Le point sur le stationnement des vélos

S’il est une vraie question, c’est bien celle du stationnement des vélos, au domicile, au travail, à la gare comme sur les grands évènements. Pas mal d’initiatives pour le stationnement des vélos voient le jour. Elles sont publiques ou privées. Ce dossier en présente un choix, ordonné par types de besoin.

Cet article ne prétend pas dresser une liste exhaustive des solutions existantes, d’autant qu’il m’a été inspiré par une communication faite au comité vélo de Paris15. Je l’ai cependant enrichi de données récentes concernant d’autres lieux que l’arrondissement le plus peuplé de la ville la plus dense d’Europe. En route pour Paris, Rouen, Saint-Nazaire, Nantes et Marseille ! 

  1. Arrêts, stationnement provisoire dans la rue en ponctuel libre ou sécurisé, chez quelqu’un
  2. Gardiennage sur les lieux d’évènements ou de grande affluence
  3. Stationnement pérenne à long terme ou de nuit à la maison, vélo-station, véligo, consigne, Mobilypod, en parking

1- Arrêts, stationnement provisoire

  • dans la rue sans sécurité
  • dans la rue avec sécurité
  • chez quelqu’un

1a- Stationnement ponctuel dans la rue

La Ville de Paris pose beaucoup d’arceaux ou appuis-vélo, la règle étant désormais d’en mettre aux carrefours et aux passages piétons afin de dégager la visibilité. Il arrive aussi qu’on en mette à des points singuliers. Depuis de nombreuses années le matériel pour les vélos est différent de celui des motos, mais les motos utilisent aussi ceux des vélos, l’inverse n’étant pas possible (épinglettes ou même simple marquage). Pour remédier à l’utilisation des arceaux à vélos par les 2RM la Ville rapproche le plus possible les arceaux, ce qui les rend parfois difficiles d’accès aussi aux vélos. 

Les modèles changent, le dernier en date de la Ville est le « trombone », mais elle installe aussi désormais des appuis achetés à l’extérieur se présentant comme des accordéons en tube galvanisé. L’essentiel est que l’on puisse appuyer le cadre et la roue avant, et les attacher au support. Ces dispositifs n’assurent qu’une sécurité très relative aux nombreux vélos qui y passent leurs nuits. 
Des arceaux abrités se trouvent souvent près des petites gares, ou à celles des RER en région parisienne. En campagne ils ont peu de succès. Forcément, leur sécurité n’est pas meilleure que sans abri ! 

1b- Stationnement ponctuel et sécurisé dans la rue

Sharelock. Accroché aux potelets présents dans les rues, ce dispositif permet de sécuriser les vélos stationnés sur la voie publique. Abonnement : 10€ par mois. Réservation ou simple repérage par smartphone. 200 euros remboursés si vol. En expérimentation à Rouen depuis janvier, développé par les dirigeants-fondateurs du bureau d’étude 6t. Plusieurs villes ou arrondissements des régions parisienne et lyonnaise ont été approchées.

Sharelock

Un vélo à assistance bardé d’électronique rendant le vélo « involable » : Voltaire. Son prix de vente commence à 2390 €. (Vu dans Velotaf et ajouté le 7 mai)

En développement

Parkloc. Dispositif permettant de bloquer et cacher jusqu’à 80% du vélo, sans besoin de cadenas. Implantées sur l’espace public, elles ont besoin d’un branchement électrique. Abonnement ou réservation à l’heure via smartphone.  

Voir aussi Parkloc sur Instagram.

1c- Stationnement ponctuel chez quelqu’un

Velhome, une jeune entreprise universitaire a lancé en novembre dernier, à Rouen encore, ce concept d’entraide. Il s’agit de réserver un hébergement ponctuel chez quelqu’un, par exemple pour un rendez-vous ou pendant un déplacement en train. Ils affichent à ce jour plus de 700 membres, 60 hôtes et 150 stationnements réalisés. Le 20 mai, lancement de la plateforme au niveau national.

