Combiner les compteurs posés sur les itinéraires avec les données des téléphones mobiles, voici le nouveau service que propose la société Eco-Compteur.
Savoir combien de cyclistes passent sur votre piste ou votre chemin, ce fut déjà un très grand progrès, il y a 25 ans. Distinguer les vélos des autos ou des piétons a suivi. Aujourd’hui à Eco-compteur ils sont même capables de savoir de quel genre de cycliste il s’agit. Local, sportif ou voyageur ??? et aussi de détecter les vrais carrefours dangereux.
▶️ Détecter les quasi-accidents pour mieux les prévenir, février 2026

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De progrès en progrès nous voici en avril 2026 et nous découvrons que l’option Visitors Flow vient d’être créée.
Les flux de visiteurs
Deux savoir-faire s’additionnent, Compter et Savoir tout le reste. Ce nouveau service ne concerne pour l’instant que les piétons, mais fera rêver les cyclistes. D’où ils viennent (pour l’instant que en France), par où ils passent, où ils s’agglutinent …
L’intérêt est de savoir exactement ce qui se passe et donc d’avoir de bonnes bases pour adapter la signalisation, l’emplacement des services, etc.
Les rendus sont variés, trajets, zones de chaleur, durée du stationnement, distances parcourues, temps de marche jusqu’au site, ou en centre-ville, tout cela vous aidera, y compris éventuellement à mieux positionner vos compteurs.

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Eco-compteur, nul n’est apôtre dans son pays
Eco-compteur est à l’origine une petite entreprise bretonne créé un peu avant l’an 2000 par des sortes de Géo-trouve-tout de la collecte et du traitement des passages … Leur objectif était clairement d’aider les collectivités locales à savoir quel succès rencontrait leur sentier de bord de mer ou d’ailleurs, ou leur piste. Leur premier compteur est toujours là, à Perros-Guirec sur le sentier des douaniers.
▶️ Index Mondial du Vélo Eco-Compteur : + 8% entre 2013 et 2014.
Le succès fut d’abord nul en France, et très prometteur ailleurs. Aujourd’hui nos géo-trouve-tout travaillent dans 57 pays, ont 8 filiales et plus de 25 000 compteurs en service. 15 % de leur chiffre d’affaire est consacré à la recherche et développement.
Pour la France il fallut attendre que Vélo&Territoires se charge du suivi des véloroutes françaises et propose aux collectivités une comparaison entre elles à partir de leurs compteurs. Succès immédiat.
▶️ 689 compteurs de vélos en France, juin 2017 – En juin 2014 c’était 614 compteurs, répartis dans 24 pays. Evidemment ça ne mesure que ce qui est mesuré, là où il est souhaité de mesurer.

Le problème c’est que la donnée est menacée.
Le Point d’accès national des données de mobilité, le Pan, pourrait voir son budget réduit de moitié. Le Groupement des Autorités organisatrices de mobilité (Gart) s’alarme de cette menace sur le principal soutien à l’ouverture des données de mobilité des collectivités.
Cette start-up d’État [Dans le temps Léry Jicquel travaillait à la coordination de ces structures], l’une des toutes premières à avoir été créée, dépend depuis le 1er janvier [2026] de la Direction de la mobilité routière au sein du Ministère des transports [dont dépend aussi le bureau des mobilités actives et décarbonées, dirigé par Suzanne Lécroart, ancienne adjointe de Thierry du Crest]. Elle s’occupe notamment de maintenir le Point d’Accès National des données routière (Pan), une interface essentielle pour permettre aux données ouvertes par les collectivités organisatrices de mobilité d’être accessibles aux autres acteurs du secteur. Concrètement, lorsque l’on demande un trajet en transport en commun à SNCF Connect, Google Maps et consort, c’est le Pan qui est appelé.
« C’est une plateforme qui sert d’exemple dans le monde entier », insiste Isabelle de Robert, directrice Europe de Mobility Data, l’ONG qui (entretient) les standards GTFS et GBFS. « C’est une représentation de l’ouverture des données et d’infrastructure ouverte qui fonctionne. Sur ce sujet, la France est un vrai modèle en Europe et dans le monde ».
La Gazette des communes, 7 avril 2026 (en pdf)
Les ajouts en italiques sont de moi.



