Un Festival de voyage à vélo sous le signe de la transmission

Le 36eme Festival International du voyage à vélo, à Vincennes près de Paris, a célébré la joie du voyage et le bonheur de la transmission. Il a réuni de très nombreux actuels ou futurs passionnés.

Il ne s’agit pas de transmission par la chaîne mais plutôt de transmission humaine pour une roue qui tourne. Ce que j’ai vu de ce 36eme Festival International du voyage à vélo a beaucoup parlé de la transmission des valeurs, des comportements ou de l’amour du vélo à travers les générations.

La foule des grands jours

Ce fut la transmission aux trois enfants Billard du « Petit prince » qui est en eux grâce à un voyage jusqu’au Sénégal en passant par les hauts lieux de l’aérospatiale (on peut voir un extrait du film), et le voyage secret avec papa seul pour chacun à ses quinze ans, comme voyage initiatique. 

Les Billard sur leur stand

Ce fut la transmission des valeurs humaines de leurs parents aux enfants La Combe par un voyage en Arménie. 

La famille La Combe après la projection

Ce fut enfin l’étonnante transmission de la passion du vélo, de la mère, Pascale, à sa fille, Louise, et l’inversion qui suivra, la mère suivant sa fille sur le début de son premier grand voyage d’adulte en solitaire, sans tente ni même réchaud, en Asie du Sud-Est ! Transmission réussie puisque Louise, à 22 ans, a déjà tout de la voyageuse expérimentée. 

  • Ecouter dans Cyclo-topo : E31 – Louise – 3 mois sur les pistes en Asie du Sud-Est 
Louise au micro, Pascale en retrait

Au rayon « maladies » j’ai vu l’époustouflant film de Jean-Baptiste Corboeuf, de Dijon au Puy entre deux rendez-vous à l’hôpital,  Quelle belle transmission du bonheur de vivre malgré les difficultés !
C’est aussi ce que fait « Tata Alex », en rémission d’un cancer du sein à à peine 30 ans, dont le livre allie récit au jour le jour (retravaillé) et photos en un langage parlé à s’en passionner ! Elle a fait aussi un film de 30 mn, que vous pouvez voir sur son site.

▶️ La transmission ce sont aussi les podcasts de Claire Guillebaud sur son site Cyclo-topo, et tous les conseils qu’elle y consigne avec Olivier suite à leur voyage sur la véloroute européenne 21, d’Athènes à Tallinn, pour lequel ils ont réalisé des topo-guides et ont été lauréats de la bourse CCI des jeunes voyageurs. Cyclo-Topo peut rendre de grands services, jetez-y un oeuil.  

C’est bien sûr aussi les livres, dont la forme se diversifie, Aurélia Brivet inventant un livre mêlant croquis, aquarelles, récits. Son premier livre, Anecdotes plein les sacoches a été montré chez Isabelle.  Son second, anecdotes plein la cariole, tiré de leur voyage en Amérique latine, avec mari artiste de cirque et bébé. est montré chez elle. Toutes ses dates de vente en salons et festivals divers y sont aussi.

Aurélia Brivet sans son mari ni ses deux enfants

En ouverture Philippe Roche fit le récit de la création de l’association, que cette ancienne génération doit transmettre à la jeune, ce qu’elle fait notamment par ses festivals, ses rencontres sur la route, son Manuel du voyage à vélo et sa vie associative, ainsi que par sa bourse annuelle destinée aux jeunes. 

Isabel Del Real, par exemple, lauréate de la bourse de l’an dernier, a reculé son départ pour suivre une formation de bande dessinée, qui correspond à son projet de journal de bord : elle a trouvé son style, me dit-on, elle a bien fait. Ce sera encore une nouvelle forme d’expression. 
Brigitte Fournier, jeune retraitée, a montré le début de son film au festival parisien et va transmettre la suite à Vel’osons, de Chambéry. Bonne façon de passer le relai.

Dans les stands, les constructeurs (7) et les vendeurs (3) de vélos. Liste sur le site.
Un des 5 « ateliers » du festival

Le programme (dont je n’ai vu qu’une petite partie) était celui de l’édition annulée de janvier 2022, jusqu’à l’affiche. Certains films ont pu avoir été projetés ailleurs. Malgré cela 3600 billets vendus, une foule presqu’aussi importante que avant le covid, venue pour les trois quarts de la partie de France située au nord de la Loire, jusqu’en Suisse et Belgique, le dernier quart environ étant francilien. Les exposants disent avoir un peu moins vendu qu’autrefois (la sagesse dépensière se calmant là aussi ?), mais tous reconnaissent que l’espace était beaucoup plus confortable que lorsqu’il y avait en plus une cantine.
Et tout cela grâce à qui ? Aux 95 bénévoles, seulement ? a-t-on eu l’idée de penser. Ils étaient partout et palliaient aux manques, parfois, de fléchage, ou d’information, animaient les ateliers, ont choisi films et exposants, monté le festival, assuré les projections dans les deux salles, et rangé le soir, distribué café et nourritures aux exposants, accueilli madame la maire, fait des photos, animé les questions d’après projection, et répondu aux miennes.   

La traditionnelle photo des bénévoles, mais il en manque encore !

Plus de place facilite les contacts, tous ressentent une extraordinaire appétence pour la vie au grand air et le voyage lointain. Et tout paraît facile avec Cyclo Camping International ! 

  • Merci à Patrice  Bohmert pour sa lecture attentive .
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2 réflexions au sujet de “Un Festival de voyage à vélo sous le signe de la transmission”

  1. juste une petite correction à faire : sur la photo c’est la famille La Combe (j’étais présente dans la salle quand ils sont intervenus) et pas la famille Billard.

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