L’avenir compromis des pistes bidirectionnelles

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Dans le cadre d’un projet d’étude Florian Bonnet, du bureau Egis, se penche sur la dangerosité des pistes cyclables à double sens, et plus particulièrement celles qui longent un axe lui-même à double sens avec des véhicules qui tournent aux feux. 

Il recherche des témoins capables de lui indiquer « un lieu que vous connaissez bien car vous y passez tous les jours, à vélo, en voiture, à pied, en bus… et vous y trouvez la situation dangereuse. « Il s’agit bien de pistes en double-sens.

Florian Bonnet est Expert en insertion des transports en commun et pistes cyclables chez Egis, gros bureau d’études en ingénierie des services d’exploitation et de mobilité.

L., spécialiste de la mobilité des familles, se demande s’il y a des pistes cyclables bidirectionnelles qui soient bien insérées. Elle trouve que c’est toujours difficilement lisible et que si ce n’est pas dangereux pour les cyclistes, ça génère a minima des conflits avec les piétons.  

Elle reconnaît que s’il n’y a pas de traversée cela fonctionne. Mais dès qu’à vélo on veut tourner c’est compliqué, précise-t-elle. Les piétons eux aussi ont du mal à comprendre cet axe à vélo dans les 2 sens, après avoir traversé la route avec les voitures.

Elle rappelle que la recommandation à Copenhague c’est justement d’éviter les pistes bi-directionnelles. 

J., expert Mobilités actives et sécurité au Cerema, fait savoir qu’il n’aime pas ces aménagements censés sécuriser les déplacements cyclistes et qui se révèlent dangereux, tout en réduisant la fluidité du déplacement à vélo, et en l’allongeant. Il ne s’étonne donc pas que des « musculaires » préfèrent rouler avec les autos. Il rappelle que l’excès de séparation est nuisible à la sécurité, ce que savent très bien les professionnels chevronnés.  

D’autres personnes alertent sur les endroits où il y a un tramway en parallèle, ce qui complexifie le jeu des feux puisqu’on tente toujours de lui donner la priorité. 

On nous cite des cas à Bordeaux et alentours, à Grenoble, Nice, Lyon et Marseille. Parfois c’est surtout le manque de visibilité qui créé le danger.

Florian Bonnet pense qu’on améliorerait beaucoup de choses en faisant respecter les vitesses et en limitant le volume du trafic motorisé. Dans ce cas la séparation n’est pas indispensable, remarque-t-il.

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