1ère course Paris – Versailles 1867

(10 décembre 2017 : un petit bilan tout en bas).

Lancé au début des années 1860, le vélocipède n’a connu le succès qu’en 1867 à Paris. Et la vélocipédomanie connaît son point d’orgue le dimanche 8 décembre 1867 avec la première course cycliste, de Paris à Versailles : malgré un froid intense, plus de cent participants convergent vers le rond-point des Champs-Élysées avant de rejoindre Versailles sur leur bicycle. C’est le premier grand rassemblement de vélocipèdes connu.

L’année 2017 est l’occasion de commémorer cet événement primordial dans l’histoire de la bicyclette à Paris.

Réédition de la première course cycliste au monde
qui eut lieu en France, le dimanche 8 décembre 1867,
de Paris à Versailles
 
150 ans après, dimanche 10 décembre 2017, une vingtaine de passionnés d’histoire du cycle se sont donné rendez-vous à Paris pour refaire à l’identique le parcours de Paris à Versailles sur d’authentiques vélocipèdes et en costume d’époque.
Ils viennent des quatre coins de France et de l’étranger, Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Japon, Canada. L’un deux, descendant des pionniers de l’industrie du cycle, les frères Olivier, fera la randonnée sur un vélocipède construit par ses ancêtres !
Le dossier de presse, consultable et téléchargeable en cliquant sur le lien ci-dessous, donne tous les détails sur cette équipée pittoresque.
Soyez les bienvenus pour les accompagner au départ de la randonnée à 8h30 au théâtre du Rond-Point, tout au long du trajet ou à l’arrivée à Versailles vers midi, avenue de Paris face au château.
 
Dossier de presse : cliquer ici
Il contient les éléments suivants :
   1. le communiqué de presse
   2. un descriptif de l’événement
   3. un résumé historique
   4. l’itinéraire de la course
   5. la feuille de route avec les horaires de passage
   6. les plans d’accès pour le départ et l’arrivée 
ainsi qu’une banque d’images.

La réédition de la course est prévue le 10 décembre entre le Rond-point des Champs-Élysées et le château de Versailles (arrivée prévue à 12 h.). Le trajet passera par la route impériale N° 10 (devenue la RN10 puis la D910) à travers Paris (avenue de Versailles), Boulogne Billancourt, Sèvres (traversée par le pont de Sèvres ???), Chaville et Viroflay. Une vingtaine de participants sont attendus (Parmi les participants se trouvera Gérard Holtz, révèle le journal Le Parisien de samedi 9 décembre. Bien joué !) et ils seront en tenue !

Attention, le ravitaillement à la mairie de Chaville ne concerne que les 20 « coureurs ».

 

J’en profite pour attirer l’attention des responsables départementaux et régionaux sur le fait que de Notre-Dame de Paris à Versailles il n’y a que 18 km, et que la route qui monte de la Seine à Versailles a une pente destinée aux carrosses. Si elle n’était tant dédiée à l’automobile cette route permettrait à tous de se rendre à bicyclette de Paris à Versailles et retour sans la moindre difficulté.

Pour les questions historiques la source est le site Parisvelocipedia.
Pour les questions évènementielles, le site est Les Vélocipédistes.

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L’Histoire !
L’historien Jacques Seray pense qu’il s’agissait non d’une course mais d’un “rallye”, et Keizo Kobayashi, autre historien, qui aurait découvert l’évènement, me dit n’être sûr ni de l’un ni de l’autre. Pourtant dans Le Parisien de la veille de l’évènement il jure que c’est une course. Va-t-en savoir? Dans le document intitulé 2- l’événement, deux coupures de presse sont présentées. La première parle de touristes et de voyageurs, l’autre de course… C’est tout le charme de ces disputes, mais pour moi c’est le dernier qui cause qui a raison, je n’ai pas le choix !
Et d’ailleurs cela continue.
Le 12 décembre je reçois le message suivant :
“Je n’ai pas souvenir qu’il (Keizo Kobayashi) ait eu un doute sur la nature du rassemblement, une compétition, et il rappelle sa position sur cette émission diffusée sur Télé78 dimanche dernier :https://www.tv78.com/paris-versailles-reconstitution-de-1ere-course-cycliste/C’est lui qui a découvert la course de 1867 et la lecture de son livre de 1993 m’a encouragé à approfondir la question. Le rassemblement peut être à la fois excursion pour certains et compétition pour d’autres, mais le journaliste irlandais a abandonné en raison du rythme infernal et ce n’était pas de tout repos, affirme un autre !
Jean Durry est sur la même position que Jacques Seray. »
Alors, si Jean Durry est sur la même position que Jacques Seray, c’est-dire penchant pour un rallye … Vous voyez, l’Histoire c’est passionnant ! Quant à moi, finalement, voici ma proposition : C’était un rallye (une sortie), mais ils se sont tiré la bourre et ont fini au sprint. Donc au début c’était une petite virée en vélocipède et 20 km plus loin c’était devenue la première compète de l’histoire !

