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D’ici 4 ans, les émissions de gaz à effet de serre de la filière Centres de données pourraient atteindre 920 MtCO₂e. (Au niveau mondial) Pour donner un ordre de grandeur, cela représente environ deux fois les émissions annuelles de la France. C’est énorme.
Les infrastructures numériques construites aujourd’hui sont conçues pour être exploitées sur plusieurs décennies (environ 25 ans). Or, leur poids futur dans les scénarios climatiques est loin d’être neutre : elles pourraient prendre jusqu’à un sixième des capacités mondiales de captage et stockage du carbone à la fin du siècle. Cela réduit d’autant les marges disponibles pour les autres secteurs de l’économie.
Aujourd’hui, environ 43 % de l’électricité utilisée pour les centres de données liés aux usages des Français est produite hors de France (Ademe, 2026).
En effet, le recours à une électricité bas-carbone, comme celle majoritairement produite en France, permet de réduire significativement les émissions : l’impact climatique peut être de 10 à 20 fois inférieur à celui d’une électricité issue du gaz ou du charbon.
L’arbitrage entre les différents usages de l’électricité bas-carbone devient central et nécessite une vision globale des besoins énergétiques futurs.
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Lire la suite … et penser aux usages électriques pour le – les vélos.
⏩️
L’IA est-elle compatible avec nos objectifs climatiques ? Shift project, mars 2026 : lettre d’information Dans l’oeil du Shift
Lire aussi :
⏩️ Intelligence artificielle, données, calculs : quelles infrastructures dans un monde décarboné ? Rapport final du Shift project.





Et tout ça pour quoi ?
En grande partie :
Faire des photos et vidéos truquées, au mieux inutiles, au pire nuisibles,
Faire sa liste de courses ou trouver des recettes (ce que l’on faisait très bien sans IA),
Planifier une randonnée (avec les risques que cela comporte),
Créer des oeuvres musicales et autres
Plein d’autres trucs dont on se passe volontiers.
Certes des applications sont vraiment utiles (médecine par exemple), mais quelle proportion d la dépense énergétique globale de l’IA représentent-elles ?
Et quel modèle économique pour l’IA ?
Qui finance ces usages superflus voire nuisibles ?
Qui va payer pour les infrastructures énergétiques nécessaires ?