« Numérique responsable » : ne pas se faire prendre au piège !

Le Hors-série de décembre 2020 de la revue KAiZEN décortique les usages du numérique afin de nous inviter à regarder le bon – et à nous garder du très mauvais, celui qui peut nous détruire individuellement comme collectivement. 

Le livre de Guillaume Pitron, La guerre des métaux rares, présentait « le numérique » sous l’angle de la géopolitique mondiale et dénonçait l’attitude du « Pas de ça chez moi » – mais ailleurs je m’en fiche – de la plupart des écologistes associatifs ou politiques. 

Le présent numéro hors-série du magazine KAiZEN aborde le même sujet sous l’angle de l’usage que nous faisons, ou pouvons faire, de nos multiples appareils connectés. Paru en décembre dernier il passe en revue d’abord les impacts de la production et autres sujets présents dans le livre de Pitron, en les présentant de façon plus digeste: articles, dessins, entretiens, bénéficient d’un travail éditorial et d’une mise en page particulièrement soignés et agréables. C’est la partie intitulée « Emprise sur le bien commun », qui précède la seconde, « Emprise sur nos cerveaux » dans laquelle vous lirez par exemple un entretien sur « la parenté numérique » ou sur « les faces cachées de l’économie collaborative ». 

Le tout est accompagné de quelques pages de résumés illustrés comme on le fait souvent aujourd’hui.

Je vous recommande vivement la consultation de ce hors-série, très sérieux tout en étant facile à lire et à réutiliser. Son titre est  « Numérique responsable » et son sous-titre « L’informatique peut-elle être écologique ?», ce qui est une bonne question, à laquelle la réponse pourrait être Ne jetons pas le numérique avec la boue de ses déchets.
Le numérique c’est trop bien mais faut arrêter d’en abuser, alertent les auteurs. La 4ème de couverture cite Rabelais («  Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »), George Orwell (« 1984 » publié en 1949) et Aldous Huxley (Le meilleur des mondes, publié en 1932) … à l’image de la Chine? demande le rédacteur. 

KAiZEN

Décembre 2020, 12 €
Une belle réduction de prix est proposée jusqu’au 25 février
Consultation et Vente directe

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Lire aussi mon article sur le livre de Guillaume Pitron, La guerre des métaux rares : Voyage aux pays des métaux rares, un livre à lire attentivement qui nous emmène au fin fond de notre planète. Les deux se complètent.

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1 réflexion au sujet de « « Numérique responsable » : ne pas se faire prendre au piège ! »

  1. Voici quelques compléments de lecture, pour approfondir la réflexion :
    Internet ou le retour à la bougie (Hervé Krief, éd. Ecosociété) : « Sur quoi repose la société de l’Internet ? Quels enjeux environnementaux et sociaux soulève le bonheur de la connexion permanente ? À quels renoncements, à quels sacrifices mène la numérisation de nos vies ? Les technologies se sont multipliées sans véritable délibération sur leurs implications sociétales. Dans ce conditionnement généralisé, nous nous sommes résignés à ce que le numérique façonne notre existence.
    L’ambition de cet essai est d’ouvrir le débat sur ce sujet, mais aussi de faire découvrir des auteurs passionnants (Jacques Ellul, Hartmut Rosa, Philippe Bihouix, Bernard Charbonneau, Jaime Semprun…) afin de prendre la mesure de cette démesure qui semble achever l’expropriation des humains d’eux-mêmes et la destruction du monde vivant. Ce pamphlet, véritable critique radicale de l’Internet et de la société technicienne, se mêle à un récit de vie élaboré à partir d’une observation attentive des transformations de nos vies quotidiennes au travail, dans l’espace social et dans le domaine privé. »
    Contre l’alternumérisme (Julia Laïnae, Nicolas Alep, éd. La lenteur) : « L’alternumérisme a le vent en poupe : cyberminimalisme, smartphones équitables, inclusion numérique, ateliers de détox digitale, logiciel libre, open data, démocratie en ligne, neutralité du net… ils sont nombreux à croire (ou à vouloir nous faire croire) que la nouvelle économie de l’information pourrait tourner à l’avantage de tous ou, du moins, qu’on pourrait en contenir les effets les plus néfastes. Ce livre détruit méthodiquement cette théorie dangereuse, appelle à s’extraire de l’utopie numérique, à refuser la numérisation du monde. »
    Profitables lectures…
    PS : Merci Isabelle pour votre engagement.

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