Stagnation des ventes de vélos en 2019, comme avant

Euphorie sur la croissance du vélo, nous dit le syndicat des professionnels constructeurs et vendeurs de vélos (Union Sport&Cycle). A y regarder de plus près cela est faux. Les vélos de ville sont complètement à la traîne, et le marché ne paraît gagnant qu’en y mettant les VAE et les … VAE de sport !  Un mélange qui brouille tout. 

La ligne rouge du graphe présenté vendredi 9 avril 2021 par le syndicat de l’industrie du cycle (Union Sport&Cycle) est pourtant claire. En « valeur » (c’est-à-dire en euros) le vélo n’a pas rapporté plus en 2020 qu’en 2019, et, surtout, le VAE a rapporté autant que le vélo. 

Ce qu’on voit aussi c’est que, toujours en « valeur » le vélo est en baisse, ou en stagnation, et le VAE en forte hausse. 

Le vélo n’est pas en pleine croissance, c’est le VAE qui l’est

La seconde vignette est plus explicite encore, elle montre une baisse en volume comme en intérêt financier pour les vendeurs de tous les vélos, sauf ceux de route, c’est-à-dire sportifs.

VAE et vélos sportifs sont les seuls qui soient en croissance

Pourtant c’est l’explosion du vélo, paraît-il

Faut-il mettre cette baisse des achats de vélos sur le compte du coup de pouce vélo? peut-être puisqu’il a été mis en place en mai 2020, et qu’un million de réparations avaient été réalisées en décembre. Faut-il le mettre sous le coup des problèmes d’approvisionnement, peut-être pas vraiment, puisque les vélos sont plus vendus dans les grandes surfaces spécialisées que chez les détaillants, et qu’elles ont moins de mal à s’approvisionner grâce à leurs forts volumes. 

Alors pourquoi ce triomphalisme de l’Union Sport&Cycle faisant état d’une « dynamique de croissance » et mettant en valeur la « domination en valeur des détaillants »? Parce qu’elle confond, évidemment exprès, vélo et VAE ou pédelec. 

Un végétarien à assistance carnée n’est pas un végétarien

Un vélo à assistance électrique n’est pas un vélo

(A. Guggenheim dans Rayons Libres, 12 avril 2021)

On peut toujours espérer que le VAE ne soit qu’une étape entre automobile et vélo, et c’est quelquefois sans doute le cas. Mais lorsque le VAE remplace le transport public, on peut craindre que la facilité retrouvée de se déplacer ne sature pour longtemps le désir de faire un effort pour cela. Seuls ceux qui le font se rendent compte des bienfaits que cela leur procure. Et lorsque le VAE remplace le vélo de sport ??? 

Pire, même, c’est l’assistance électrique qui dope le vélo « de sport », qui n’a que faire des « infrastructures urbaines ».

Alors on aura peut-être la possibilité d’utiliser la prime à la reconversion des autos pour les VAE. On voit surtout une accélération souhaitée de l’installation de bornes électriques sur le territoire et un renforcement de l’obligation de renouvellement des flottes automobiles des entreprises et administrations (70% en 2030 dans les entités possédant plus de 100 autos). 

Comme le disait encore Abel, « En nombre, le vélo à assistance électrique reste encore très largement minoritaire, mais en valeur il a dépassé en 2020 le vélo … le vélo … ce qu’on est maintenant obligé de qualifier : le vélo classique, le vélo mécanique, le vélo musculaire, que sais-je, le vélo sans assistance, quoi. « 

Lorsqu’on a inventé la télévision, l’a-t-on appelée
radio à assistance image ?

La Poste n’appelle pas courrier automobile l’organisation des examens du permis de conduire. Le visiteur de personnes isolées ressemble au facteur. Pourtant ne sont en jeu ni les mêmes compétences ni les mêmes moyens. Seule l’industrie du vélo baptise « vélo à » une chose à laquelle elle a donné naissance.

