Pour Cycle! l’Italie est le centre du monde

Dans ce numéro 19 on découvre que les vélos anciens roulent aussi bien que les nouveaux, que la fabrique des maillots se trouve en Italie et que le centre du monde cycliste est à Nice et est italien.  Plus quelques bricoles nostalgiques ou douces, ce « petit » numéro est merveilleux.

Cycle! a rapetissé, de 1 cm de chaque côté, sans même attendre le numéro 20. Dalloni se plaindrait de la faute de goût, moi je trouve ça presque mieux, ça lui donne un petit air de livre. 

Toujours aussi sport, avec panache, sportif, avec élégance et nostalgie, ce numéro s’adonne d’abord au Tour de France.

Vous lirez l’histoire italienne de Bianchi de 1951 à 2019, et boudiou, que les vélos anciens sont beaux ! « On est passé du vélo au vélo spatial », reconnaît d’ailleurs l’auteur. Ils ont gardé la couleur mais l’élégance n’y est plus. Pour passer les vitesses, vous verrez et je ne suis pas sûre que ce soit si facile à cette époque que je n’ai pas connue. Ces deux vélos aux extrêmes de leur lignée sont mis en concurrence sur la route, et, après un effort « surhumain », voici le résultat : les deux arrivent en haut en même temps… Ce qui voudrait dire, selon moi, que la force des champions a baissé, ou bien que la perfection avait été atteinte dès 1950, offrant … « des émotions presque mystiques ». 

L’affaire du maillot jaune est aussi une affaire d’entreprise, familiale ici, et d’amour du beau travail, qui a fait monter les larmes à mes yeux. « L’histoire était sublime », c’était l’époque du grand Léon (Zitrone). Vous saurez tout de l’humain dans les maillots des coureurs les plus en vue, qui et comment on les fabrique, ses différentes formes selon l’évènement correspondant. 

Mes journalistes préférés sont dans ce numéro, l’un pour le train des Pignes, l’autre pour le premier criterium des porteurs de pain, les deux se situant en pays provençal, car Nice est la patrie des Grands, c’est le lieu où les Italiens passent d’immigré à vedette.

A la plage ensuite, une course de VTT avec de fort belles photos, puis dans le train de nuit avec les vélos, au départ de la Suisse vers le fin fond du sud de l’Italie, lequel train passe le détroit de Messine au fond de la cale d’un ferry. Ça vous donnera quelques renseignements sur l’embarquement des vélos dans les trains (et ce n’est pas plus simple qu’en France) et sur le pays de  Calabre. 

Enfin Claude Marthaler part en Turquie chercher Frank Lenz, Thomas Allen et William Sachtleben, le premier ayant disparu ici en 1894 comme nous le savons (Le cycliste perdu, par David V. Herlihy).

Le numéro 19 de Cycle!magazine se termine par la traversée d’un petit pont interdit avant d’arriver au grand pont de Normandie, en une délicieuse histoire courte lauréate du concours de nouvelles.

Vous n’êtes pas obligés de lire Cycle! pas plus que les magazines de mode. Mais lire une revue bien écrite, sans fautes, avec de belles photos, à la présentation soignée et au dos carré … qui ne paraît que tous les 6 mois et qu’on ne trouve qu’à quelques adresses (dont deux dans le 15 eme arrondissement de Paris …) ou en se le faisant livrer par la poste… Je ne méprise pas les autres magazines, mais Cycle! c’est bien autre chose. Achetez au moins ce numéro ! 

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