Deux Moulton de voyage

Les vélos moulton sont parmi les plus beaux du monde. Et pas seulement : rapides, polyvalents, confortables et coupables. J’en ai rencontré deux cette année, ce qui porte à 5 ceux que je connais :  2 de voyage, 3 de ville. Je vous présente les meilleurs vélos du monde. 

J’ai rencontré X. en mai dernier à la gare d’Orléans. Sa Moulton bleue aux bagages impeccablement rangés, il partait l’essayer sur la Loire à vélo. La Moulton de Béatrice est d’un rouge superbe, et je l’ai vue pour la première fois début juillet, dans la troupe de CyclotransEurope. Elle a adoré sa rencontre avec la famille des Moulton.

X. en gare d’Orléans

Le premier moulton que Béatrice ait vu était en vitrine chez Rando-Cycles (photos ici). Elle se renseigne et découvre que le correspondant pour la France se trouve en région parisienne. Elle essaye, part en vacances avec une machine de prêt, est immédiatement conquise. C’est une machine extrêmement polyvalente, me confie-t-elle, il monte les côtes comme il file sur le plat (façon de dire malgré tout que la petite taille des roues se rattrape par la force musculaire). Elle me rappelle que les premiers moulton étaient des vélos de course et qu’ils ont participé au Tour de France – qui les exclut, comme ils ont toujours exclu les vélos « hors-normes » c’est-à-dire ayant des performances meilleures que les vulgaires vélos droits. On les comprend… 

Béatrice en gare du Havre

Le moulton est un vélo de course, mais aussi de voyage. Béatrice a tout le matériel de camping dessus et roule comme une fée. Il est suspendu, donc très confortable, et coupable. 3 molettes, le tour est joué, vous passez dans tous les trains, avions, autocars… Béatrice revient de 3 mois en Asie (Vietnam, Laos, Cambodge) avec sa moulton et quelques amis de l’association Cyclo-camping international.

Il existe de nombreuses versions, la bleue et la rouge ont d’ailleurs été montées à la carte. J’en ai connu deux autres. Celui des dernières années de Jacques Essel, fondateur du mouvement cycliste parisien (MDB), et celui de Gérard De Smaele, auteur de bibliographies historiques sur le vélo. La moulton est aussi une excellente bicyclette de ville ou de proximité. 

Le prix pour la catégorie qui nous intéresse sera de l’ordre de 2500 €, mais vous pouvez compter 4 fois plus pour les modèles les plus aboutis ou les plus luxueux. 

Vous hésitez encore ? Les adeptes se rencontrent chaque premier dimanche d’octobre pour leur tour de France… Rendez-vous à Goussainville, ils seront une quarantaine. 

Print Friendly, PDF & Email

8 réflexions au sujet de “Deux Moulton de voyage”

  1. Un réel progrès dans la proposition des vélos pliants; mais, une fois plié, quel est son encombrement et sa taille, sachant qu’il devient difficile, en France, d’emporter son vélo dans le train même avec les TER?

  2. Justement, à ce propos, j’ai infructueusement cherché les dimensions minimum d’un Moulton démonté ?
    Pour comparer avec Brompton, Riese & Muller Birdy, Tern BYB, etc. (merci Sncf et sa politique antivélo).

  3. Le vélo Moulton est avant tout un concept séparable en deux parties. C’est un peu difficile à mesurer, mais la grandeur des sacs prévus pour le transport peut vous donner une idée de l’encombrement. « UNE PAIRE DE SACS ROBUSTES EN NYLON CORDURA. UN SAC POUR CHAQUE MOITIÉ DE LA BICYCLETTE SÉPARÉE, POUR AIDER À PRÉVENIR LES ÉGRATIGNURES. POIGNÉES EN BOUCLE À LA MAIN ET AUX ÉPAULES. CHAQUE SAC MESURE 118X68CM. CONVIENT POUR TOUS LES MODÈLES SÉPARABLES. »

  4. Moultonien de 1973 à 1980 ??? (Trop petite pour ma taille de 1m82), mono plateau suntour (pignon spécial de 9-11dents)….
    L‘histoire d‘Isabelle me donne envie de me rééquiper….. à 81 ans !
    (L‘encombrement des 2 sacs vides est à comparer avec 2 sacs poubelles…)

  5. Tu commences par dire que le Moulton est un des plus beaux vélos du monde. Et tu as raison, Isabelle, l’esthétique, ça compte et le Moulton est beau, très beau. Je le mettrais sur la 2ème marche du podium s’il y avait un concours de beauté, derrière le Pedersen. Moi qui ai à peu près toutes les formes de vélo qui existent, et qui suis constamment sollicités par mes élèves de la vélo-école de VVV pour l’achat de leur premier vélo, je ne cesse de répéter qu’il n’existe pas de vélo polyvalent. Pour un cycliste quotidien (urbain, randonneur, sportif …), il faut avoir plusieurs vélos. Quel plaisir de passer du Brompton au Pedersen, du Moulton au vélo couché, du fixie à un « course » de moins de 10 kgs, du tandem (mais je n’ai pas le Pino https://www.locapino.com/achat-tandem-pino-hase.html avec lequel Jean Gerber était venu me chercher à la gare de Strasbourg en … ?) au randonneur plus classique avec ou sans Rohloff ou Pinion … Je fais cependant un petit reproche au Moulton (et à ses concurrents qui se veulent polyvalents) : petites roues et suspension, c’est contradictoire. Si on reste sur le bitume, pas besoin d’une suspension qui ramollit le vélo. Si on part sur les sentiers, alors la supériorité des roues de 26′ ou 28′ est incontestable.

  6. Je trouve que le concept du vélo pliant à un grand avenir mais reste discret encore dans les mœurs. Il permet de concilier le vélo avec les transports en commun. Dans les cas où je n’ai pas le choix de prendre la voiture, j’optimise toujours mes déplacements avec mon vélo dans le coffre. Associé à un kit électrique, il sera votre nouveau mode de déplacement journalier ! 🙂 Par contre le coup de clé hexagonal bof bof….

  7. Le (ou la) Moulton est en effet très esthétique… mais côté pratique je ne suis pas convaincu … Une fois démonté, les deux parties restent lourdes et encombrantes. En plus les housses sont elles aussi très volumineuses.
    Bref, je préfère prendre le train avec un vélo de route dont j’enlève les roues, qui au final pèse moins lourd et est plus vite remonté que le moulton.
    J’avais craqué pour l’esthétique, en me disant que le vélo serait pratique, mais au final il ne reste que l’esthétique 🙂

Laisser un commentaire