Le VAE est un oxymore

Abel nous explique ensuite que VAE c’est un oxymore, une expression qui dit en même temps quelque chose et son contraire. Un vélo, c’est un véhicule qui n’a pas de moteur.
C’est d’ailleurs bien ce que dit le code de la Route, dans son article R 311-1.
Dans le code, le vélo s’appelle cycle et le VAE s’appelle cycle à pédalage assisté, avec donc la même ambiguïté.

Le code dit : 6.10. Cycle : véhicule ayant au moins deux roues et propulsé exclusivement par l’énergie musculaire des personnes se trouvant sur ce véhicule ;
Puis il dit : 6.11. Cycle à pédalage assisté : cycle équipé d’un moteur auxiliaire électrique, définition suivie des limites de cette assistance.

Si je sais lire, continue Abel, si un cycle est un véhicule propulsé exclusivement par l’énergie musculaire (6.10), alors un cycle équipé d’un moteur auxiliaire électrique (6.11) est un véhicule propulsé exclusivement par l’énergie musculaire, équipé d’un moteur auxiliaire électrique … Cela ne veut rien dire, c’est une contradiction dans les termes, un oxymore, quoi.

Faut-il banaliser la motorisation ?

Et cet oxymore-là, oui, il augmente. Il explose, même, alors même qu’on nous annonce que le confinement, couplé aux futures canicules, va drastiquement réduire l’activité physique (*). « A la fin les populations affaiblies …  » aurait-on pu lire dans un roman de science-fiction. 

Le VAE n’est pas une sous catégorie du vélo
c’est un véhicule à motorisation légère
qui a besoin de l’assistance d’une force autonome.

Faut-il vraiment faire avec un moteur tout ce qu’on faisait avant sans moteur ? Déjà, à Paris au moins, ils enquiquinent les cyclistes sur les nouvelles pistes cyclables (corona ou REVe) qui pourtant permettent d’aller partout sans effort. Ils enquiquinent en particulier ceux par lesquels on justifie ces pistes,  les hésitants, les débutants et les enfants dont les trajectoires ne sont pas encore très maîtrisées … Voir Amsterdam se débarrasse de ses mobylettes

(*) Voir L’activité physique, victime collatérale du réchauffement climatique, Le Monde, 23 mars 2021. Avec la hausse des températures, les adultes bougeront moins, estiment des chercheurs. Alors même que marcher ou faire du vélo contribuent à lutter contre l’émission de gaz à effet de serre.

Lire aussi

Print Friendly, PDF & Email

19 réflexions au sujet de “Stagnation des ventes de vélos en 2019, comme avant”

  1. Alors oui, le vélo n’est pas en si bonne forme que ça. Oui, ce sont les infrastructures qui feront la différence. Par contre, se positionner contre le VAE c’est de l’intégrisme contre productif. Je préfère voir des usagers abandonner leurs voitures définitivement pour un VAE plutôt que des cyclistes « purs et parfaits » qui retournent à la bagnole à la moindre difficulté. Un VAE redevient un vélo dès que la batterie est terminée. Un VAE fait faire de l’exercice.

    Répondre
  2. Article qui a le mérite de souligner qu’il faut toujours prendre avec recul les informations, surtout celles venant des industriels et vendeurs, si on ne veut pas se transformer en lobbyiste involontaire… ce qui ouvre un autre débat (hors sujet ici) sur la différence entre lobbys et associations de cyclistes bénévoles (les mettre sur le même plan n’est pas innocent).
    Cet article mélange opinion sur le VAE et faits sur les ventes de vélos (dont VAE). Le débat sur « le VAE est-il vraiment un vélo », mérite mieux que ça : l’article donne implicitement une des opinions (assez peu argumentée) sur le sujet.
    On dit en général que le VAE a effectivement permis à des automobilistes de se mettre au vélo, bien plus que le vélo « musculaire » qui aurait plutôt attiré des utilisateurs des transports en commun… ça aurait été intéressant de nous préciser si c’est vrai, sur quelles études ça s’appuie et de quand elles datent.
    Comme pas souligné dans l’article, la vente de vélos ne représente pas l’évolution du nombre de possesseurs de vélos, je rajouterais que ce nombre de possesseurs (de vélos) ne représente pas non plus le nombre de pratiquants, ni la fréquence de la pratique : il ne faut donc pas s’appuyer sur les ventes pour discuter de la pratique, mais sur les comptages et autres statistiques.

