C’est ainsi que la maire de Paris considère sa ville, et ceci grâce aux Jeux-Olympiques. C’est Stein van Oosteren qui le rapporte. La piste à la parisienne est pourtant le pire que l’on puisse faire.

C’est Stein van Oosteren qui raconte et qui semble admiratif. Pourtant « Ce qui est sûr et certain, avait-il un jour affirmé, c’est que les pistes à double-sens en zone dense c’est la pire des choses, même pour les débutants. » A retrouver dans Un tour des pistes cyclables pour réfléchir à leur pertinence.
Ce qui est sûr aussi c’est que Paris ne suit l’exemple ni du Danemark ni des Pays-Bas. Le consultant et propagandiste danois Mickael Colville-Andersen a même dit que s’il faisait des pistes à la parisienne il serait viré (Bclou, 17-48, minute 2:20). Ne me lancez même pas sur la folie des voies bidirectionnelles sur rue sur des tronçons avec des rues transversales a-t-il également dit (cité dans la revue de presse de mai 23).
Lire aussi :
Aménager la voirie pour le vélo n’est pas une affaire de recettes. Mon témoignage de plus de 30 ans d’exercice. Isabelle et le vélo, novembre 2019.
Les pistes cyclables à double-sens ont-elles des pouvoirs magiques ? Abel Guggenheim dans Isabelle et le vélo, octobre 2020.
Pourquoi nos pistes cyclables sont nulles ? vidéo dans explore media. Cela commence par une démonstration sans appel sur Paris.






Effectivement à Paris, nous avons les pistes cyclables parmi les plus nulles en Europe de l’Ouest … toujours ce satisfecit français … insupportable. Quand je vois l’aménagement récent de la place Denfert-Rochereau, de l’olympiste provisoire, j’ai honte.
Bravo je partage complètement. L’image du coq français sur son tas de fumier n’est pas surfaite et elle a encore de beaux jours devant elle. Nous sommes toujours les meilleurs dans la bêtise bien sûr.
Merci Isabelle pour ce recadrage, plus les personnes roulent à vélo aux Pays Bas ou à Copenhague ou ailleurs, plus lorsqu’elles reviennent à Paris, elles pleurent sur le manque de qualité et de vision pour les infrastructures cyclables parisiennes. C’est d’une qualité médiocre alors que maintenant de nombreux utilisateurs sont là et que de pleins d’autres vont s’y mettre.
Ce n’est pas tant le fait qu’elles soient à double-sens qui pose problème (encore que…), mais qu’elles soient unilatérales. En rase campagne, OK pour du bidirectionnel unilatéral, mais en ville avec des intersections il faut du unidirectionnel bilatéral.
Hélas la ville de Besançon suit exactement ce schéma : toutes les réalisations récentes sont des bidirectionnelles unilatérales, truffées de problèmes d’intersection et/ou d’insertion de ou vers la piste.
Je suis d’accord sur le principe, mais pour fréquenter pas mal Besançon et y avoir habité, tout n’est pas à jeter dans les bidirectionnelles unilatérales qui ont été réalisées. Par exemple, celle qui suit la voie ferrée de la gare à la rue Jouchoux est très bien, car elle est située le long d’une voie ferrée, avec peu d’intersections. (Certes, certaines intersections sont moyennement bien traitées, tout de même).
Celle le long de la route de Gray, qui longe le campus, est également très bien. Les cyclistes disposent d’un aménagement sécurisant, agréable et continu, et elle se trouve du côté le plus utile : il n’y a qu’une seule intersection avec une rue, sur toute sa longueur, mais par contre elle est du bon côté pour accéder à tous les établissements auxquels elle mène (il n’y a pas grand chose de l’autre côté) sauf pour l’ISBA mais la traversée est bien faite.
Il y en a d’autres qui sont plus douteuses, et qui auraient effectivement gagné à être bilatérales. Je ne sais pas d’où vient cette obsession pour le bidirectionnel unilatéral, qui n’existait quasiment pas à Besançon auparavant.
Sinon, ce que je voulais surtout ajouter à ce commentaire, c’est que si le bidirectionnel unilatéral peut suffire en rase campagne, et le unidirectionnel bilatéral en ville, il existe des endroits comme les grands axes aux entrées des villes, où il faudrait carrément une bidirectionnelle de chaque côté.
Je crois savoir cette « obsession » du bi-directionnel. La mode se fait toujours à Paris, il y a d’autres exemples rien que dans le domaine de la voirie. Alors je dis : ne croyez pas n’importe qui !
Salut Adrien,
Pour les non-Bisontins, cf 47°14’16.6″N 5°59’40.2″E ; à l’arrivée dans le rond-point depuis le Sud, les automobilistes ne regardent qu’à gauche (normal) donc c’est aux cyclistes qui viennent de l’Est de faire super gaffe aux voitures qui débouchent du tunnel sous la VF, parfois très vite car elles ont une assez bonne visibilité sur la gauche.
Quant à la route de Gray, OK pour le sens « sortant (Est –> Ouest) très confortable et aux entrées/sorties bien traitées, par contre dans l’autre sens je reste systématiquement sur la chaussée « voitures » car si l’insertion passe encore, la sortie sur l’immense rond-point (vitesses très élevées des motorisés) est très malcomode si l’on veut ensuite prendre Kennedy ou Léo Lagrange, cf . Une simple bande cyclable du « bon » côté serait nettement préférable.
Est-ce de l’incompétence, de la mauvaise volonté ? Quel gâchis!!! C’est vraiment insupportable d’assister et de subir à cette échelle des aménagements d’une telle médiocrité. Nous démarrons avec 30 ans de retard et nous sommes incapables de bâtir en s’inspirant des opérations réussies dans les autres pays.