200

200couvavril2016Lire 200 va finir par me donner envie d’être sportive. Certes c’est un monde masculin, mais quand les filles s’y mettent, ça pète !  Le numéro du printemps est sorti, foi de Montcuq il se dévore, et se fait déchirer.

Lire 200 me donnerait presque l’envie d’être sportive. Les raids, randonnées dures, transcontinentales et transpyrénéennes, tour Divide et du paradis, toutes sont racontées de façon lyrique, quoique parfois de façon peu rigoureuse. Qui est ce Samuel dont on nous parle dès la page 64? Quel est ce vélo tout neuf et même révisé dont le pédalier rend l’âme dès la Croatie ? 
Vous rirez, peut-être avec larmes, à l’évocation des « clubs de cyclotourisme qui sont parfois l’antichambre des maisons de retraite », mais plus du tout à la lecture des portraits des filles qui vont faire le « Donnons des Elles au Tour ». Vous serez passionné par la vie d’Yves, réparateur mobile sur la Loire à vélo, d’Eric, malade loufoque qui roule sur place, ou de Nicolas « qui fait ce que la plupart des gens en bonne santé ne font pas ».
200couvavril2016Mais ça manque de filles tout ça, nous dit la couverture. Swannie nous raconte comment se passe la vie d’une sportive : « Aux entraînements même le plus nul des mecs ne s’abaissait pas à m’attendre », et dans « 200 » son magasin est qualifié de « petite boutique » (60 m2 tout de même!) et elle de « petite marchande de cycles ». C’est pour ça qu’elle ne fait pas partie de la rédaction, alors ? Une seule fille, ça doit suffire. Lucile, créatrice de mode et de sacs, est elle aussi qualifiée de « p’tite »…. Pourtant, toutes ces filles sportives présentées dans ce numéro, je vous garanti qu’elles ne sont pas petites; elles sont formidables. Comme dit l’une, s’il y a moins de filles que de gars dans les pelotons, c’est souvent une question d’image. Il faut pouvoir s’identifier1.
Je le sais, vous pardonnerez tout (comme moi), l’attribution du journal Le Randonneur à la Confrérie des 650, par exemple. Mais s’il-vous-plaît, dites bien au rédac’chef que si une piste cyclable peut très bien faire une voie verte, elle ne saurait suffire à faire une véloroute2. D’accord, les mots prêtent à confusion, mais si en plus on les emploie mal dans le journal, alors là ça va être la grande cacophonie ! Déjà que dans le numéro d’avant ils avaient cru que Nantes avait été le lieu du premier velo-city en France … Ah, les pauvres !
Allez, le journal est tellement passionnant que j’espère juste qu’ils vont le relire un peu plus avant la prochaine mise sous presse ! 200 ne paraît que tous les 3 mois.

Où le trouver? Normalement chez les marchands de journaux. Ceux qui peuvent, peut-être. Le mien je l’ai acheté au Relay de l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris XV°. Sinon, sur abonnement. Le bon d’abonnement est page 108, et le lien vers le site dans l’image.

  1. Je squatte cet article pour en signaler un autre, qui a un petit rapport : Non mixité : l’agressivité des agressées.
  2. Les définitions de véloroute et de voie verte se trouvent sur le site de l’AF3V.
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1 réflexion au sujet de “200”

  1. Les lecteurs réguliers auront remarqué également le « running gag » de la panne d’éclairage (à piles…) lors des randonnées se terminant de nuit (en Italie, puis sur Le Mans – Paris en vélomobile).
    Bah, gageons que ces défauts de jeunesse seront corrigés et que ce magazine, plus axé randonnées/balades que vélo au quotidien, trouvera sa vitesse de croisière.
    A relever : les réjouissants Tours alternatifs de France (Love Tour en 2015 puis Tour de Montcuq pour 2016) aux étapes desquels tout un chacun peut participer, ce qui change agréablement des cyclosportives se prenant (trop) au sérieux.

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