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Un p’tit bilan ? Partis sous la pluie nous arrivâmes sous le soleil. Ils étaient une vingtaine (les historiques, quelques nouveaux, des tonton vélo), nous en étions autant, à peu près que des amis.

Les Paris rando vélo assuraient la sécurité, ce qui était difficile. Le pot de Chaville fut drôle, et ouvert à tout le monde. L’organisation était parfaite, ils avaient même des badges, ainsi nulle resquille au banquet final ! Le Parisien, édition de Sèvres, vous raconte la version vue sous l’angle des vélocipèdes : Paris – Versailles : les fous du vélocipède ont remonté le temps. France TV sport aussi, ainsi que TV78 !  

Un reportage est également passé sur FR3  journal du 19/20 édition Ile de France dimanche 10 décembre au cours duquel l’organisateur, Guy Gaudy, a été interrogé, ainsi que Gérard Holtz, pourtant rendu quasi méconnaissable sous son grimage. Bientôt nous fêterons les 200 ans de mon décès, patience.
Nombreuses photos de Brigitte et Jean-Pierre en lien depuis le forum des Tonton vélo.

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  • 10/12/2019 20:00 - 10/12/2019 22:30

    "MDB vélo à Bures" vous propose d'assister le mardi 10 décembre à la projection du documentaire « Why we cycle » suivie d’un échange animé par Stein Van Oosteren, porte-parole du collectif Vélo Île-de-France. Le maire, Jean-François Vigier, sera là, et aussi Patrice Patté, maire-adjoint à Sceaux ayant mis des passe-partout et des DSC sur tout son territoire.

    Voir une belle présentation du film sur le site de la Ville.

    La projection-débat aura lieu à 20h au Centre culturel Marcel Pagnol, rue Descartes - 91440 Bures-sur-Yvette.
    Entrée libre.

    Bures se trouve un peu à l'ouest d'Orsay, à 8 km de Massy. Il y avait avant grève un RER, le B; il n'y a pas de pistes cyclables et il y a plein de relief. Vous ne le ferez pas à vélo, et pourtant ce n'est pas loin.

  • 19/12/2019 19:00 - 19/12/2019 21:00

    Enorme soirée le 19 décembre à Saint-Ouen, première projection du film réalisé par Antonin Michaud-Soret sur la Transcontinentale Race ou TCR, en 3 éditions. Entre 2016 à 2018, il a suivi cette course créée par le mythique Mike Hall : 4000 km  d’ouest en Est à travers l’Europe, 17 jours maximum, 4 points de contrôle et c’est tout, totale autonomie… et tout ça pour quoi ??? 

    La course est un concentré de vie sans échappatoire, un retour à l’état primitif; manger, boire, dormir sont les seules préoccupations … 

    « Rouler une Transcontinental Race, c’est abandonner au bord d’une route des Alpes ou des Balkans le sommeil, la lucidité, l’hygiène, toute notion de confort, et toute forme connue d’intelligence alimentaire. C’est rouler seize ou dix-huit heures par jour, dépasser la fatigue pour trouver l’épuisement, et dépasser l’épuisement pour se trouver soi-même.»

    « Mais au-delà de l’épuisement, il y a la confiance, la patience infinie, une fraternité hilare. Il y a la capacité à prendre enfin de la distance avec ce qui vous freine et vous retient, à tout surmonter. »

    Dans cette course sans récompense sont de règle l’intégrité et l’équité, la justice envers les autres concurrents. Il y a ceux qui gèrent scientifiquement leur course, et ceux qui la gèrent de façon plus hédoniste. La moitié des engagés ne finissent pas. En 2019 la course s’est déroulée d’est en ouest et c’est Fiona Kolbinger qui arriva première. 

    • La projection commencera à 20 h 00 et durera 52 minutes, suivie d’une discussion avec des vétérans de la course, notamment Patrick Miete, ainsi qu’avec l’équipe LostDot, qui s’est créée pour continuer l’oeuvre de  Mike après son décès (31 mars 2017) et Matthieu Lifschitz, directeur artistique du magazine 200. Il y aura aussi une exposition des photos de James Roberston sur la TCR. 

     

    19 décembre 2019
    Ouverture à 19 h,
    Projection à 20 h.

    Prix 15 €

    COMMUNE IMAGE
    8, RUE GODILLOT
    93400 SAINT-OUEN

    Tickets disponibles dès à présent par ici : Onboard-the-transcontinental-film