Le garage à vélos partagé de quartier de la Petite Reine du Faubourg. Une initiative privée de location en commun d’un garage en ville. Voir la présentation, ou directement la fiche. (ajout suite à l’envoi d’un lecteur)

2- Gardiennage sur les lieux d’évènements ou de grande affluence

Wheelskeep, sur les plages, évènements ou autres, organise et gère un stationnement surveillé, en général payé par la collectivité ou le professionnel, souvent gratuit pour le cycliste.
Pour le Top14 à Bordeaux (demi-finale de rugby) la société louait en ville 650 vélos municipaux (les entreprises en ont beaucoup fait bénéficier leurs salariés). Le stationnement des vélos à l’arrivée au stade était gratuit pour eux, et payant pour les autres cyclistes (dégressif à partir de 1,50 €/heure).
L’itinéraire festif avec bière offerte à l’arrivée était une incitation très forte à y aller à vélo : la fête commençait dès la prise du vélo ! Cette expérience pourrait se transformer en super opération pour les Jeux-Olympiques, elle l’est déjà à Marseille sur le site des Halles, et l’a été en Charentes pour le Tour de France…

Sur 9 places de voitures Wheelskeep case 100 vélos. Pour le gardiennage elle contractualise souvent avec des entreprises d’insertion, et complète avec des étudiants, créant là des montages gagnant-gagnant. Exemple à Anglet en vidéo. D’autres images sur instagram.

3- Stationnement pérenne à long terme ou de nuit

  • à la maison
  • en vélo-station
  • en gare
  • en consigne
  • en parking classique

3a- Les locaux à la maison

Il n’en reste plus beaucoup, ils sont parfois sales ou encombrés. Les résidences socialesu des années 50-60 des quartiers périphériques parisiens ont des garages fermés individuels sur le terrain. 
En habitat dense les sociétés publiques d’habitat social ont souvent des locaux en sous-sol qui ne sont pas gérés sérieusement. S’ils ne finissent pas condamnés, c’est presque pire. A Paris les bailleurs sociaux tendent à les remplacer par des abris en surface (cour ou jardin) plus faciles à surveiller, et moins ambitieux pour le nombre de places.
La création de locaux sécurisés est obligatoire lors de rénovation ou construction. Voir l’article La fin des pince-roues et des arbres sectionnés : précisions réglementaires sur le stationnement. 
Pour les copropriétés la Ville de Paris propose une aide à la création qui se monte à 50% du coût, jusqu’à 2000 €HT (décision de décembre 2017). 

3b- Les vélo-stations

Une vélo-station est en principe un grand garage public pour vélos, avec services tels que magasin de vélos, atelier, informations, et même parfois bureaux, locaux associatifs, café-restaurant, boutiques … Certaines sont célèbres, comme la plus grande du monde à Utrecht (Voir l’article Stationnement et intersections aux Pays-Bas. Voir aussi la description qu’en fait l’APUR (Atelier parisien d’urbanisme).1) ou celle de Bâle (à la fin de l’article Une visite à Bâle : intégration, légèreté et efficacité). Celle de Toulouse-Matabiau est également remarquable (article sur quelques gares à la bonne accessibilité. La vélostation y est vers la fin de l’article). 
Toutes celles que j’ai visitées en Europe sont gardées en permanence, avec bureau d’accueil et surveillance, de même que les locaux de stationnement pour vélos situés en ville. Aux Pays-Bas contrôles à l’entrée et surveillance sont souvent confiés à des personnes en insertion, pour qui cela est une activité très gratifiante. A noter que l’accès peut être gratuit pour les 24 premières heures, c’est-à-dire pour les touristes !
En conseil d’arrondissement j’avais regretté que ce mode de gestion n’ait pas été envisagé pour la vélostation du 15ème arrondissement. 

La « vélostation » (qui donc n’en est pas une) de la gare Montparnasse a ouvert fin octobre 2020. Elle dispose de 375 places, dont certaines pour VAE et pour vélo-cargos, et de 176 casiers pour lesquels le client fournit son propre cadenas. L’aménagement est remarquable, très habile et très beau.
Sa gestion a été confiée à la société Indigo, qui exploite un parking automobile situé à proximité (rue de Rennes), et a sous-traité la gestion des abonnements à la société 12.5 (voir plus bas).
L’abonnement est de 75 € par an, ou 10€ mensuel, 25€ par trimestre.
Il n’y a personne à l’accueil et la surveillance est assurée par des caméras et quelques rondes. Pour obtenir son badge d’entrée il faut aller à une adresse située à un kilomètre de là2.

