Le Cher à vélo, c’est bien

Le Cher, entre Tours et Chenonceaux, vient d’être aménagé en voie verte. C’est très bien.
Bientôt le Cher sera le « Coeur de la France » car l’itinéraire se construit jusqu’à Montluçon.

Au départ de Tours

La rivière du Cher se jette dans la Loire peu après Villandry, à l’ouest de la ville de Tours, qu’elle borde au sud sur les plans habituels.
Pour y aller depuis la mairie de Tours, vous tournerez le dos à la Loire. Vous arriverez sur l’itinéraire de la Loire à vélo, non pas en direction d’Orléans mais de Nantes (et Villandry).
Depuis la gare ce sera donc d’abord à gauche sur le boulevard, puis, au niveau du grand carrefour de l’Hôtel de ville, plein gauche, ou plein sud, par l’avenue de Grammont.
La Loire à vélo ce sera à droite après le franchissement des deux bras du Cher. En route vers l’ouest.
♦Le Cher à vélo ce sera à gauche juste après le franchissement du premier bras de la rivière. C’est fléché, bien qu’un peu discrètement1. En route vers Chenonceaux et Montrichard.

Ensuite c’est facile, charmant et bien revêtu presque partout. Vous commencerez par un parc dans une île, puis sur l’autre rive traverserez une zone de loisirs sportifs, un port de kayak, passerez à Véretz ou Bléré, et arriverez à Chenonceaux après une trentaine de kilomètres. Que du bon jusqu’ici, avec même 2 campings sur le chemin, un au début un peu en dehors sur la véloroute de Saint-Jacques et un à Bléré. Pas de dépliant, pas de guides, alors faites-moi confiance. 

Une histoire ancienne

Tout cela nous le devons au moins pour une part au représentant local de l’AF3V, Gérard Rollin, qui a organisé à six reprises, lors des journées nationales des voies vertes, un évènement  ouvert à tous entre Tours et Montrichard. Il voulait faire connaître les lieux et donner l’idée qu’ils méritaient d’être aménagés. Participaient à ces évènements des groupes de personnes en fauteuil qui embarquaient à Nitray pour une petite croisière et qui étaient la démonstration incontournable de ce besoin. Nombreux étaient les cyclistes et randonneurs pédestres, promeneurs, familles, qui profitaient aussi de ces très belles journées, lourdes à organiser. Gérard est aujourd’hui récompensé.

Chenonceaux

Vous voilà à Chenonceaux, et là, super-piège, vous êtes coincée, il y aura parking du château, entrée du château, restaurant du château, camping interdit et re-belote entrée du château … et pourtant l’itinéraire continue. Jusqu’à Chissay il n’y a que 5 km.

Une dose de sens de l’orientation et de logique (suivre le chemin de fer), quelques souvenirs de balades antérieures, puis un plan affiché dans le carrefour à Chissay, par miracle trouvé, et vous voilà à Montrichard. 

A vrai dire il paraît que l’itinéraire est fléché de Chenonceaux à Montrichard, et que cela commence par le chemin de halage. Peut-être le premier panneau a-t-il disparu ? 

Localité touristique avec vue sur la Loire, atmosphère traditionnelle à Montrichard … mais il y a une supérette en ville, sur la place d’armes. Je n’y ai pas trouvé d’hébergement à prix raisonnable, mais la vue sur le Cher, le soir … valait vraiment un arrêt ici.

Retour à la Loire, mais par le haut !

Le lendemain je me repliais sur la Loire à vélo par la jolie petite route de Vaillières ce qui eut le bel avantage de me faire arriver à Chaumont (et son Festival des jardins) par le haut … et ça, ça vaut de l’or ! Le parc de stationnement pour les vélos y a été amélioré mais n’est toujours pas extra, au fond à l’autre bout il y a des consignes pour vos affaires, et des toilettes sèches. En contre-bas c’est bien la Loire que vous apercevrez.

Au château de Chaumont les rois des jardins ne connaissent pas grand’chose aux besoins des cyclistes

Une fois à Chaumont la Loire à vélo reprend et vous mène voir les ponts de Blois et d’Orléans et d’entre les deux !

Bravo et grand merci au Département de l’Indre-et-Loire et par anticipation à la communauté de communes Val-de-Cher-Controis… qui a entrepris de réunir les partenaires autour du projet « Coeur de France à vélo », expression soufflée d’ailleurs par la même antenne locale de l’AF3V, du moins en est-elle sûre. 

