Guides d’itinéraires à vélo de Glénat : lourdement pénibles

Leur belle couverture, évoquant pour moi d’anciens ouvrages respectés, m’a tout de suite plu. Leurs poids un peu moins, 300 gr chacun sur ma balance de cuisine, soit 2 à 3 fois ce qu’on trouve ailleurs.

J’ai bien apprécié que vélo et vélo-électrique soient nommés séparément, bien que dans le texte il ne soit jamais fait référence à l’un ou à l’autre. Les courbes de niveau y pourvoiront.

Ces guides Voyages à vélo & vélo électrique se présentent plus ou moins comme des guides d’itinéraires, bien qu’ils soient bardés de diverticules et tours aux environs qui font perdre le fil de l’itinéraire principal. 
Je me suis aussi demandé si ma vue avait baissé « à ce point », car c’est écrit si petit que cette fois c’est peine perdue. Eh non, j’ai comparé avec d’autres guides !

Au rayon bons points les courbes de niveau, et le nombre important d’itinéraires présents dans un seul guide. Par exemple le canal du midi représente 28 pages sur 191 du tome 1 du guide Occitanie. Il y a aussi beaucoup d’adresses d’hébergements, mais écrits tout petits au point que vous ne pourrez même pas lire les nos de tel.

Au rayon mauvais points, hélas, tout le reste. Beaucoup trop de textes touristiques que personne ne lira, pas de mention de l’accueil des vélos dans les hébergements, des cartes bien trop peu détaillées pour qu’on puisse espérer les utiliser, une très faible distinction entre les natures des voies, comme entre l’itinéraire principal et les autres, parmi lesquels des « circuits découverte » dont j’ignore encore la spécificité. Les axes aménagés et fléchés, tels que les véloroutes ou les longues voies vertes, ne se distinguent même pas, comme s’ils n’avaient pas d’intérêt. Les itinéraires sont décrits dans le texte, sous forme de phrases … et en caractères tellement minuscules que de toutes façons on ne pourra guère les lire. Et finalement on vous renvoie sur les traces GPS, ce qui revient à dire que vous pouvez fort bien vous passer de guide.

Exemple de « guidage »

Les éditions Glénat ont commencé cette collection de guides l’année dernière et ont déjà 9 ouvrages en librairie. Créée en 1969 par Jacques Glénat, la maison a d’abord été une maison de bandes dessinées et de beaux livres, souvent de nature. 

Les auteurs de cette série sont tous des sportifs, travaillant souvent pour la presse sportive. On nous précise que certains ont beaucoup d’expérience dans l’écriture de guides, mais cela ne change rien à mon avis. 

Vous pouvez voir des extraits de chaque guide sur le site de l’éditeur
Pour savoir comment choisir un guideGuides de vélo : les guides à éviter
Pour un meilleur guide sur l’itinéraire du Mont-Saint-Michel, voir ici

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1 réflexion au sujet de « Guides d’itinéraires à vélo de Glénat : lourdement pénibles »

  1. Pour les guides, je crois que les bon vieux Chamina ont le bon format.
    Rien ne sert effectivement de décrire tout l’itinéraire par des phrases. Je me vois mal passer la journée à lire un livre posé sur mon guidon au lieu de regarder ma route !
    Par contre, les guides Chamina le font dans les cas où c’est utile. Par exemple, lorsque je suivais l’Avenue Verte en quittant Paris (ce qui doit te rappeler quelque chose), je me suis heurté à l’absence totale de signalisation dans Maisons Laffite… Là, j’ai lu le texte du guide Chamina qui décrivait l’itinéraire avec les noms des différentes rues à suivre l’une après l’autre. Mais le reste du temps, ils ne le font pas car cela ne servirait à rien.
    Ceci dit, je crois qu’aujourd’hui je n’achèterais plus de guide. Je me contenterais de mon smartphone avec la cartographie de l’AF3V qui s’affiche très bien dessus et qui permet de zoomer / dézoomer à volonté pour savoir où on va. Quant à savoir où dormir et quoi visiter, il y a aussi internet ou les offices de tourisme avec des vrais gens ce qui n’est pas mal non plus !

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