Au 21 janvier, jour de l’inauguration, 3 mois après l’ouverture, il y avait 60 abonnés, dont des places pour un ministère.
Pourquoi si peu ???
Sans doute parce qu’il n’a pas été prévu de stationnement de courte durée, au moins à la 1/2 journée, que les accès depuis les rues adjacentes ne sont pas encore faits (obligation de rouler sur un trottoir, pente trop raide, sens interdit… ), qu’on ne peut pas prendre son abonnement sur place et qu’il n’y a personne à qui parler. De plus il y a eu fort peu de promotion, comme s’il importait peu que cet espace se remplisse.

Site de la Ville de Paris (présentation générale). 
Site des parkings Indigo à Paris  (tarifs, abonnements). 

3c- Les véligos et abris vélo des gares

Ce sont les locaux à vélos des gares importantes, véligo étant leur nom en Ile-de-France, comme tous les dispositifs de mobilité mis en oeuvre par la Région. Celui de la gare Montparnasse, côté arrière (boulevard Pasteur) dispose de 60 places, toutes prises. L’abonnement est de 20 € par an, réservé de-facto aux abonnés des transports urbains. On ignore ici le fait que tous les vélos ne sont pas là en même temps, il n’y a donc que 60 abonnés. Heureusement il y a aussi une belle quantité d’arceaux à l’abri des intempéries et des yeux de la rue, entre voies de charge et dépose des taxis et entrée arrière. 
On trouve ce type de local un peu partout en France, certains sont bien gérés, d’autres à l’abandon (Massy). Ils peuvent être dans un bâtiment pré-existant (Rueil-Malmaison), on en trouve aussi à certaines stations de tramway (Nantes, Le Havre…) ou même en face de l’office de tourisme. Lorsque l’accès est facile, ou gratuit et non contrôlé correctement, ils perdent toute sécurité, et sont donc vides (ou utilisés par d’autres personnes pour d’autres usages.)

Le Havre ?

En Ile-de-France c’est Ile-de-France mobilité qui en gère la majorité. Elles seront gratuites pour les abonnés aux transports publics à partir de l’automne, à cause du fait que les parkings automobiles des gares le sont déjà, ou 10 € par mois, 30 € par an pour les non-abonnés. Il faudra quand même s’inscrire, à une ou plusieurs consignes, utiliser un badge pour ouvrir et ne pas les utiliser comme un placard : en cas de trop grande somnolence votre vélo sera éjecté. Toutes les gares de la Région seront un jour équipées, il manque au moins … 100 000 places. 

3d- Les consignes à vélos

50 boîtes achetées à un prestataire qui se charge de la pose et de la gestion, sous contrôle de la Ville, pour 5 ans. 6 places chacune, donc 300 pour tout Paris, abonnement à Paris 75 € par an. Coût pour une consigne posée : environ 5000 € (probablement sans compter la gestion et l’entretien). Pour disposer d’une place il fallait s’inscrire puis être choisi par tirage au sort. Selon la Ville les listes d’attente sont très faibles (1 à 2 personnes). 

Entrée côté trottoir pour cette consigne à vélos

Les chiffres donnés pour les consignes du 15ème (uniquement abonnés accédant via leur smartphone, les autres disposent d’un badge et ne sont donc pas traçables) indiquent que les moyennes d’utilisation (entrées-sorties) sont faibles.
Par exemple pour 130 jours d’abonnement (moyenne selon l’ancienneté de l’abonnement) et 6 vélos, on constate une moyenne de 5 entrées-sorties dans l’une, de 81 dans l’autre. Pour 134 jours dans une troisème on trouve même 1 abonné avec une seule entrée-sortie : Il y a mis son vélo et on ne l’a jamais revu. 

