Les scooters en libre-service ne sont même pas des alternatives à l’auto

Aux Pays-Bas la révolte contre les scooters continue. Cette fois l’attaque porte sur les scooters en libre-service. Une étude montre qu’ils ne signent pas un début d’abandon de l’auto mais directement un évitement des modes plus sains. C’est une bonne raison de les combattre.

L’association Scootervrij, qui a pour slogan Pour des Pays-Bas sans scooters, vient de publier un rapport basé sur les données du ministère (CROW), de celles des compagnies exploitant des scooters en libre service et sur plusieurs enquêtes. 

Leurs résultats sont que, dans les 6 villes étudiées, parmi les utilisateurs de scooters en libre service :

  • 23 % l’utilise à la place de leur voiture,
  • 25 % à la place du vélo,
  • 33 % à la place du transport en commun,
  • 10 % au lieu de la marche.

Ces résultats sont proches des résultats obtenus par les évaluations faites par chacune de ces villes. 

Amsterdam constate (en 2020/2021) que 31 % des trajets en scooter remplacent des trajets à vélo et 7 % une promenade à pied. 

Des évaluations similaires effectuées par Rotterdam et La Haye donnent pour ces villes le même résultat : 23% des trajets à vélo et 10 % des trajets à pied se retrouvent effectués en scooter.

Dans six villes néerlandaises la baisse annuelle totale de la pratique du vélo représente 10 millions de km et celle de la marche à pied 4 millions de km. Il s’agit de Amsterdam, Assen, Den Haag, Groningen, Rijswijk et Rotterdam, parmi lesquelles quelques villes à forte culture cycliste …

La commodité de prendre un scooter partagé au coin de la rue signifie que les habitants des six villes étudiées font beaucoup moins d’exercice.
Chaque année, 10 millions de kilomètres de moins sont parcourus à vélo et 4 millions de kilomètres de moins parcourus à pied à cause de l’arrivée du scooter partagé. 

Voici l’article, en néerlandais.

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4 réflexions au sujet de “Les scooters en libre-service ne sont même pas des alternatives à l’auto”

  1. Les humains répugnent à l’effort, avec recherche permanente du moins d’activité possible. La société de consommation et du profit sait se positionner dans tous les interstices en s’attaquant contre la santé de l’humain. Que de chemin à parcourir par tous pour aller vers le bien être pour tous dans le collectif? Dommage que nous ne comprenions pas que plus nous serons près de la nature dans le respect de ce qu’elle nous donne permettrait de vivre beaucoup mieux. L’hygiène de vie remplacera tous les médicaments que notre société veux nous faire absorber pour enrichir l’industrie pharmaceutique.

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    • « Les humains répugnent à l’effort« . Ce n’est simplement pas vrai. Ce n’est pas pour rien que l’activité physique libère de la dopamine. Le capitalisme cherche à nous enfermer dans une telle vision délétère de nous-même et pour cela cherche aussi à éliminer toute activité physique de nos vies, de la faire passer pour rétrograde.

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      • La réalité concernant l’effort physique est malheureusement tout autre. Les chiffres nous le rappellent cruellement. Regardez autour de vous tant sur le plan personnel que collectif. Vous arriverez à une tout autre conclusion. Un exemple parmi tant d’autres, statistiquement 80% des déplacements de moins de 5km se font en voiture au lieu de la marche ou du vélo. Les chiffres sur la situation dramatique par rapport à notre sens de l’effort parlent d’eux même et il sont irréfutables. Je ne fais pas de la philosophie. Ce n’est pas pour rien que le milieu de la santé alerte sur ce constat catastrophique de la santé humaine. Entièrement d’accord sur « l’activité physique libère de la dopamine ». Comment convaincre les Français du bien fait de l’activité physique?

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