Paris sauvé

10/07/2018 09:00 - 18:00

Le dimanche 10 juillet 1994 à Paris les berges de la Seine étaient pour la première fois libérées des voitures après leur occupation par des routes express. La décision en revient à Michel Barnier, alors ministre de l’Environnement. Cet évènement qui fit date fut rapidement suivi par l’ouverture tous les dimanches.
En mai 2001 la gauche s’empare de l’Hôtel de Ville et rajoute les jours fériés à l’initiative, mais n’en parle pas et de l’améliore pas. Elles ferment désormais à 17 h, soit, l’été, en plein milieu de l’après-midi.
L’avènement de Paris-plage, un mois chaque été à partir de 2002, se fait alors au détriment des cyclistes, qui, pendant le mois le plus propice à l’essai du vélotaf, ne peuvent plus guère passer sur ces berges encombrées d’objets et de piétons.
En 2014 la fermeture définitive, d’abord de la rive gauche, consacre la destination de loisirs et de promenade donnée à ces lieux, et l’ignorance de son potentiel de réseau cycliste performant pourtant prouvé depuis 20 ans.
Les berges de la Seine à Paris ont été volées aux cyclistes, et ignorée la chance historique et unique qu’elles représentaient.

— 10 juillet 1994, Paris libéré, Paris sauvé —

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