Des pistes pour financer les politiques cyclables

Le vélo coûte ? Un peu, mais c’est surtout un investissement d’avenir, a montré le club des villes cyclables. Dans son petit webinaire du 15 décembre il a donné les bonnes pistes pour amorcer la pompe

Le vélo ça coûte, mais il y a des aides. Surtout, vous ne pourriez pas imaginer meilleur investissement pour l’avenir.

Le Club des villes et territoires cyclables organisait un petit webinaire au sujet de son guide sur les coûts des politiques cyclables. Ceux-ci sont souvent moins élévés qu’on l’imagine, mais rien n’est gratuit quand même.

Ainsi les coronapistes. Dans la communauté urbaine d’Arras 73% des maires en souhaitent la pérénisation, selon Françoise Rossignol1. Leur pérénisation cela veut dire un budget multiplié par 3 ou 4, et rapidement, car dans 6 mois la peinture ne se verra plus … 

Thierry Du Crest 2 a rappelé qu’il existait de nombreuses sources de financement au national, certaines étant gérées par le département (Decile) ou la région (Plan de relance).

L’ADEME pilote le programme AVELO,  qui, comme Alveole, ColisActiv’ et d’autres émargent aux certificats d’Energie. Il vise les territoires peu denses, ruraux ou de périphérie. 230 territoires en ont déjà profité, pour 340 projets et environ 120 millions d’euros.

Le fonds Mobilité Active en est à l’analyse des candidatures à son 3ème appel à projet et a déjà distribué 180 millions d’euros.

Un nouveau site pour trouver toutes les sources de financements.
Aides territoires

Le vélo est un levier économique, ainsi que l’a montré le
Rapport sur l’économie du vélo.

Le Club des villes cyclables a publié un Guide sur
Le coûts des politiques du vélo.

Le club prépare pour début 21 un rapport sur les impacts du vélo, où seront passés en revue emplois, PIB, réduction de l’effet de serre, etc. 

L’ADEME a construit 12 vidéos pour 12 clés pour investir dans le vélo,
chacune de 3 ou 4 minutes. Tout simple, l’essentiel, tout y est. Toutes les vérités élémentaires qu’il faut sans cesse rabâcher.

  1. Françoise Rossignol, 1ère vice-présidente déléguée aux mobilités, aux transports et aux grands projets, maire de Dainville, commune de moins de 6000 habitants « à la charnière de la campagne et de la ville ».
  2. Thierry Du Crest est coordonateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo.
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1 réflexion au sujet de « Des pistes pour financer les politiques cyclables »

  1. Je me permet d’apporter une correction. Thierry Du Crest a dû parler de la DSIL (et non Décile) qui signifie Dotation de Soutien à l’Investissement Local. Ce n’est pas non plus géré par le département, mais par le préfet de département (donc bien à l’échelle du département, mais par l’État).
    Pour avoir une idée de ce que c’est, voici un lien vers le site de la préfecture de Normandie (la plupart des préfectures de région et département ont une page équivalente).

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