Comment rester écolo sans finir dépressif


Si vous êtes obsédé par l’effondrement prochain des sociétés humaines, ou par la disparition des espèces animales, ou encore par les sacs en plastique, l’envahissement automobile ou plus simplement la lourdeur de la société et les décisions du gouvernement … ce livre pourrait vous aider à vous reprendre.  

Ce livre explique ce qu’est une dépression écologiste et comment vivre avec. Quel rôle notre santé mentale joue-t-elle dans l’obstination militante? Comment cette santé va-t-elle résister ? Vous êtes anxieux à cause de l’urgence et à cause de ce que nous allons perdre, nous dit l’auteure.

Titulaire de la rubrique Environnement à Libération pendant 15 ans, l’auteure sait de quoi elle parle. Elle a aussi des lectures, et des personnalités préférées, rappelant au passage certains livres dont je vous ai déjà parlé (Le bug humain). Ce n’est pas une thèse ni un livre de vulgarisation, comme eux, mais une sorte de très long article (245 pages) sur son vécu et celui des personnes rencontrées, et citées. Il est issu de sa propre vie, et écrit avec les techniques rédactionnelles des journaux d’aujourd’hui. 

Sa lecture attentive vous rappellera aussi ce que vous savez déjà. Au hasard, que « le déni se poursuivra aussi longtemps que la relance se fera par la consommation » ou bien que notre époque « provoque à la fois burnout au travail et le probable effondrement de la société ». 

Comment survivre ? méditer? faire ce qu’on aime faire ? se souvenir que seul nous ne comptons pas? Mais aussi « mettre fin à des années de coquetterie chez les écolos (…) qui n’ont pas voulu tout dire » et ont perdu des années en Grenelle et autres COP. 

C’est de XR (Extinction Rebellion) qu’elle parle à la fin du livre. Elle donne pas mal d’autres exemples, auxquels on peut adhérer. Opposons « à la fin du monde une résistance farouche », et retrouvons la paix avec nous-mêmes, finalement. 

Comment rester écolo sans finir dépressif
Laure Noualhat
Tana éditions, mai 2020
19 €



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2 réflexions au sujet de “Comment rester écolo sans finir dépressif
”

  1. J’ai rencontré Laure Noualhat à une présentation d’un docu antinucléaire. C’est une idéologue pleine d’a-prioris qui tombe dans l’excès : tout est foutu, alors rebellons-nous ! D’où son engouement pour les discours effondristes, sans réflexion sur leur rapport à la réalité, pour un anticapitalisme primaire anti-consommation (type 1968) et finalement pour la violence d’XR. A part son refus de faire des enfants pour cause de surpopulation, pas très intéressante !

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