Crise sanitaire : Les pompes à essence et les bécaniciens restent ouverts

Les bécaniciens restent finalement ouverts, comme les pompes à essence et les garagistes, mais les trains sont mis au repos forcé (partiel) ce qui avait amené mon club de vélo à leur préférer le co-voiturage. Les évènements de ces 5 jours où la France a basculé dans l’inconnu. Petite màj le 30 mars.

On a eu chaud, le Premier ministre, dans son allocution de samedi 14 mars, avait annoncé que seuls les magasins alimentaires, pharmacies, stations d’essence et bureaux de tabac et de presse  resteraient ouverts. Les Transports en commun devaient continuer normalement, mais le Premier ministre disait déjà souhaiter que les transports inter-urbains soient évités. On ne gardait que l’essentiel.  

  • Renoncer aux déplacements non-indispensables
  • Les marchands de vélos et les bécaniciens restent ouverts
  • Les déplacements en autos sont encouragés
  • Vous avez plus de chances d’attraper le coronavirus là où l’air est pollué
  • Saurons-nous profiter de la crise ?
  • L’ex-ministre de la Santé patauge

Renoncer aux déplacements non-indispensables

Dès le lendemain 15 mars Elisabeth Borne et Jean-Baptiste Djebari (respectivement ministre de l’Environnement et secrétaire d’Etat aux Transports) annonçaient pour lundi 16 mars le début d’une réduction progressive des transports en commun (trains, cars et avions) de longue distance entre agglomérations afin de ne pas encourager la propagation du virus. Dès mardi on viserait la suppression de 50% des TGV et intercités et de 1/3 des TER. Des fermetures progressives de terminaux pour Aéroport de Paris étaient à prévoir : Orly 2 à partir de mercredi, et les terminaux S4 et 2G à Roissy d’ici la fin de semaine, comme l’indiquait l’ancien pilote de ligne. 

Les ministres précisaient que chacun devait « renoncer aux déplacements non essentiels, renoncer aux déplacements d’agrément et n’avoir recours aux transports qu’en cas de nécessité, c’est-à-dire lorsque cela est lié à la santé, à l’alimentation et au travail. «
Le président Macron a aussi parlé des déplacements en provenance ou vers l’extérieur de l’Europe. La fermeture des frontières, cela est porteur d’autres sortes de difficultés … en cascade.

Les marchands de vélos et les bécaniciens restent ouverts

Le 15 mars il était également précisé que les magasins de vélos feraient partie des commerces autorisés à fonctionner. Ils figurent dans la liste des établissements relevant de la catégorie M (Magasins de vente et Centres commerciaux) pouvant continuer à recevoir du public, selon l’arrêté du 15 mars. On y trouve :

  • commerces de bouche, pompes à essence, magasins d’ordinateurs, quincailleries, aliments pour animaux, hôtels1, agences d’interim, blanchisseries, etc,

et donc bien aussi :

  • entretien et réparation de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles, commerce d’équipements automobiles, commerce et réparation de motocycles et cycles… 

Peuvent ne veut pas dire sont obligés, ni aux mêmes horaires qu’avant. La majorité des détaillants et ateliers de vélo semblent fermés, les chaînes Decathlon, Hollandbikes et Cyclable aussi. Restent les mécanos mobiles.

Pour que vous soyez absolument convaincus, voici le pdf de l’arrêté qui autorise les bécaniciens à ouvrir, annoté en rouge par mes soins : Arrêté du 15 mars 2020 complétant l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 | Legifrance

Les entreprises s’adaptent, parfois de façon un peu désespérée. Une jeune pousse, par exemple, a envoyé hier un message pour dire que jusqu’alors elle « récompensait » les gens qui marchaient beaucoup, que ce serait l’inverse désormais: « La start-up —, qui a mis en place une application mobile récompensant financièrement le temps de marche de ses utilisateurs, inverse le principe et les mécanismes de son appli pour soutenir, à son échelle, les initiatives de l’exécutif. — décide désormais de ne récompenser que les utilisateurs qui ont un nombre de pas très faible par jour afin de les sensibiliser aux directives [du gouvernement] « 