    Répondre
    • Remarquez que cet article ne parle pas de la pratique ! Plutôt que de me reprocher d’avoir un avis (c’est un comble!) vous auriez pu faire remarquer que, justement, le commerce des vélos de sport et VAE est tiré par leur rapide obsolescence, contrairement au vélo « normal » qui peut durer fort longtemps.

      Répondre
  3. La catégorisation des vélos nous semble trop clivante. Un vélo de sport est très souvent utilisé pour aller au travail. Un VTC pour aller en ville ou en voyage. Un VAE chargé à bloc pour une itinérance en autonomie n’est rien d’autre qu’un vélo de cyclotourisme très lourd et l’assistance électrique réduite à sa portion congrue ne suffit pas à monter de très longue côtes ou très raides sans un énergique coup de pédale. Enfin, nous constatons autour de nous que le VAE a été l’occasion de passer de la voiture au vélo pour beaucoup de personnes non habituées, non sportives, plutôt âgées, et au final la seconde étape très souvent observée est le passage ou le retour au vélo classique.

    Répondre
    • Ce sont les catégories décidées par l’Union Sport&Cycle, qui ne parle ici que des ventes. Cela n’enlève rien au reste de vos commentaires.

      Répondre
  4. La rando de CycloTransEurope l’été dernier (Montargis-Montluçon-Dax) est passée par des paysages assez vallonnés, des côtes assez raides dans la Creuse, la Corrèze. J’ai constaté que les VAE montaient facilement. Il n’y avait aucun rapport entre l’effort physique des cyclistes à vélo et ceux en VAE. Et un de nos meilleurs guides a fait le chemin inverse en passant du VAE au vélo, il a vu l’écart d’efforts.
    Même dans Paris sur le plat, on peut faire la différence entre les uns et les autres rien que regardant la position adoptée.
    En se calant sur le vélo et non sur le cyclomoteur, étant mi l’un, mi l’autre, les constructeurs ont fait un excellent choix commercial. Profiter de l’image du vélo, de ses avantages plus nombreux que les cyclistes le pensent (pas d’immatriculation, pas d’assurance, pas de casque, pas de permis, utilisation des voies vertes, bandes et pistes cyclables, zones piétonnes, double-sens cyclables…).
    Ce qui agace, ce n’est pas le VAE, c’est qu’il se fasse passer pour un vélo. Que ceux qui utilisent les VAE assument d’avoir un moteur, c’est leur choix et tant mieux s’ils ont abandonné un mode encore plus motorisé.

    Répondre
    • Bonjour, pour ma part, je fais depuis plusieurs années mes petits déplacements autour de chez moi à vélo. Par contre, je n’avais jamais osé aller jusqu’à mon travail : 27km dans chaque sens, en petite couronne. Je n’ai pas la capacité pour cela. Et puis cela prend moitié plus de temps qu’en transport en commun, d’autant plus que le trajet en RER peut être utilisé pour traiter des mails ou autre. Au retour du 1er confinement, avec la forte augmentation du jour de télétravail, je me suis dit que c’était possible de finalement faire le trajet en VAE. C’est maintenant ce que je fait. J’ai acheté un VAE typé course, la position me permet de rouler vite. Et passer 25, l’assistance ne m’aide plus ! Par contre, elle m’aide bien à repartir, après chaque ralentissement, et à monter les quelques belles côtes du parcours. Mon utilisation du VAE me permet donc de faire beaucoup plus de sport que mon vélo.
      D’ailleurs, celui-ci reste maintenant au garage : mon VAE roule bien mieux Y COMPRIS moteur éteint. Car oui, un VAE peut aussi s’utiliser comme un vélo, sans assistance électrique (même quand la batterie est chargée !).
      Il est malheureusement probable qu’il ne dure pas aussi longtemps qu’un « vélo » car sa durée de vie est conditionnée à la disponibilité des batteries (et peut-être d’autres éléments de la motorisation). Mais il me semble que tous les vélos ne sont pas utilisés pendant des dizaines d’années. Par contre, ils finissent très bien leur vie dans le fond d’une cave.

