Toujours pas de vélo au ministère

Le décret faisant la liste -énorme- des dossiers que Amélie de Montchalin, la ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, devra suivre vient de paraître. Il n’y a  PAS UN MOT SUR LE VELO.

Décret n° 2022-832 du 1er juin 2022 relatif aux attributions du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Journal officiel du 2 juin 2022.
Voici les extraits significatifs qui montrent bien que le vélo est totalement absent. 

Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines du développement durable, de la cohésion des territoires, de la lutte contre les inégalités territoriales, notamment dans les quartiers populaires des zones urbaines et les territoires ruraux, de l’environnement, notamment de la protection de la nature et de la biodiversité, de la prévention des risques naturels et technologiques, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l’équipement et du logement, de l’urbanisme, de la ville, de l’aménagement et de la lutte contre l’étalement urbain.
Il promeut une gestion durable des ressources rares.
Au titre des relations internationales sur la biodiversité terrestre et marine, l’environnement et l’économie circulaire, il représente le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique, dans les négociations européennes et internationales, en concertation avec le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et veille à l’application des accords conclus.
Il participe à l’élaboration des programmes de recherche, d’enseignement et de soutien à l’innovation dans les domaines relevant de ses attributions.
Il participe, en lien avec les ministres intéressés, à l’élaboration de la législation fiscale dans les matières relevant de ses attributions.

Article 2, VI. – Au titre des transports et de leurs infrastructures :
1° Il exerce, notamment, les attributions relatives aux transports ferroviaires, guidés et routiers, y compris les transports publics particuliers, aux voies navigables, à l’aviation civile, aux applications satellitaires, à la météorologie, aux mobilités routières, à la gestion du réseau routier national et à l’organisation des transports pour la défense. Il veille au développement de l’offre de mobilité sur tous les territoires ;

Pas d’erreur. D’ailleurs la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a en portefeuille une « mobilité durable » qui ne semble pas très active. 
« III. – En lien avec les ministres intéressés :
1° Il est associé à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de promotion des mobilités durables et de réglementation technique des véhicules ; » après une longue liste de sujets liés à l’énergie, et notamment à l’hydrogène. (décret n° 2022-845 du 1er juin).

▶️ Après les élections législatives il se peut qu’il y ait remaniement, mais même si quelqu’un est nommé en charge des Transports, en l’état actuel il ne pourrait récupérer le vélo -ou les mobilités actives- puisque cela ne figurerait pas dans les attributions de sa ministre de tutelle. 

Merci pour le signalement à la revue actu-environnement.com

 


Cet article fait partie de la série sur le premier gouvernement de Macron 02 : 

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5 réflexions au sujet de “Toujours pas de vélo au ministère”

  1. On le sait depuis 5 ans, toute la politique climatique et environnementale de Macron tient en un mot : greenwashing.
    Quant au vélo, tout le monde s’en fout, voire le combat activement. A vérifier tous les jours sur les routes.

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