Les déplacements en autos sont encouragés

Or, apparemment pour encourager les parents parisiens à rester à la maison garder leurs enfants, la Ville de Paris décidait du stationnement résidentiel gratuit (réglé par un zonage et la possession d’une carte), et même de la gratuité du stationnement partout, « afin de permettre à l’ensemble des personnels mobilisés dans la gestion de la crise de pouvoir se garer à proximité de leur lieu de travail et de faciliter les visites à domicile. »

Sans craindre la contradiction le message recommandait aux Parisiens « de limiter leurs déplacements au strict nécessaire, en privilégiant quand cela leur est possible la marche à pied ou le vélo. » Heureusement que les Parisiens n’ont plus beaucoup d’autos … et que le gouvernement encourage le télétravail. Les paroles pieuses n’ont jamais eu beaucoup d’influence. Et malheureusement les prix à la pompe dégringolent. 6 centimes de moins en une semaine, nous révélait lundi LCI. Le 30 mars il valait déjà 3 fois moins qu’au début de l’année, selon les révélations de Adrien Lelièvre.  

Coronavirus : d’où vient le covid-19 ? Passeport Santé, mars 2020

Vous avez plus de chances d’attraper le coronavirus là où l’air est pollué

Alors je ne me suis pas trop étonnée du fait que mon club de marche et de vélo décide que l’on ne prendrait plus le train et qu’on le remplacerait par du co-voiturage … J’ai pensé en mon for intérieur qu’on ferait mieux de partir à vélo, et que ce serait plus facile si les routes se transformaient en pistes cyclables… ou du moins si un plan de sorties de la ville était enfin mis en oeuvre. Mais comme tout le monde je n’ai rien dit, et n’ai plus participé à ces sorties. 

Pourtant le rôle de la voiture dans la pollution de l’air, et celui de la pollution de l’air dans la vulnérabilité aux virus est connue. « La pollution fragilise les protections naturelles des voies respiratoires et rend nos organismes plus vulnérables aux virus. » expliquaient dans le Huffingtonpost du 12 mars Olivier Blond, professeur de santé environnementale et président de l’association « Respire » pour l’amélioration de la qualité de l’air et Nham Pham-Thi, ancien chef du service d’allergologie à l’Institut Pasteur. « Une étude italienne montre une relation entre les concentrations aériennes des polluants et l’incidence des infections virales lors des alertes de pollution. » « Les particules affaibliraient par ailleurs notre système immunitaire local en provoquant des réactions inflammatoires contreproductives. ». La très forte diminution de la circulation en Chine ou en Italie montre d’ailleurs de très fortes diminutions de la pollution visible sur les cartes. C’est pourquoi Sciences et Avenir a pu titrer  le 2 mars que « Le coronavirus Covid-19 fait chuter la pollution en Chine, selon des images de la Nasa »

« Une étude rétrospective a montré l’importance de la pollution de l’air (au charbon) dans la mortalité de la pandémie grippale de 1918! » signalait encore le magazine.

Quelques jours après la question des sorties de vélo en co-voiturage ne se pose plus, il n’y a plus de sorties entre amis ou relations. Nous verrons rapidement ce qu’il en sera des déplacements liés au travail. 

L’attestation de déplacement dérogatoire et justificatif de déplacement professionnel se trouve sur le site du ministère de l’Intérieur.

Saurons-nous profiter de la crise ?

 A tout malheur quelque chose est bon, dit-on. Et si cette crise nous faisait revenir à avant le transport quasi-gratuit ? Si cette crise nous aidait ou obligeait à transformer nos modes de vie de façon à ne prendre que ce dont nous avons besoin, à mériter par notre action ce que nous obtenons, à ne viser que ce qui est possible par nos propres forces ? D’ailleurs si nous ne le faisons pas nous crèverons.