      Répondre
  5. Oui, quel gâchis en perspective toutes ces machines à la déchèterie …
    Pour cause de santé, mois aussi j’ai adopté une propulsion mixte, électro-musculaire. Du coup, qui assiste qui ?? Sur les terrains ondulés je dose juste ce qu’il faut pour assister mon pédalage. En règle générale j’assiste ma batterie, je mixe pour gérer l’énergie électrique et physique. Sur le plat je dose juste ce qu’il faut pour soutenir une vitesse rapide. Je n’ai pas de capteur de pédalage mais un accélérateur, le moteur n’est pas en prise constante, je pousse beaucoup plus fort sur les pédales pour rouler toujours plus vite, c’est génial.
    Avec le musculaire, plus léger, je roule plus cool, j’économise mes efforts pour les % à venir… c’est encore plus dangereux.
    Quoi que je fasse, j’implore l’infrastructure de se développer rapidement. SVP ne perdez pas de temps à tergiverser. « Tout le monde devrait y trouver son compte » (et j’apprécie la manière d’aborder le sujet.)

    Répondre
  6. Mai 2008, marre du RER, j’achète un VAE pour traverser Paris (2x21km/jour). Au bout de 6 mois, j’ai perdu 10kg, je me suis déjà remis à la randonnée et je passe au vélo sec pour le même trajet.
    En 2009, après quelques jours de Rando entre les cols des Pyrénées, je participe aux 24h du Mans vélo, en 2010 à Bordeaux-Paris, et je continue depuis à faire de belles balades, dont le Paris-Brest-Paris en 2015.
    Alors le VAE, je lui dis merci, il m’a bien aidé à me remettre en selle. Sans assistance, je n’aurais probablement pas osé me lancer dans un trajet quotidien aussi long, et je serais probablement resté sédentaire, et en mauvaise santé.

    Répondre
    • Merci pour ce témoignage. L’article ne parlait pourtant pas de l’usage du VAE, ni de son utilité ou pas. Beaucoup éprouvent le besoin de se défendre alors qu’il ne s’agit ici que de typologie et de vocabulaire.

      Répondre
  7. Je réagis, non pas sur tout le contenu de cet article, mais sur cette partie : « Faut-il vraiment faire avec un moteur tout ce qu’on faisait avant sans moteur ? Déjà, à Paris au moins, ils enquiquinent les cyclistes sur les nouvelles pistes cyclables (corona ou REVe) qui pourtant permettent d’aller partout sans effort. Ils enquiquinent en particulier ceux par lesquels on justifie ces pistes, les hésitants, les débutants et les enfants dont les trajectoires ne sont pas encore très maîtrisées … Voir Amsterdam se débarrasse de ses mobylettes.  »
    Il est vrai que je ne connais rien de la situation à Paris. Pour ne parler que de ma situation personnelle, je suis dans l’incapacité PHYSIQUE de faire les 5 km jusqu’à mon boulot en vélo. J’ai déjà testé. Je suis totalement épuisée au bout de 3 jours.
    Je suis choquée de voir que certains assimilent ma pratique du VAE à celle d’une mobylette. Oui, je fais un effort physique sur ce VAE. Non je n’arrive pas à 25 km/h en 3 coups de pédale. La preuve : ma vitesse moyenne est 15 km/h.
    Et j’estime être, justement, une de ces personnes faibles qui ont besoin d’une piste cyclable. Alors, doit-on m’en exclure et me renvoyer dans ma voiture ?