Sur les 4 consignes du 15ème, une seule, rue Duranton, a tous ses abonnés en accès par ordiphone. On y a une moyenne de un peu moins de 2 AR par jour, pour 6 abonnés, mais pour 114 jours d’abonnement (en moyenne) un abonné n’est entré qu’une seule fois, sans ressortir, et 4 abonnés n’ont fait que de 2 à 5 AR : 5/6 abonnés de l’échantillon utilisent la consigne comme un placard. 

De tels dispositifs sont installés un peu partout, comme à Allaire, à l’ouest de Redon. Leur utilisation peut poser problème si leur gestion n’est pas rigoureuse. Le cadenas de porte doit souvent être fourni par le cycliste, comme à Agen, à proximité du gite d’étape … (vous connaissez un vélo-voyageur qui se promène avec un cadenas ?). Dans les campings les cyclistes préfèrent souvent garder leur vélo à proximité de leur tente… En ville si l’emplacement ou le positionnement est mal choisi il peut devenir rapidement un urinoir (et plus) à ciel ouvert. Ces consignes sont peut-être séduisantes, elles ne font pas de miracle pour autant.

Consigne de la rue Duranton, Paris 15ème, côté entrée

Ajouté le 18 avril : Urbox, solutions de garages « verts » sécurisés, mobiles et de proximité pour tous types de 2 roues.

En développement

Les Mobilypod, créés par la société Nielsen-concept. Ce sont des containers du port de Saint-Nazaire que la société transforme en abris multi-fonctions. Le 15ème en aura un au début de l’été en expérimentation pour le stationnement des vélos sous le métro aérien à la station de métro Sèvres-Lecourbe.

Image publicitaire

La ruche à vélo, projet nantais qui va bientôt se concrétiser près de la gare d’Angers. Il s’agit d’une sorte de tour qui fait dépôt et retrait automatique des vélos en moins de 30 secondes. C’est le site velook qui en parle.

Angers

La ruche à vélo a remporté le Grand prix Innovation Bercy 2020 et vient d’être lauréat de l’appel à projets Innovations – mobilités « Jeux Olympiques 2024 ». Voir leur site. (7 mai)

KLIPARC, le stationnement gardé réinventé, en ville comme ailleurs. Voir leur site. Voirmon article : Klipark réinvente le stationnement gardé – en ville et partout (25 juin)

3c- Stationnement « en édifice » ou dans un parking

  • parkings concédés de la Ville de Paris
  • 12.5
  • Yespark

Parkings concédés de la Ville de Paris. En janvier 2017 le conseil de Paris avait décidé que, lors des renouvellements de concession, les garages concédés allaient devoir offrir des places (pas beaucoup) pour les vélos et pour les motos. Il n’était rien précisé pour les accès, le type d’aménagement ou le contrôle. Cela concernait directement celui de la mairie du 15ème, qui d’ailleurs mentionne les vélos parmi les véhicules autorisés, mais … ne leur propose pas d’abonnement depuis le site. Le concessionnaire est une société d’économie mixte de la Ville. Je sais qu’il y a au moins un cycliste ravi, puisque je l’ai rencontré, et qu’il y a probablement aussi un propriétaire de vélo cargo, puisque je le lui ai conseillé. Il m’est difficile de vérifier quoi que ce soit puisqu’il faut être abonné pour rentrer. 

Accessible à vélo… et alors ?

Nouveau ! Ce 20 avril j’ai pu y rentrer. Il y a 15 places, toutes prises, avec du bon matériel d’arrimage. Le prix est de 12 € par mois, dégressif. Les arceaux sont devant la cabine du gardien, ou dans un local grillagé et fermé à clé, à proximité. Ce dispositif me paraît tout à fait satisfaisant, si ce n’est sa faible taille. C’est à la Ville de le faire s’élargir!