A-t-on vraiment de très bonnes raisons d’acheter des ananas d’Afrique et des vélos chinois ??? de faire fabriquer là pour assembler ailleurs ? de voyager une semaine aux antipodes et revenir d’un coup d’aile? d’acheter des polos pas chers fabriqués n’importe où ? Ce sont ces questions auxquelles nous serons obligés de répondre, et que la porte-parole du gouvernement a esquissé hier en milieu de journée. La crise qui mène à l’effondrement a commencé. Nous pouvons sans doute nous en sortir, à condition de faire ce qu’il faut.

Nous devrons changer de modèle économique, nous le savons, cette crise va nous y obliger. L’humanité va enfin, peut-être, arrêter de gaspiller sans compter comme un enfant gâté. Elle va même peut-être arrêter de faire caca partout.

N’empêche que « La crise du coronavirus illustre notre incapacité à gérer les biens communs » comme dit le journal en ligne « La minute des transitions » (ex. la minute DD) du 17. La difficulté pour les Etats à se coordonner entre eux n’est pas de bon augure pour les autres crises à venir. Les cafouillages initiaux dans la prise de décision en France non plus. « C’est le même débat que l’on a avec la crise climatique : pourquoi face au danger qui se profile n’est-on pas capable de prendre des décisions concertées, d’amender (là encore, au moins temporairement) les relations contractuelles qui régissent notre système économique et politique ? »

L’ex-ministre de la Santé patauge

Agnès Buzyn2, dans le Monde du 18, explique qu’elle avait alerté le président Macron dès janvier que l’épidémie allait être « gravissime ». Elle parle de ces élections comme d’une « mascarade » en laissant entendre qu’elle regrette de s’y être lancée. Peu après sur LCI elle précise que le mot « concernait le fait de débuter des discussions de fusion de listes électorales dans le contexte que l’on connait » et non le premier tour, mais ne désavoue pas son appartenance à l’équipe gouvernementale.
Le soir du 15, elle déclarait pourtant sur LCI : « Ce soir, pour répondre à ce désir de changement, je tends la main à ceux qui partagent les mêmes objectifs (…) Je veux être la maire qui n’oppose plus l’est à l’ouest, les arrondissements aisés aux arrondissements populaires. » Elle avait d’ailleurs aussi déclaré, au début de sa campagne, qu’elle avait toujours rêvé d’être maire de Paris, ce que personne n’avait cru. Il semble même qu’elle ne l’avait jamais envisagé (LCI, 17 mars, 19 h 30) avant de se lancer. Plus d’informations peut-être sur Public Sénat, ou dans le Huffington Post. Elle va sans doute retourner à son métier de médecin hospitalier.

Dans cette série :
01 La semaine d’avant on ne parle que d’environnement / Confinement / 
Arrêtés de couvre-feu
02 Marchands de vélos / rouler à vélo
– Attention le vélo n’est plus autorisé pour «faire de l’exercice»
03 Guerre ? Non, crise environnementale
04 Crise sanitaire
05 Pourquoi les chantiers étaient-ils arrêtés et comment ont-ils pu reprendre ?
06 Ça repart ???

Notes

  1.  Les hôtels peuvent continuer à accueillir leurs clients, mais leurs restaurants et bars doivent garder portes closes. Il est toutefois possible d’y prendre son petit déjeuner ou tout autre repas, mais uniquement en chambre.
  2. Agnès Buzyn, jusque là ministre de la Santé, a été tête de liste LRM à Paris, suite à la défection de Benjamin Griveaux. Ses listes ont réuni 17,2% des suffrages exprimés sur Paris contre 29,3% pour Anne Hidalgo, PS, maire sortante, et 22,7% pour Rachida Dati, LR, sa principale concurrente. Dans le 17°, où elle se présentait, Mme Buzyn a recueilli 22,7% contre 40% pour le maire sortant. Source Mairie de Paris
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8 réflexions au sujet de “Crise sanitaire : Les pompes à essence et les bécaniciens restent ouverts”

