La France en diagonale, une singulière aventure

Je ne suis pas certaine de savoir ce qu’est un vélo-stepper, même après la lecture du livre, si ce n’est qu’il n’est pas du tout capable de monter des côtes …

L’auteur a choisi ce mode de propulsion justement pour s’obliger à penser à la route, pour renoncer aux plaisirs du vélo ! Pourtant son récit ne respire pas spécialement l’ascétisme. Au contraire c’est avec légèreté qu’il nous faire vivre cette traversée. Grâce à quelques scènes finement choisies nous percevons combien la France est faite de vieux pays très différents et aux caractères bien affirmés.

Ce voyage en diagonale non rectiligne, de Menton à Porspoder, est l’illustration que de la lenteur jaillit l’être, et que, si le voyage est nécessaire pour se révéler à soi-même, le voyage en solitaire lui est indispensable. C’est un livre fort agréable à lire, qui s’enrichit et se densifie au fil des pages. Vers la fin l’auteur rencontre le calligraphe, ils se retrouvent sur le sentiment d’être juste là, et quand, ils doivent. Ce livre vous fera aussi toucher du doigt l’emprise de l’automobile sur nos vies, comme les cyclo-voyageurs le savent : leur destination n’est jamais qu’à « 10 minutes » – en auto et par le plus court chemin.

Ce petit livre est presque aussi nécessaire qu’un voyage à vélo. Il tient dans la sacoche, il a l’élégance d’un livre de grande maison, il ne coûte que 15€. L’image de la couverture en est un bon résumé, une diagonale pas droite et un escargot qui sort sa tête.

La France en diagonale
De Menton à Porspoder,
une aventure à vélo-tepper

Gérard Wairy
éd. Sipayat, novembre 2018.
15€

Présentation du livre sur le site de l’éditeur

 

Adressez votre réglement par chèque à :
Sipayat
16, boulevard Drion 
59580 Aniche

Print Friendly, PDF & Email

1 réflexion au sujet de “La France en diagonale, une singulière aventure”

  1. La destination à 10 minutes ? En voyage à vélo, j’ai souvent eu l’inverse : des automobilistes qui me disaient qu’il me restait au moins une heure de route alors qu’une demi-heure suffisait amplement, car ils sous-estiment la vitesse d’un vélo ou surestiment la difficulté du parcours à l’aide de ce mode de déplacement.

Laisser un commentaire