UNE NOMINATION ET UNE ELECTION REJOUISSANTESMICHELE MERLI a été nommée le 7 juillet déléguée interministérielle à la Sécurité routière. Ce fut elle, en tant qu’adjointe au directeur de cabinet du préfet de police, qui autorisa la première ouverture des voies express parisiennes aux vélos et piétons, le 10 juillet 1994. Elle le fit avec enthousiasme et profonde compréhension de la portée de l’événement.
ROLAND RIES, le maire de Strasbourg, a été élu, le 10 septembre, président du GART, Groupement des autorités organisatrices des transports. R. Ries était 1er adjoint à la maire de Strasbourg dans les années 90, et depuis il n’a cessé de s’investir dans les questions de déplacement. Il a déclaré qu’il n’était pas « durable » d’engloutir autant d’argent dans les transports publics, et, avec d'autres mots, qu’il fallait que vélo, marche et TC soient organisés conjointement par les mêmes autorités, avec obligation de résultat.
Après les Vélib’, qui ont changé la place du vélo dans les paroles, voici sans doute venir l’ère de fortes avancées.
11 septembre 2008
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CREATION DES ZONES DE RENCONTRE ET OBLIGATION DU PORT D’UN GILET DE SECURITE HORS AGGLOMERATION.
La direction de la sécurité routière vient d’annoncer un certain nombre de mesures visant à réduire l’insécurité routière. Elles résident dans le renforcement des contrôles, la lutte contre l’alcoolémie ou la conduite sous l’emprise de stupéfiants, l’amélioration des conditions d’obtention du permis de conduire …
Quelques mesures plus spécifiques intéressent les cyclistes.
* Création des « zones de rencontre »
Sur proposition du comité de pilotage du «code de la rue», le Comité interministériel de la sécurité routière a décidé d’introduire le concept de «zone de rencontre » dans la partie réglementaire du Code de la route.
Au sein de ces zones de rencontres :
- la priorité sera donnée aux piétons qui n’auront pas obligation de circuler sur les trottoirs,
- la vitesse des véhicules motorisés sera limitée à 20 km/h.
* Obligation du port d’un gilet rétroréfléchissant
Les cyclistes sont très peu visibles de nuit, tout particulièrement hors agglomération en l’absence d’éclairage public. En conséquences le Comité interministériel de la sécurité routière a décidé de rendre obligatoire le port d’un gilet rétro-réfléchissant par tout cycliste de nuit hors agglomération à compter du 1er septembre 2008.
Les cyclistes qui ne porteraient pas de gilet seront passibles d’une contravention de deuxième classe.
---> Cette mesure paraît aussi peu justifiée que celle qui avait été envisagée concernant le casque. En effet, les services de la Sécurité routière écrivaient en mars 2005 (Pratique du vélo et sécurité routière) :
« Quant à la luminosité, elle ne peut être avancée comme une cause majeure d’accidents. De manière générale, peu de cyclistes s’aventurent la nuit, et plus de 80 % des accidents ont lieu en plein jour. C’est le manque d’attention (31 %) et le non-respect du Code de la route (14 %) des autres usagers qui accentuent le risque d’accidents. »
* Incitation au port du casque pour tous les enfants de moins de 11 ans lorsqu’ils circulent à vélo
Les blessures auxquelles s’exposent les cyclistes, s’ils chutent, peuvent être d’une extrême gravité en cas de choc de la tête contre le sol ou encore contre une bordure de trottoir. La morphologie des enfants les expose à un risque accru de traumatisme crânien. Le Comité interministériel de la sécurité routière a donc décidé de renforcer la communication sur l’intérêt du port d’un casque par tout enfant circulant à vélo, en particulier ceux de moins de 11 ans.
* Diagnostics des infrastructures et colloque national en octobre
Enfin, le Comité interministériel de la sécurité routière a décidé que l’ensemble du réseau routier national fera l’objet d’inspections de sécurité des itinéraires à fréquence régulière (tous les 3 ans) à partir de 2009, et qu’un colloque sur la mobilité urbaine, sera organisé à Paris dans le cadre de la deuxième journée européenne de la sécurité routière, le 13 octobre prochain.
is. Lesens, 13 février 2008
Le décret (30 juillet 2008) : voir à "Villes cyclables"
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Des nouvelles du « code de la rue »
Lancé en même temps que la mission «vélo», le « code de la rue » ne sera pas un nouveau code mais plutôt des modifications ou ajouts au code de la route.
L’objectif est de faire évoluer le code de la route, qui avait été créé pour la circulation motorisée. Il s’agit de s’orienter vers une organisation de l’espace public plus que de la voirie.
Après trois réunions du comité de pilotage (services de l’Etat, associations de cyclistes, de motards, de piétons, club des villes cyclables … ), il a été décidé que la première réforme porterait création de la notion de « zone de rencontre ».
Ni « zones 30 » ni « aire piétonne », la zone de rencontre s’inspire de réalisations suisses, notamment la place devant la gare de Cornavin, à Genève. Le principe est qu’aucun mode – bus, auto, moto, vélo, marche à pied… – ne doit être prépondérant. Tout l’art est donc de dessiner les lieux pour obtenir que automobilistes, piétons, cyclistes puissent adopter un comportement naturel, pour que les réflexes de crainte et d’usage de la force laissent la place à des relations fondées sur la cohabitation.
L’arrêté de création est prévu pour cette année. Suivra la création du panneau réglementaire, et la publication d’un guide.
Des codes de la rue locaux ?
La Ville de Bordeaux envisage de créer son propre « code de la rue » en instaurant par arrêté de nouvelles règles pour l’ensemble du territoire communal. Le projet prévoit notamment la possibilité pour les cyclistes de tourner à droite malgré la présence de feux – en respectant évidemment la priorité des piétons – ainsi que celle de remonter les sens interdits, ainsi que cela est déjà le cas depuis cet été dans tout le cœur historique.
(Infos déjà publiées dans Environnement local, 5 février 2007)
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