Dans les environs, à Paris, il y en a d’autres, certains gérés par une autre société, et ils ne font guère mieux. Même lorsque le vélo est mentionné, même lorsque la mairie a donné des conseils d’aménagement, même lorsque des travaux ont été entrepris en ce sens, même lorsque le parking est tout neuf, il n’y a souvent pas d’abonnement adapté ni de mention d’un emplacement équipé spécifiquement.  Quant aux accès ce sont toujours les rampes pour automobiles puisque les ascenseurs sont presque toujours trop courts pour un vélo. Une décision du Conseil de Paris peu suivie d’effet, donc, sauf devant la mairie du 15ème ? 

Parking de la mairie du 15ème

La société 12.5, (12,5 m2) a pris pour nom la surface nécessaire pour garer une auto avec les dégagements (accès, manoeuvres). Elle loue des emplacements équipés pour les vélos au prix de 180 à 210 € par an, 35 à 40 € par mois (3 ou 6 mois possibles aussi).
Cette toute jeune société pratique une sorte de sous-location des places disponibles dans les garages en édifice, en commençant par ceux des résidences sociales et des parkings publics. Elle aménage chaque place en plusieurs places destinées à 3 vélos, 2 motos et 3 trottinettes3. Pour les vélos elle fournit des pince-roues et une chaîne fixée au sol au niveau du pédalier. L’accès se fait par le badge fourni, les vélos sont identifiés par un autocollant. 

L’inauguration de celui de la rue Falguière a eu lieu le 21 janvier 2021, avec une et une seule abonnée, et un seul emplacement. Le 15 mars 2021 il restait de la place pour au moins un vélo4. 

12.5, inauguration rue Falguière

Le même principe à Bruxelles : Une nouvelle plateforme met en lien propriétaires de garages et cyclistes. RTBF, 26 avril 2021. Un rack à vélos, une chaîne pour les sécuriser ainsi qu’une pompe pour gonfler les pneus. Ça s’appelle Roof.

Yespark. L’agence qui fait le lien entre places de parking libres et automobilistes (et motards) est en train d’élargir sa proposition au vélo. Sa première adresse à Paris est proche de l’hôtel de Ville, et coûte 12,50 € par mois. Toutes les places sont louées. Dans un premier temps Yespark propose son service aux bailleurs sociaux, comme a fait 12.5, et compte ouvrir plusieurs adresses à Paris d’ici l’été. Viendont ensuite la petite couronne parisienne, puis les grandes villes françaises. Son offre devrait consister en une place transformée en remise fermée pour 5 ou 6 vélos. Pince-roue et attache fixée au sol selon la même inspiration, télécommande pour entrer depuis la rue puis clé classique pour la porte de la remise, pas de prise électrique, l’offre s’annonce aussi simple que possible. 

Des quelques témoignages recueillis il ressort que l’achat d’un vélo de prix ou d’une motocylette légère (VAE) ne se fait qu’après vérification de la possibilité de les remiser en sécurité. Le faible succès ou l’utilisation « parasitaire » posent cependant question. Faut-il tout attribuer au télétravail alors que par ailleurs le trafic à vélo et motocyclette légère explose ? Je vous laisse y réfléchir.

Lire aussi :
L’Olympique Lyonnais reçoit un prix pour ses parcs à vélos.
Un exploitant de parkings a vite compris le message pour les vélos.

Notes sur la vélostation d’Utrecht et précisions de 12.5

  1. Extrait d’une note de l’APUR sur le stationnement à Paris. 
    Utrecht, le plus grand parking vélo au monde
    Les places sont équipées de capteurs détectant les vélos abandonnés (20 % en moyenne). Le parking est un véritable succès auprès des usagers, à la fois pour sa qualité de services et ses tarifs :
    • gratuité pour les premières 24 heures, puis 1,25 € par 24 heures
    • espace réservé au coût annuel de 75 € pour les vélos standards, et de 150 € pour les vélos de grandes dimensions (vélo-cargo, siège enfant…)
    • location de 2-roues (700 OV-fietsen, équivalent des Vélib’), pompes à vélos, atelier de réparation.
  2. Je suggère de visiter le parc à vélos de Swolle, décrit par Jeanne à vélo : les premières 24 heures sont gratuites, ensuite c’est 1,25 € par tranche de 24 h ou 75 € par an. 5800 places plus 400 vélos en location. Il y a toujours un gardien.
  3. La société 12.5 précise qu’elle accueille jusqu’à 9 vélos sur une place pour auto.
  4. 12.5 ajoute, par couriel du 29 mars au soir : « sur le parking de la rue Falguière, la présence d’une seule abonnée était due à la toute récente mise à disposition de ce parking, et du fait que les autres récents abonnés n’étaient pas disponibles pour cette inauguration. Désormais, la première place est presque remplie, mais il reste toujours de la place dans ce parking, et c’est valable pour la plupart de nos parkings. En effet, nous pouvons débloquer davantage de place et en aménager de nouveaux emplacements sur une nouvelle place si la première place réutilisée est pleine. »
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10 réflexions au sujet de “Le point sur le stationnement des vélos”