    Répondre
  8. Séparer ce qu’on croit être le bon grain de ce qu’on considère comme l’ivraie a le mérite de conforter les croyances et les habitudes. Voyez comme les dérailleurs sont anti-sportifs, les roues de 650 bien préférables à celles de 700, les cyclistes sans sacoches de guidon des usurpateurs, etc.
    Les musculaires sont fiers de l’infinie supériorité de leurs muscles, je leur rends grâce chaque soir sur un autel dans mon garage à vélos (électrifiés).
    Le choix des constructeurs européens, c’est le gadget électronique, la jetable, le profit maximum, le renouvellement permanent des modèles, etc. On nous vend du vélo à assistance comme du téléphone portable.
    Je préfèrerais que l’on insiste sur la nécessité de former des réparateurs pour des moteurs électriques simples et fiables, ou l’évolution de la réglementation pour avoir des assistances très progressives à l’accélération mais puissantes à la traction, pour, par exemple, les vélocargos de livraisons urbains ou pour mener les enfants à l’école, mais aussi pour aller au boulot en parcourant d’assez longues distances. Et pourquoi pas le vélo à pile à hydrogène comme Pragma, en ne produisant pas l’hydrogène au carbone ?

    Répondre
    • Tout le monde ne comprendra pas vos allusions à des pensées que vous considérez comme périmées, c’est pourquoi je les ai mises en italiques. Pour le reste merci de ce commentaire qui élargit la vision, sans chercher à intimider.

      Répondre
  9. Je ne comprends pas bien vos allusions au périmé. Les sportifs musculaires veulent du difficile, pas de l’utilitaire. Ils étaient contre le dérailleur hier (prototype 1870, autorisé au Tour de France en 1937). Ils sont contre l’assistance électrique aujourd’hui. Par contre, celui qui utilise un pignon fixe fait le choix d’une mécanique très robuste et durable. Mais ce choix ne peut convenir qu’à un sportif bien entrainé.
    Le VAE jetable et techniquement complexe des constructeurs européens et japonais est un modèle économique de pleine actualité, plébiscité par les consommateurs, et les revendeurs qui y trouvent leur intérêt. On peut être favorable à l’assistance, pour ceux qui en veulent, et ne pas être favorable au jetable.

    Répondre
    • Par « allusions au périmé » je cherchais à faire court. Vous évoquez un certain nombre d’idées sur les dérailleurs, le 650 / le 700, l’absence de sacoche de devant … qui courent parmi les conservateurs (ou élitistes?) mais qui pourraient ne pas être comprises par les lecteurs. Rien de plus. Votre second commentaire complète bien. J’en profite pour inviter les lecteurs à visiter votre site. je viens d’y lire l’article sur les différentes formules de licence à la fédé qui m’a bien fait rigoler.

      Répondre
      • Les différentes évolutions du vélo précédemment évoquées (arrivée du dérailleur, 650 ou 700, sacoche ou non, voire acier ou carbone et progrès divers des équipements et accessoires etc ) ont un point commun : le vélo reste uniquement mû par la force musculaire, par l’énergie humaine.
        Avec l’arrivée du VAE, le registre n’est plus tout à fait le même. Ce n’est plus tout à fait un vélo. Cela dit, le VAE rend service à beaucoup de gens pour leurs déplacements et leur santé notamment.

        Répondre
  10. Bien qu’un peu hors sujet, je voudrais parler de la pratique du vélo et VAE. Ayant beaucoup circulé en banlieue depuis quelques semaines (pour observer où en est la construction de logements en région parisienne avant de m’établir dans le midi) je n’ai pas vu un seul vélo ou VAE en circulation au-delà de l’A86. Comme si le développement du vélo n’avait eu lieu qu’à Paris et très proche couronne. Les témoignages ci-dessus de trajets longue distance semblent être assez exceptionnels.
    Quant aux coronapistes, elles sont désertes en banlieue et causent des ralentissements importants pour la circulation automobile (exemple entre Bobigny et Romainville).
    Par contre, elles ont été une bonne occasion de réduire la voirie à Paris ou proche banlieue : bas de la rue d’Amsterdam où on peut enfin respirer dans le calme, sur le Circulaire de La Défense où il y a peu de cyclistes mais un nouvel aménagement agréable…

    Répondre

Répondre à Erick Annuler la réponse