Un projet de longue haleine

Vous savez jusqu’où il va, le Cher ? … jusqu’en Sologne et même jusqu’au sud de Montluçon ! Un bel itinéraire mis en valeur sur le site départemental de promotion touristique TouraineLoireValley-coeur de France… Il figure au schéma régional des véloroutes et voies vertes sous le numéro v46 jusqu’à Montluçon. La branche qui remonte vers Nevers, et donc la Bourgogne et la Loire à vélo, y figure sous le numéro v56.

Sa réalisation est en cours, certains morceaux sont même terminés, de Bourges à Vierzon, ce que confirme l’AF3V, et de Saint-Amand à Montluçon par le canal du Berry, mais ici on communique peu tant que tout n’est pas fait. Voilà qui nous change agréablement2 ! En attendant, sur le site En roue libre – Centre Val de Loire vous trouverez pas mal d’informations. 

Publié en mai 2019, notamment dans la Nouvelle République
  1.  Au sud de Tours, sur le linéaire de la Loire à vélo, l’accès à la véloroute du Cher constitue désormais une alternative qui peut vous faire éviter carrément Tours et vous faire rejoindre la Loire par le plateau.
  2. Une prudence dans les annonces que n’a pas toujours suivi la Loire à vélo, et, plus récemment, en plus gonflé encore, la Seine à vélo.
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12 réflexions au sujet de “Le Cher à vélo, c’est bien”

  1. Merci pour ce reportage, qui me rappelle de bons souvenirs, et merci encore à Gérard Rollin pour le travail énorme qu’il a fait toutes ces années.
    De ce que je comprends, l’arrivée à Chenonceaux se fait par la rive droite (nord)? Lors d’une des randonnées organisées par Gérard, nous étions arrivés par le chemin de halage sur la rive gauche, qui faisait passer sous la dernière arche du château. Ce chemin est-il toujours ouvert? C’était assez sympa.

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    • L’itinéraire officiel bascule rive nord pour l’accès au château. L’itinéraire par la rive sud n’est pas aménagé même si il est praticable. Il offre une superbe vue sur le château. Enfin à moins de s’être mis à l’eau je doute qu’il soit passé sous la dernière arche 🙂 Le chemin passe juste à côté de la dernière arche, au pied du château. Pendant la guerre, la Résistance utilisa la galerie du premier étage pour faire passer des personnes en zone libre, sur la rive sud du Cher.

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  2. Le problème de tous ces itinéraires « à vélo » c’est qu’on ne précise jamais de quel revêtement il s’agit, et donc pour quels vélos. Adepte du vélo de route et sillonnant les routes de France, j’évite toujours ces itinéraires qui débouchent très souvent sur des chemins non asphaltés, impraticables si l’on veut éviter les crevaisons. La grande majorité des cyclos que je croise sur les routes évoluent en vélo de route et non en VTT et autres vélos tous chemins. Il serait donc utile de penser à eux et donner les caractéristiques de ces parcours « à vélo ».

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    • C’est souvent donné sur les guides, mais là il n’y en a pas encore. Ceci dit il y a la plupart du temps au moins un passage mal revêtu. Et plus généralement ces axes ne sont pas propices à la vitesse. Je circule en randonneuse traditionnelle.

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  3. Quel bonheur de voir, 25 ans après le lancement de la Loire à vélo, enfin le déroulé du Cher à vélo en bonne voie de  » complétude  » ; ensuite, l’Indre à vélo se profile positivement et se réalise également. Conclusion : la Touraine est un paradis cyclable !

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    • Nous savons le rôle que vous avez joué dans le lancement de la Loire à vélo. Vous pouvez donc légitimement vous considérer comme le père (ou peut-être le grand-père ?… ) de ce « paradis cyclable » qu’est en train de devenir la Touraine !

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    • Bonjour Mr Reguigne, pourriez-vous me donner votre nouveau mail? Comme indiqué en 2006, nous ne sommes à Angers que des éducateurs / moniteurs vélo avec un beau projet à vous présenter pour 2021, de l’Atlantique à la Hongrie. cdt, Samuel Chronovélo-Tve teamveloevasion@gmail.com

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  4. Je partage ton enthousiasme, nous avons roulé sur la portion Chenonceaux-Tours à l’été 2019, je me souviens du « Relais des berges du Cher » à Azay avec toilettes, casiers, prises électriques et usb, pompe, etc…Puis de pistes qui nous ont menés jusqu’à Tours. Nous avons eu toutefois une frayeur sur le pont d’Azay, où un conducteur a forcé le passage sur le chaucidou.

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