  1. 5 stationnements provisoires ont déjà été enlevés sur Arras. Le motif est inconnu. Arras refuse d’installer 4 arceaux à la place d’un emplacement voiture alors que la suppression du stationnement est prévue par la loi sur 5 m avant les passages pour piétons. Résultat : les arceaux sont placés sur les trottoirs.
    Le Plan local d’urbanisme intercommunal est très insuffisant en matière de stationnement vélo. Mais ce qui manque aussi en France, c’est un label de qualité pour les modèles de stationnement vélo comme cela existe aux Pays-Bas et en Allemagne.

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  2. Pourquoi ces rateliers inutiles dans beaucoup de ces lieux ? Des arceaux, des arceaux, rien que des arceaux ! Peu importe l’endroit, si je ne peux pas attacher roue avant et cadre ensemble avec un cadenas U, et ce même avec 4 sacoches surbaissées, cela ne m’intéresse pas. Et les 2R motorisés à la fourrière !

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  3. On a vu des arceaux et trombones en tube pré-sciés en préparation du vol. Le point faible est le point d’accroche. Je peux comprendre l’attrait du faible coût de cette solution, pour l’améliorer je propose d’insérer dans le tube une chaîne trempée (type chaîne de levage) et de remplir ensuite le tout d’un coulis de béton. Les scies auront alors un peu plus mal aux dents…

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  4. Lorsque je randonne à vélo, j’ai toujours avec moi au moins un mini U pour accrocher roue Ar + cadre, ou au moins le cadre (ou une base) à un point fixe, même au camping. Je tiens trop à mes vélos pour les confier à un antivol moins résistant (peut-il fermer une boîte de stationnement ? Jamais essayé). C’est en revanche inadapté aux « crocodiles » des gares du réseau TER Nord au départ de Paris.

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  5. A Caen l’ensemble des parkings souterrains, nombreux, comportent des emplacements pour vélos : au total, 80 places pour la ville. Il faut dire que ces parkings sont souvent sur un seul étage donc facilement accessibles aux cyclistes. Particulièrement appréciable, un parking situé à côté de la gare où on peut laisser son vélo plusieurs jours, bien à l’abri.
    En revanche, aucune publicité pour ces stationnements de vélos, rarement connus des intéressés.

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    • Quelles sont les conditions d’accès? Badge, prix… ? « Un seul étage » veut dire rez-de-chaussée ou 1 seul étage de sous-sol?

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      • Aucune condition n’est requise, c’est gratuit, on entre, on sort librement. Mais je demande régulièrement à la ville d’en faire réellement la promotion car les cyclistes ne connaissent pas cette possibilité. Je remarque d’ailleurs qu’automobilistes comme cyclistes pratiquent peu le parking en souterrain : peur de ne pas s’y retrouver, de perdre du temps ? Alors que, je le répète, ces parkings, à Caen sont partout, pratiques, gratuits pour les vélos.

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  6. En dépit de la politique pro-vélo de mme Hidalgo, Paris manque de places de stationnement pour les vélos. Dans le 75003, ma copropriété dispose d’une grande cour envahie dès le matin par les vélos de gens peu scrupuleux travaillant dans le quartier. Quels moyens légaux pour les en dissuader? Ai-je droit en tant que propriétaire de l’immeuble de les faire évacuer par une société privée ou la fourrière ? Merci

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