ! Le programme va jusqu’en 2026 ! 

Merci à

Abel Guggenheim, Jean-Luc Saladin, Dominique Perruchon, Vincent Ehrsröm, Hans Kremers et Olivier Le Marois. Et les filles ?????

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2 réflexions au sujet de “Revue de presse de mai 2019”

  1. Concernant l’expérience bordelaise du VAE en libre service on a le même dispositif à Orléans (il s’appelle Vélo’+ et les vélos sont les mêmes). A priori même fiasco de la batterie à emporter avec soi. La métropole a d’ailleurs décidé récemment de les fournir gratuitement (à compter du 1er juillet). Il faut dire que selon les statistiques disponibles, le trajet moyen en est de… 1,7 km.

  2. Concernant les résultats du « baromètre mondial de cyclabilité » (je trouve toujours assez surprenant que des consultants dont on ne connait pas grand chose arrivent à classer des villes du monde entier sur leurs aménagements et services cyclables, mais passons), je suis étonné par le classement de Nice qui se retrouve devant Nantes et Paris, alors que, si ma mémoire ne me joue pas de mauvais tours, la ville n’était pas vraiment bien classée dans le baromètre de la FUB (qui vaut ce qu’il vaut lui aussi, mais comme c’est fait par des usagers locaux, j’y accorde un crédit plus important quand même). La ville aurait-elle incroyablement progressé, ou la méthodologie de « Coya » serait-elle discutable ?

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