Les 150 ans de la première course cycliste de fond

Les célébrations font vivre les communautés. Le Paris-Rouen est sans doute la dernière de la série des 150 ans. Elle dura 3 jours. 

Devant la mairie de Meulan

En ce petit matin d’hiver précoce, humide et froid, 19 bicyclistes se sont élancés de l’Etoile dans une lumière encore bien sombre. Nous étions le 9 novembre 2019, un samedi, et l’affaire allait durer jusqu’au lundi soir, un jour férié. Célébrer les 150 ans de la première course du monde a du sens, comme en ont eu les précédentes manifestations célébrant les 150 ans de la première course (Paris – Versailles, 8 décembre 1867) et le premier voyage (Paris – Avignon, 1865), et même la présentation de la draisienne au jardin du Luxembourg (lundi de Pâques 1818)

Meulan encore

Le faire sans public en revanche n’aurait pas eu grand sens, car il ne s’agit pas de reproduction scientifique, plutôt d’évocation théâtrale ou évènement à caractère rituel. On sait que c’est pour du faux mais c’est vrai quand même… Inutile donc d’y croire pour le faire. Inutile, pour le cas de ce jour, de s’intéresser à la place du vélo au 21ème siècle ou même aux raisons de célébrer le vélo. Cela n’empêche pas de s’y croire, comme cette dame qui me contacta en me disant qu’elle était Miss America. Pardi, oui, celle qui arriva 29ème devant son mari ! Mais il y a des limites. Démarrer à 7 h en 1867 signifiait qu’il était 7 h. Le 7 h de cet hiver signifie qu’il est 6 h. Pour la lumière ce n’est pas pareil, et pour le public… non plus.  

Arrivée à Triel

Peu de cyclistes contemporains ont accompagné les acteurs de ce mois de novembre 2019, mais nombreuses ont été les personnes dans le public, le long des routes, dans la journée. On sait que le Tour de France est lui aussi avant tout un spectacle, on dit qu’il célèbre le vélo. Quant aux mairies du parcours c’est à croire qu’elles voulaient toutes faire mieux que la voisine, et peut-être mieux passer à la télé. Merci alors à Patrick Jordan d’avoir suivi les coureurs pendant une journée entière, et de m’avoir laissé piocher dans ses photos. 

Des roues en bois au vélo en bois ...

Les 19 se sont bien amusés et sont rentrés fourbus. Il y eu quelques bandages décollés (l’humidité en était la cause), quelques chutes au démarrage, mais rien de grave. Quelques célébrités en étaient, comme Gérard Holtz, ce qui peut avoir ouvert quelques portes et caméras. D’autres personnalités plus locales étaient là, Keizo Kobayashi, à l’origine de ces célébrations, et David V. Herlihy, autre historien des origines du cycle, Alain Cuvier, collectionneur et organisateur d’évènements en Sologne et du Paris-Avignon, Marc Lebreton, célèbre rouleur de Grand-bi, Bruno Guasconi, président de Tonton-vélo, association des collectionneurs de vélos anciens. 

Arrivée à Triel

Tous, à la différence des organisateurs d’événements « cyclo-rétro » commerciaux, savent de quoi ils parlent et vouent à leur machine une véritable dévotion.
Vous trouverez d’autres informations sur le site de l’évènement et bientôt une revue de presse (arriverons-nous à temps???) et déjà plusieurs longues ou courtes vidéos. Ce sera mieux que rien, surtout pour les paresseux de l’hiver. 

Annonce et précisions historiques dans l’agenda.

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