La cour administrative d’appel de Toulouse a validé, mardi 30 décembre, l’autorisation environnementale pour la liaison autoroutière entre Castres et Toulouse.
Elle a considéré que cette autoroute relevait d’une raison impérative d’intérêt public majeur.
Philippe TABAROT, ministre des transports, salue les conséquences de la décision rendue ce jour par la cour administrative d’appel de Toulouse, qui annule les décisions du 27 février 2025 du tribunal administratif de Toulouse et rétablit ainsi pleinement les autorisations environnementales du projet de liaison autoroutière entre Castres et Toulouse (A69 et A680). Cette décision permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026. (communiqué du ministère).

Historique par le ministère :
Dès le 27 février dernier, l’État, à l’initiative de Philippe TABAROT, avait décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif concernant un projet, déclaré d’utilité publique en 2018 au terme de l’enquête requise, et sur lequel la justice s’est prononcée à plusieurs reprises.
Cette démarche était assortie d’une demande de sursis à exécution, afin d’éviter une interruption prolongée du chantier qui aurait été néfaste pour la sécurité des installations et des personnes aux abords du site, ainsi que pour le tissu économique local déjà fragilisé par l’arrêt brutal des travaux.
Par une décision rendue le 28 mai dernier, la Cour d’appel de Toulouse avait autorisé la reprise du chantier, reconnaissant le caractère sérieux de l’argument en faveur de l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur du projet. Le chantier avait ainsi pu reprendre depuis la mi-juin.
Dans sa décision au fond, la Cour confirme cette analyse, reconnaissant l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur de cette liaison autoroutière, l’absence de solution alternative satisfaisante ainsi que les mesures prescrites par les autorisations environnementales permettant le maintien dans un état de conservation favorable des espèces protégées concernées.
Le projet de l’autoroute A69 bénéficie d’un large soutien de la part des élus du territoire, des habitants et des acteurs économiques. Il a pour objectif d’offrir une accessibilité autoroutière répondant aux besoins de mobilité quotidienne de la population et de desserte de l’économie locale, en réduisant les temps de parcours tout en apportant des améliorations en termes de sécurité routière et de réduction des nuisances pour les riverains.
Les travaux se poursuivent dans la perspective, de la mise en service de la liaison autoroutière en octobre 2026.

⏩️ Le ministère ne dit rien des zones utilisées sans autorisation, ni de la réaction des opposants, à proximité du chantier, mais Le Monde le fait.
Car pour ce qui est de la forte attente du territoire … il semble que ce soit plutôt l’inverse. Et même si c’était vrai les impératifs supérieurs de changement de mode de vie auraient pu être invoqués pour ne même pas engager d’études préalables.
⏩️ Le projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres est-il justifié ? 6 questions pour comprendre le débat. Le Monde, 24 septembre 2023.
⏩️ En mars dernier (2025) le magazine Reporterre évaluait déjà à 2,76 millions d’euros le coût de la répression des opposants à l’A69. Des millions perdus pour du constructif.
Quelle charmante année …
13 janvier 2026
Bien joué !
Si le juge a autorisé la reprise du chantier de A69, il restait une ombre au tableau. Le chantier s’étendait au-delà des espaces autorisés, qui plus est d’importance faunistique.
Le Moniteur de ce matin nous informe que le juge (un autre sans doute) a ordonné hier de cesser de mettre ses bases vies et ses engins en dehors du terrain autorisé.
Le chantier va juste continuer, en moins confortable.
Le Moniteur, 13 janvier, reprenant une dépêche de l’AFP




