Une quarantaine de personnes représentaient les tenaces arpenteurs et promoteurs des voies vertes, ce samedi 25 avril dans une Auberge de Jeunesse du nord de Paris. Ils sont ici pour l’assemblée générale de l’Association Française des Véloroutes et Voies Vertes, AF3V. Certains en ont profité pour aller au festival VéloàParis.
Voici ce qui ressort de cette journée, d’après les propos recueillis à la sortie.
- Diagnostic et Label des voies vertes vont être dissociés. Le label reste payant et est un outil de promotion, l’obtenir nécessite d’avoir été diagnostiqué mais tous les diagnostiqués ne souhaitent pas forcément avoir le label.
- La convention qui lie depuis 10 ans l’AF3V et Voies Navigables de France (patron des canaux navigables) va devoir être revue et le travail doit commencer.
- La fête des voies vertes a lieu pour la seconde fois pendant Mai à vélo.
- Le prochain colloque aura lieu le 22 septembre à Toulouse. Il portera sur les emprises ferroviaires, ce qui est plus large que les seules voies désaffectées. Il est déjà annoncé.
- Le 13 mai ils animeront un webinaire avec l’ADEME sur la réaffectation de certaines routes en voies à priorité cycliste. (Pour participer il faut s’y inscrire.)
- Les problèmes de cohabitation cyclistes – cavaliers existent depuis la création du cheval d’acier. On s’en plaint encore 150 ans après dans certaines régions comme la Normandie. L’AF3V a décidé de tirer l’affaire au clair.

Leur conseil d’administration a accueilli trois nouveaux membres:
- Christophe Derouet, responsable du site Handivélo, lui-même non-voyant
- Anca Duguet, une ancienne de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Île-de-France (aujourd’hui Institut Paris-Région),
- Serge Philippe, le responsable de Syklett, atelier associatif tourné vers l’apprentissage, le réemploi et la construction de vélocargos pour soi.
▶️ Lorient rend des services au vélo
Serge Philippe (Lorient) devient le secrétaire, Armand Portaz (Grenoble) vice-président, et Christelle Cubaud (Rouen) reste présidente.






Bonjour, je voudrais savoir, en tant que piéton ou coureur à pied, si le code de la route m’autorise à circuler sur la gauche donc « face au danger » sur une piste cyclable autorisée pour piétons et cyclistes dans les 2 sens. C’est un piste cyclable goudronnée sur 2,50m de large traversant la forêt landaise pour se rendre en général vers l’océan où l’inverse.
En général je fais mon footing en courant sur la gauche et l’entente entre cyclistes et piétons se passe parfaitement, SAUF dernièrement, une FOIS, le cycliste n’a pas voulu se déporter légèrement sur le milieu de cette piste, il avait largement la place de le faire, un personne bornée, têtue !
Vous parlez de voie verte (à double sens), mais la réponse est valable aussi pour une piste cyclable. Vue sa largeur très insuffisante je crois que ce dont vous parlez est une « piste des Allemands », qui surveillaient le littoral pendant la guerre. Ils étaient à moto. Evidemment c’est autorisé, et ceux qui marchent à gauche s’aperçoivent immédiatement que c’est beaucoup plus confortable. C’est non seulement autorisé, cela devrait être obligatoire !
Vous aurez remarqué que les gens âgés le font spontanément.
La cause en est que l’automobile a complètement façonné les gens à « rouler à droite » donc marcher à droite, et sans doute aussi que la marche a perdu beaucoup d’adeptes, sauf en promenade. Je rappelle par ailleurs qu’à l’origine les voies vertes sont des pistes cyclables, et alors les piétons avaient le droit d’y marcher sur les bords ! … On les a « transformées » en voies vertes souvent par facilité seulement. Faut-il rappeler qu’une voie verte n’est autre qu’une voie … réservée aux non-motorisés, comme l’autoroute est une voie réservée aux motorisés.
Le résultat est que les autorités invitent presque toujours (pictos, réglementation, panneaux, affichage …) à marcher à droite, et que même les associations n’osent pas prendre conscience de l’hérésie.
J’en ai parlé plusieurs fois. En voici trois exemples :
(1) On a trouvé le panneau qui fait la paix sur les voies vertes
(2) Voies vertes, pourquoi tant de détournements ? Comment y remédier ?
(3) Voies vertes : en finir avec les conflits piétons-vélos
Sur une route, vous marchez à gauche. Le camion voit que vous le voyez. Vous pouvez même tendre le bras pour faire un peu plus de volume, et faire un signe de remerciement !
Sur la route vous marchez à droite. Le camion vous voit mais pense que vous êtes sur le bord. Vous ne le voyez pas, et si vous l’entendez soit vous vous retournez, soit vous vous poussez dans l’herbe, dans tous les cas vous interrompez votre marche. Lui il n’a aucune raison de se décaler, il va même vous passer tout près.
Utilisateur régulier d’une voie verte pour aller en ville ou en revenir, je confirme qu’il est bien plus confortable pour tous que les piétons et coureurs à pied circulent sur la gauche de la voie.
Cela leur permet de voir arriver les cyclistes et permet aux cyclistes d’éviter de devoir « sonnetter » (ce qui est un pb pour les malentendants ou les personnes en grande discussion) pour s’annoncer lorsque les piétons circulent à droite.