Draisienne à Paris, 200 ans

02/04/2018 14:00 - 16:00

Célébration du bicentenaire  de la présentation de la draisienne à Paris – 1818 / 2018
Le lundi de Pâques, 2 avril 2018

(23 avril) Les vidéos sont ici !
(23 décembre 2018) Ici un article d’une participante, Marie-Lou Cauchon, sur le site du magazine Le Randonneur. Comme j’y étais aussi je confirme que c’est bien comme ça que ça s’est passé.

 

La célébration du bicentenaire de la présentation de la draisienne à Paris – 1818/2018 – est un événement primordial dans l’histoire des deux-roues.

Il n’a jamais été commémoré : son centenaire tomba à la fin de la Grande Guerre et les 150 ans en Mai 68. Aussi, était-il essentiel de célébrer les 200 ans de la naissance du premier cycle, au cours d’une journée commémorative, qui a été fixée le lundi 2 avril 2018.

Cinq participants, en costume d’époque – Keizo Kobayashi, Alain Cuvier, Bruno Guasconi, Guy Gaudy et Martin Hauge – feront un périple historique en draisienne (5,5 km environ) pour se rendre sur les lieux emblématiques du Baron de Drais à Paris ; le rendez-vous de départ est fixé à 14h place de l’Odéon, proche du Jardin du Luxembourg. L’historien Francis Robin fera un commentaire historique sur chaque site.

Un peu d’histoire : le dimanche 5 avril 1818, furent présentées pour la première fois au jardin du Luxembourg des vélocipèdes ou draisiennes. Cette invention du baron Charles de Drais, de Karlsruhe, consistait en un véhicule à deux roues mues par la poussée alternative des deux pieds sur le sol et dirigé par un guidon.

En raison de la nouveauté de l’engin, cette démonstration attira une foule considérable, environ 3600 spectateurs ; la moitié de la recette fut remise aux victimes de l’incendie de l’Odéon.

Son organisateur, Jean Garcin, avait annoncé que les draisiennes parcourraient 300 toises, soit environ 600 mètres, en 3 minutes. Malheureusement, un enfant courut plus vite que la nouvelle machine ! Et Le Journal de Paris affirmera le lendemain : Le vélocipède est bon tout au plus pour faire jouer les enfants dans un jardin.

Tout le cyclisme est parti du jardin du Luxembourg : la draisienne sera le précurseur du vélocipède (à pédales) Michaux lancé à Paris dans les années 1860 et auquel il donnera son nom. Aux courses de vélocipèdes sur route, le Paris-Versailles de 1867, ou sur piste au Pré Catalan le 24 mai 1868, succédera le Tour de France ; et le Vélib’ sera l’épigone de l’invention de Drais : Paris est depuis 200 ans la capitale historique du vélo, le véhicule le plus utilisé au monde !

Le périple parisien :
➢ Lundi 2 avril à 14h00. Rendez-vous devant le théâtre national de l’Odéon.

Itinéraire : Rue de l’Odéon, Carrefour de l’Odéon, Rue de l’ancienne Comédie, Rue St-André des Arts, Place St-André des Arts, Place St-Michel, Pont St-Michel, Bd du Palais

➢ Vers 14h30 arrêt devant l’immeuble situé au n° 47, quai de l’Horloge où habitait Louis- Joseph Dineur, dépositaire du brevet du baron de Drais.

Itinéraire : Pont Neuf, Rue du Pont Neuf et Place M. Quentin, Rue Berger, Rue du Louvre, Rue Montmartre

➢ Vers 15h arrêt devant le théâtre des Variétés, 7 Bd Montmartre où fut joué dès le 2 mai la pièce satirique d’Eugène Scribe Les Vélocipèdes ou la poste aux chevaux.

Itinéraire : Bd Haussmann, Rue Taitbout, Rue Saint Lazare, Place d’Estienne d’Orves

➢ Vers 15h30 arrêt devant le jardin de Tivoli où le baron de Drais lui-même fit la démonstration le 21 octobre 1818.

Itinéraire : Rue de Budapest et Place de Budapest, Rue Londres

➢ 16h00 arrivée au n° 86, rue Saint-Lazare, devant le portail portant le nom de Tivoli.

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Évènements associés à venir

  • 31/10/2021 23:59 - 01/11/2021 01:00

    31 OCTOBRE 2021 :  PASSAGE À L’HEURE D’HIVER ET HAUSSE DES PRIX DU GAZ ET DE L’ÉLECTRICITÉ

    Comme chaque année depuis 1976, nous remontons nos montres [ou réveils] d’une heure en octobre, [ou, pire, laissons faire l'horloger universel] : c’est l’heure d’hiver [Pour rappel, l'heure d'hiver c'est Soleil + 1 et l'heure d'été c'est Soleil + 2. S'il est 6 h au soleil, l'hiver on vous fera croire qu'il est 7 h, et l'été on vous entendra dire "oh, il est déjà 8 h!!! Vite, vite" etc]. Originellement instituée pour réduire les dépenses d’énergie des européens, son impact s’est en réalité avéré faible.

    Le changement d’heure : une mesure historique à l’impact énergétique contesté

    Lors du premier choc pétrolier en 1973, l’Europe a connu une forte hausse des prix de l’électricité qui était produite dans les centrales au fioul lourd. Trois ans plus tard, il a donc été décidé d’aligner nos heures d’activités avec nos heures d’ensoleillement pour réduire notre consommation d’énergie.
    Cependant, des décennies plus tard, les résultats sont peu probants.
    Ainsi, selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), le changement d’heure aurait permis en 2009 de réaliser une économie annuelle de 440 GWh d’électricité, ce qui ne représente qu’une diminution de 0,09% par rapport à la consommation nationale cette année-là (486,4 TWh). Le changement d’heure aurait permis en 2009 de réaliser une économie annuelle de 440 GWh d’électricité , ce qui ne représente qu’une diminution de 0,09% par rapport à la consommation nationale cette année-là (486,4 TWh).

    Ces chiffres ont été confirmés à travers la voix des Européens qui, en 2018, ont été 84% à se prononcer contre « le changement d’heure » lors d’un sondage mené par la Commission européenne en ligne.
    Face à ce mécontentement, il avait été décidé de supprimer le changement d’heure en 2021 en Europe, chaque État devant choisir le fuseau horaire qui serait conservé à l’intérieur de ses frontières (heure d’été ou heure d’hiver). Cependant la crise du Covid-19 en ayant décidé autrement, la suppression ne devrait finalement pas s’opérer avant plusieurs années.

    Alors que les prix du gaz et de l’électricité ne cessent d’augmenter, les factures risquent d’être élevées cet hiver [ce qui n'a pas grand rapport avec le changement d'heure, ainsi qu'on vient de nous l'expliquer]. Une solution à cela est de changer de fournisseur en faisant jouer la concurrence. Un processus long et fastidieux désormais pris en charge par une start-up rennaise : Cherpas.
    Comme à tout auteur le respect est dû, je vous l'avoue : ceci était un extrait d'une publicité reçue à titre privé. Donc voici le nom de la jeune pousse qui a une application web permettant d’analyser en quelques clics les abonnements domestiques des particuliers (électricité et gaz, internet, mobile). Dans son "communiqué" il n'y avait pas le lien, donc je ne l'ai pas. Ils précisent qu'ils ne facturent pas cette analyse, et se payent sur le changement de contrat si vous décidez de faire appel à eux pour l'organiser.

    Et voilà, c'était mon coup de colère bis-annuel sur ce mensonge d'Etat qui perdure.