  1. La santé ne fait pas partie des missions de l’Europe. Chaque pays a son système de santé. Donc il ne faut pas s’étonner qu’il n’y ait pas de coopération. C’est ainsi que chacun garde son stock de masques et autres. Chaque pays va se débrouiller de son côté pour assurer son approvisionnement de l’étranger en biens essentiels. Etc.
    Il faut espérer que l’Europe mais aussi chaque pays fera un compte-rendu de ce qui a marché et ce qui n’a pas marché et mettra en place des mesures pour que ça se passe mieux la prochaine fois car ça va se reproduire, dixit les infectiologues, virologues et épidémiologistes.
    Notre économie supportera-t-elle ce choc et supportera-t-elle un deuxième choc ?
    Il ne faut pas accabler les politiciens ni les scientifiques, ils agissent dans le flou et le manque d’expérience. En tous cas en France la dernière grande épidémie était la grippe espagnole. Il faudra mettre en place un plan épidémie comme il y a un plan inondation afin de résister à la prochaine épidémie.
    Quant au changement climatique c’est du long terme ce n’est pas urgent. Notre cerveau est conçu pour le court terme et est surtout sensible à ce qui vient de nos sens. Il nous faut lutter contre nous-mêmes par le biais de la raison et de la connaissance pour penser à long terme.
    – Mais il y a de l’espoir. La répétition des étés toujours plus chauds avec des canicules, des hivers toujours plus doux, des cyclones toujours plus puissants sur nos côtes … titillent nos sens et font que le changement climatique devient un phénomène conscient.
    – Un autre espoir : Pour l’épidémie le gouvernement dans l’urgence écoute les scientifiques. Ce qu’il ne fait pas pour le changement climatique. On peut espérer qu’avec la conscience de l’urgence climatique il crée un conseil scientifique qu’il écoutera.

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  2. « Pourquoi face au danger qui se profile n’est-on pas capable de prendre des décisions concertées, d’amender ../.. les relations contractuelles qui régissent notre système économique et politique ? » Cette question, elle nous taraude tous depuis un moment.
    La réponse peut sembler compliquée mais elle est en réalité (selon moi) assez simple: la psychologie (individuelle et collective).
    L’individu moyen est « conservateur » (pas au sens politique): il préfère continuer à faire ce qu’il connaît plutôt que changer. Les individus capables d’anticiper et de choisir le risque de l’à venir plutôt que l’existant sont minoritaires. C’est un fait. Quasiment tous les systèmes sociaux sont fondés là-dessus, c’est le cas du capitalisme (qui est plus qu’un système économique).
    Il faut donc des événements exogènes qui touchent la population au sens large indifféremment pour que celle-ci concède à envisager les changements qu’elle refuse de faire par simple raisonnement ou analyse.
    Les militants, qui sont par nature des minoritaires, se leurrent le plus souvent en pensant que c’est par manque d’information que la population n’a pas encore « vu la lumière ». Le travail d’explication est nécessaire mais pas suffisant. Seuls des événements comme celui que nous vivons en ce moment ont le pouvoir de transformer les esprits à l’échelle nécessaire pour que les politiques puissent prendre les bonnes décisions.
    Nos dirigeants auront donc à l’issue de cette crise une responsabilité historique. Je ne doute pas qu’ils en soient conscients. Auront-il le courage d’affronter les minorités qui tirent le plus grand parti des dérèglements du monde économique actuel (pré-covid21) pour prendre les bonnes mesures? Je l’espère. Mon optimisme n’est pas seul responsable de ma conviction ou plutôt mon espoir.
    En effet, je pense probable que les minorités capables d’anticiper et de prendre les risques ont compris dès avant la crise qu’un monde nouveau est à construire, pour leur intérêt à long terme, que la poursuite sans changement est impossible. J’espère qu’ils utiliseront leur intelligence, leurs moyens financiers et leur connaissance des pouvoirs pour anticiper et influencer les nouvelles règles. Je ne me fais pas d’illusion. Ils le feraient non pour des raisons morales mais pour conserver leurs « avantages concurrentiels ».
    Au risque de choquer, j’espère que nous sommes en train de connaître « un alignement des planètes » entre les intérêts : ceux de « la planète », de la population, des élites économiques/pouvoir.
    Exemple: c’est grâce à la compréhension de la convergence d’intérêt entre les masses consommatrices et sa situation d’industriel qu’Henry Ford a réussi à construire sa fortune. Il a donné aux masses (je simplifie à outrance) le moyen d’accéder à ce qui était jusque là réservé aux plus riches: la mobilité individuelle. Personne n’avait idée aux début de l’industrialisation que ça se ferait au détriment de notre environnement et finalement de nous tous.
    Il ne me semble désormais plus impossible de nous faire comprendre qu’on doit changer pour rendre possible ce monde nouveau, sans utopie. Et que nous avons aussi à prendre nos responsabilités en investissant de notre existant (confort perçu comme de plus en plus vulnérable) pour permettre à nos politiques/états de prendre les bonnes décisions. Charge à eux d’organiser la convergence d’intérêts avec les puissants, ou de leur forcer la main, le cas échéant.

