Le Livre d’Or du 650, chéri des cyclotouristes, est sorti des presses

Vous qui roulez en 650B sans le savoir, ou qui roulez en 584, qui est la même chose paraît-il, ou en 27 pouces 1/2 … soyez reconnaissants à vie à la Confrérie du 650, créée par Henri Bosc vers 1994. Le livre présenté ici vous mettra dans le bain dès l’heure exceptionnelle de 6 h 50.

Cette section typiquement française, le 650, qui équipait randonneuses et vélos de ville, allait disparaître sous les coups du marché international. Henri Bosc prit la tête de la rébellion, au sein de la FFCT. Le résultat est là, alors que l’on pouvait s’attendre à sa disparition. Le 650 c’est la section-reine du cyclotourisme et du VTT (et même du satané VAE), nous dit Bosc, déclaré Apôtre du 650, et cela a été confirmé par le concours des Machines. Les Américains et les Japonais y reviennent, comme chaque fois qu’il s’agit de la suprématie française en matière de vélo, et l’on trouve à nouveau partout, affirme-t-on dans les meilleures maisons, les pneus, jantes et rayons correspondants. 

Mais qu’est-ce donc qu’une « section » ? C’est une taille de roue, la 700 étant censée être plus rapide et la 650 plus confortable. La 650 est la section idéale du cyclotourisme. 

Au cours d’un repas où j’avais convié Henri je lui expliquais pourquoi je n’allais pas adhérer, et je m’y suis tenue. C’est parce qu’il ne voulait pas admettre mon vélo de tous les jours aux côtés de ma randonneuse suprême. C’était pourtant les vélos de ville qui étaient susceptibles de sauver la section, mais Henri était un pilier de la FFCT, et alors je ne vous raconte pas … Pourtant je maintiens, le vélo c’est d’abord celui de tous les jours. 

Ce livre est une compilation des livres d’or des rencontres annuelles ou bi-annuelles des défenseurs de cette section, au col du Mazet, choisi pour son altitude conforme (il fait 650 mètres de haut), proche de la patrie de Velocio, ce qui est forcément un signe envoyé par l’ange du vélo, qui descendit dans la Drôme, comme vous le savez (La légende du cycle, Jehan de la Pédale. Cité par Edward Nye, à bicyclette, anthologie).
On y trouve tout un tas de photos prises entre 1994 et 2019, ainsi que les messages déposés sur le livre d’or. Cela fait très plaisir de revoir des amis déjà au ciel, comme Paul Bosc, toujours excellent mécanicien, ou Raymond Henry. L’un rouspète, mais moins qu’avant, l’autre temporise, et tous deux discutent singer et herse. Tous les participants sont des héros du cyclotourisme de la plus haute ambition et tradition, encartés à la fédé ou abonnés au Randonneur. Il y a aussi des dessins marrants. Ce n’est tout de même pas un livre d’histoire, c’est plutôt un album de photos de famille. 

Tous les heureux rouleurs de 650 B, 584 ou 27p 1/2 doivent impérativement posséder ce recueil, et le faire voir et savoir… Aussi est-ce un cadeau tout trouvé à leur offrir, et à s’offrir. On est en 650, ou on n’est pas.

Commande auprès de l’auteur
Editeur : Gilbert Jaccon
Juillet 2021, 18 euros.

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3 réflexions au sujet de “Le Livre d’Or du 650, chéri des cyclotouristes, est sorti des presses”

  1. Henri me suggère de préciser
    – qu’il faut passer par l’éditeur pour les achats; (l’éditeur dit qu’il faut passer exclusivement par l’auteur …)
    – qu’il a créé la Confrérie en 1995, 1994 n’étant que la date de la première concentration au col du Mazet.

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  2. Je distinguerais très clairement le 27.5 du 650B, même si en termes de diamètre c’est la même chose, ETRTO/DIN 584.
    Mais le 27.5, c’est pour du VTT et du « gravel » avec freins à disques, avec des jantes sans pistes de freinage, de profil haut et noires et des grosses fourches rigides, anéantissant une bonne partie de l’avantage des pneus larges.
    Le 650B quant à lui se subdivise en deux choses, d’un côté le vieux vélo de ville français que vous voulez maintenir sur la route, mais sans trop investir. Là vous n’allez trouver aujourd’hui que du matériel de basse qualité et lourd.
    Et de l’autre côté la randonneuse classique à la française. Sans avoir jamais totalement disparue en France, entre autres grâce aux efforts de Henri Bosc et la Confrérie des 650, mais néanmoins très confidentielle pendant longtemps, elle bénéficie d’un regain d’intérêt depuis une quinzaine d’années, après avoir fait en quelque sorte le tour du globe, par le Japon puis les Etats Unis grâce à des constructeurs américains comme Peter Weigle et surtout l’Allemand/Américain Jan Heine et son magazine Bicycle Quarterly.
    Dans ce domaine on trouve du matériel de qualité et esthétique, jantes de profil bas et carré, freinage sur jantes, alu couleur argent, pneus larges et souples, fourches fines et absorbantes. Et puis d’autres pièces de randonneuse classique, garde-boues, freins, pédaliers… Mais c’est du très haut de gamme, très cher et qu’il faut savoir trouver (et il s’agit de seulement quelques fournisseurs. S’ils fermaient boutique la renaissance serait vite terminée).

    Dans la moyenne gamme, le 650B n’existe pas ou plus. Au même titre d’ailleurs que d’autres pièces aux standards classiques qui se font rares, voire n’existent plus que d’occasion.

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