Les commerçants ne jurent que par les zones piétonnes

Piétonisation et rapports humains, deux mots qui sont revenus lundi comme en boucle, lors de la première partie du congrès national de l’association Les vitrines de France, qui regroupe les commerçants de centre-ville. De là à penser au vélo il y a de la marge.

S’ils se réjouissent parfois qu’il y ait des parkings sous-terrains, ils insistent surtout sur l’âme des centre-villes, et sur leur complémentarité avec les centres commerciaux de périphérie. Les intervenants de la matinée ont beaucoup insisté sur les animations, sur la qualité de l’espace public, et sur le fait que le centre-ville doit (re) devenir une destination en tant que telle. Selon eux c’est là que doivent se re-trouver les services publics, les bars, les médecins ou les bibliothèques. 

Le moment est venu de réoccuper le centre-ville, de re-créer de la convivialité, de re-donner une identité aux centre-villes, nous a-t-on dit. Les bancs publics font ainsi partie des fondamentaux. 

Les moyens à mettre en oeuvre sont les mêmes que ceux que préconise Centre-Ville en mouvement, l’association des élus de centre-ville, notamment de disposer d’un manager de centre-ville et d’avoir une action sur les locaux vacants. Certains procèdent à des préemptions pour à la fin revendre, d’autres vont même jusqu’à infliger une taxe sur les « friches commerciales » (non sans avoir d’abord dialogué) afin d’amener le propriétaire au réalisme économique.
A Vannes l’association des commerçants gère 3 cafés installés sur des lieux publics.
A Nantes l’association Plein centre Nantes va même signer un contrat avec l’ADEME et la métropole pour recruter un animateur de transition énergétique et d’économie circulaire (déchets, énergie, déplacements, logistique, végétalisation).[MàJ 1-10]

 

 

Finalement ce qui manque dans la réflexion c’est la façon dont les citoyens se rendent en ville. De nombreux vélos illustraient les vidéos apportées par les intervenants, mais ont-ils seulement été remarqués? Pourtant s’ils ont été mis dans les images il doit bien y avoir une raison, même inconsciente. On attend donc une réflexion sur la mobilité, qui viendra peut-être des élus, si les commerçants n’en veulent pas. Les trottoirs et les pistes cyclables peuvent permettre de se passer de voiture, et donc de grands parkings en plein centre-ville ! Tout le monde n’y est-il pas gagnant, le climat avec ? 

Les vitrines de France
Fédération nationale des centres-villes
Page facebook.

A noter que justement Centre-ville en Mouvement sera en réunion régionale à Caen le 16 octobre, avec un programme alléchant.
Voir également LE livre sur le sujet de la mort des centre-villes : Comment la France a tué ses villes, par Olivier Razemon. Il en est à sa deuxième édition.

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1 thought on “Les commerçants ne jurent que par les zones piétonnes

  1. La ville d’Arras refuse de supprimer une seule place de stationnement auto, même pour améliorer la visibilité des piétons au niveau des traversées (sécurité) ou installer en chaussée 4 arceaux pour les vélos: les élus ont peur des commerçants. Résultat : tous les arceaux encombrent les trottoirs et gênent les piétons!

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