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  3. C’est super: les marchands de vélos sont ouverts. Ils vont pouvoir avoir la chance d’attraper (ou pas) un gentil virus contre une chambre à air et un dérailleur. En fait, voilà pourquoi, même si ils sont autorisés à ouvrir, ils sont quasi tous fermés pour ne pas dire tous.
    Et puis à quoi cela sert t-il d’être ouvert quand personne n’est sensé être dans la rue sauf pour l’essentiel? On me dira que le vélo est essentiel pour certains. OK, mais le vélo en France non confinée, c’est autour de 4% alors confiné, on doit être à 0,10? Ouvrir pour un client par jour, ou deux… Même les magasins alimentaires, qui sont plus utiles, voient leur CA baisser cette semaine, les garagistes eux aussi ont une baisse de leur CA, alors les marchands de vélo dans une France qui ne fait déjà pas de vélo (ou si peu…).

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    • Nous sommes bien d’accord. En revanche, pour Paris au moins, certains réparateurs mobiles restent ouverts, par exemple Repair&Run au moins pour les veligo-location (VAE de location, de la Région). Cyclofix offre même la réparation au personnel soignant. Je n’ai pas encore fait tout le pointage.

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  4. Ce qui se passe en ce moment pour le vélo est abominable. Au nom d’une nécessité de confinement et d’une prétendue dangerosité de la pratique sportive on ferme des itinéraires cyclables parfois majeurs et on jette les cyclistes du quotidien qui doivent se déplacer par nécessité au milieu du trafic motorisé qui n’a pas besoin d’être dense pour leur imposer une vigilance accrue qui fatigue davantage.
    Pire, j’apprends que des gens qui sortent à 200 m de chez eux pour « faire de l’exercice » se font verbaliser au motif qu’ils n’auraient pas le droit de le faire à vélo.
    N’en déplaise aux talibans de carnaval qui sévissent depuis une semaine, le vélo est de tous les modes de déplacement de loin le meilleur contre la propagation du virus : il entretient le système respiratoire, vous tient à distance des autres et vous garantit une excellente ventilation, tout en vous épargnant la préhension d’autre chose que vos poignées et commandes : la concentration en aérosols contaminés est environ 3 fois inférieure à ce qu’elle est dans n’importe quel espace de vente fermé.
    Les Allemands l’ont bien compris, eux, pourquoi pas nous ?

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