Guides de vélo : les guides à éviter

Trouver un guide de vélo n’est pas très difficile. Ne pas tomber dans le piège des mauvais guides demande d’y faire attention. Je vous aide.

Le « dernier guide » que j’évoquais dans mon dernier article était celui sur la véloroute de la Moselle. L’éditeur s’y montre d’une grande radinerie, mais je recommande quand même vivement ce guide de part l’itinéraire et l’auteur. Le dernier guide que je vous ai recommandé est celui du Tour de la Vendée, et je maintiens. Par ce biais vous découvrez qu’il existe deux sortes de guides, les guides par itinéraire et les guides par zone géographique, et plusieurs éditeurs. Certains sont plutôt fiables (les deux correspondant à ces deux guides), mais cela dépend aussi des auteurs.

Tout d’abord je vous recommande de ne jamais acheter ni même utiliser les guides de deux autres éditeurs. L’un se balade avec un gros sac sur le dos et ses guides ne sont qu’une exploitation de ses listes d’hébergements conçus pour des automobilistes ou promeneurs à pied. Ses textes extra longs sont à lire en marchant ou au café, et au total le guide n’est même pas utilisable à vélo. L’autre se veut petit et malin, si malin que ses itinéraires ne sont pas reconnus en entier sur le terrain et sont approchables (et même parcourables à l’occasion) seulement en automobile. C’est le moins cher du marché, mais à ce compte préférez-lui les gratuits des offices de tourisme ou les sites internet.

Les guides de ces éditeurs vous mettront dans de fâcheuses situations, et de toutes façons je ne vais pas être complice du système automobile.

NOUVEAU (15 juillet), l’un d’eux semble avoir compris le message pour son dernier guide. Évidemment je vous en parlerai dés que possible.

Mais attention, ces deux séries de guides ont un point commun : on les trouve facilement partout, marchands de journaux, librairies, super-marchés, offices de tourisme quelquefois. Ils ont un fort pouvoir de distribution, et n’ont nul besoin de mon avis pour se vendre. D’ailleurs je ne les présente plus, malgré leurs sollicitations. A vous de voir, mais vous ne viendrez pas vous plaindre.
Il existe d’autres maisons de guides, certains à envergure internationale, d’autres n’ayant pas dépassé les 3 publications, une ayant pignon sur Madrid et que j’apprécie beaucoup, d’autres étant de langue allemande ou néerlandaise. Le boulot de ces éditeurs est plutôt bon, mais préférez en général les guides écrits directement dans votre langue ou dans la langue du pays, ou, pour ces pays, leur traduction, et pas trop anciens. Au moins ne vous imposera-t-on pas une vision américanisée de votre propre pays. En me lisant il vous sera facile de voir ce que je pense de chacun des guides que j’ai étudiés, et souvent-même utilisés.

Comment reconnaître un mauvais guide?
C’est difficile, c’est pourquoi je vous le dit en clair ici ou dans mes articles. Mais il existe tout de même plusieurs critères qui peuvent vous signaler un mauvais guide, même chez un éditeur réputé bon.

  • Le format, la taille : si le guide ne peut se caser dans la pochette transparente de votre sacoche de guidon, passez votre chemin, les auteurs ne connaissent rien au vélo. Un bon guide est fait pour être utilisé en roulant, la taille des pages, leur orientation et le type de reliure sont donc un premier indice rédhibitoire.
  • Les hébergements, les services. Un guide qui ne renseigne pas sur les lieux où dormir vous laisse en plan dans la partie la plus compliquée de vos vacances. Les hébergements et les services doivent être repérés sur les cartes et donnés en entier dans des listes. Aucun guide, c’est sûr, ne vous donne tous les lieux et aucun ne peut faire réouvrir un hôtel qui a fermé. Mais quand même, des adresses ça aide énormément. Si le guide ne vous laisse d’autre solution que d’utiliser une application sur votre téléphone, autant le faire directement, et vous aider de cartes routières si vous voulez. Elles se vendent en librairie et en offices de tourisme, sur place.
  • La nature des cartes. Un guide doit vous aider là où la réalité est insuffisante. Les traversées des villes, l’emplacement exact du magasin de vélos, les jonctions entre plusieurs itinéraires… ont besoin d’ être cartographiés avec minutie.
  • Le volume occupé par le texte. S’il y a beaucoup de baratin, méfiance, car en roulant vous ne le lirez pas, et la veille vous ne l’apprendrez pas par coeur. Un guide de vélo vous donne l’essentiel, et surtout vous aide à trouver votre chemin et les services dont vous avez besoin. S’il pèse lourd c’est moins bien. S’il décrit le paysage que vous êtes en train de voir il ne sert à rien.
  • Enfin, un bon guide vous renseigne sur les moyens de vous y rendre en train et un mauvais guide considère que de toutes façons vous irez en auto.

Où acheter les guides?

  • Les meilleurs guides ne sont pas encore très disponibles dans les librairies généralistes de quartier. S’ils ne sont pas au Vieux campeur, tournez-vous vers la vente par internet, mais prévoyez un délais. Il y a désormais plusieurs « librairies en ligne » qui sont spécialisées dans les guides de voyage. Faites juste attention, aucune ne vous dira que ce qu’elle vend n’est pas recommandé! Ceci dit j’en ai trouvé un sur lequel on peut mettre des commentaires et je vous avoue qu’ils allaient bien dans le même sens que moi.
  • Sur place dans les villes importantes, les libraires et les offices de tourisme proposent souvent les guides du secteur, et peuvent vous offrir des dépliants et des listes d’hébergements.

Que faire s’il n’existe pas de guide?
Au-delà des documentations gratuites (que l’on trouve aussi dans les salons, qui ont plutôt lieu en hiver. Certains font pas mal de publicité, pour d’autres c’est ce blog qui en fait), il y a internet. Trois sites pour la France l’emportent sur tout le reste :

 

Pour voir les guides que je recommande, cliquez sur la rubrique « guides« , ça sera plus futé que d’acheter un mauvais grand guide et cela vous évitera de vous perdre tard sur la route.

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