Pour ne pas finir gâteux … une seule solution, le vélo

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par | Mar 2, 2026 | Sciences | 1 commentaire

La pratique du vélo ne combat pas seulement la graisse abdominale, elle créé aussi une hormone capable de créer de nouveaux neurones dans votre cerveau, et par là vous éviter la dégénérescence. C’est bien plus que les autres bénéfices physiques, notamment cardiaques, largement documentés.

En fait vos muscles communiquent directement avec votre cerveau. L’hormone s’appelle en anglais Irisin et était déjà connue pour son rôle dans le métabolisme. On sait aujourd’hui qu’elle est également un messager entre nos muscles et notre cerveau. 

Rouler créé une protéine nommée FNDC5 qui peut engendrer la molécule Irisin qui s’introduit dans notre sang. On sait désormais qu’elle réussit à entrer dans le cerveau via l’hippocampe, qui est la région de l’apprentissage et de la mémoire, et que là elle aide à la production de nouveaux neurones qui viendront remplacer ceux qui meurent. Les fonctions cognitives s’en trouvent améliorées, notamment les apprentissages rapides et la mémoire du long terme.

Alzheimer c’est, grosso-modo, la perte de communication entre les neurones, ce qui amène à la perte de la mémoire et au déclin cognitif. L’étude montre que même si la maladie a commencé, le vélo agit favorablement. Il serait donc préventif et curatif. 

Toute activité physique est bénéfique. Seul le cyclisme potentialise la production d’Irisin. Cela pourrait être dû au fait que pédaler ne se fait efficacement que s’il est rytmique. Vous savez, parfaitement égal, toujours le même rythme, c’est le dérailleur qui absorbe les côtes, et cela sur des durées qui peuvent être très longues. Comme la course à pied, mais en bien plus long et sans traumatismes sur les membres inférieurs.
Aller à vélo c’est donc formidable : on créé soi-même le médicament, et c’est notre coeur, qui va mieux lui aussi, qui pompe et amène tout ça au cerveau ! 

Il y a juste une question de dosage à respecter : il faut pratiquer le vélo en endurance (on ne fonce pas, on maintient le rythme) et chaque sortie doit être au minimum d’une heure. Mais il faut aussi savoir donner un coup de rein en cas de besoin, à condition de ne pas s’essouffler. En gros il s’agit de la pratique cyclotouristique sportive mais non compétitive.

How Your Legs Produce The Medicine Your Brain Needs To Fight Dementia
CyclingWeek, 27 janvier 2026

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Michèle Dambrine
7 jours

Super et encore une fois merci Isabelle pour tous ces rappels ! Et tellement vrai !
En plus le vélo permet un déplacement « assis » donc moins fatigant que la marche à pied, avec le poids du corps porté sans effort…
Ceci est très intéressant pour celles et ceux (âgés ou avec certains handicaps) qui ont des difficultés à marcher, et retrouvent une mobilité possible et plus facile à vélo, en particulier dans nos villes si peu soient-elles aménagées pour les cyclistes.
Le vélo c’est la vie, et plus tard cela peut devenir un moyen de vie retrouvée, et de maintien de la vie en société !

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