Deux ouvrages sur l’eau, l’un scientifique, l’autre plus « poétique », en lien avec notre intérêt pour les véloroutes le long des fleuves, et en ouverture sur les deux prochains articles.
Cinquième numéro de la revue Transitions, éditée par l’école nationale des Ponts et Chaussées, intitulée « L’eau sous contraintes : un objet d’étude à l’intersection de multiples recherches ».
Il rassemble les contributions de 46 chercheurs et enseignants qui cherchent à mettre en lumière à quel point cet élément naturel fondamental nécessite aussi bien des investigations disciplinaires approfondies que des regards interdisciplinaires, pour dépasser le seul techno-solutionnisme et emprunter des trajectoires de transition en accord avec les particularités territoriales.
À travers une approche interdisciplinaire mêlant sciences appliquées, humaines et sociales, l’ouvrage explore les contraintes environnementales, techniques et politiques qui pèsent sur l’eau et propose des alternatives de gestion pour l’avenir.
- Méthodes et outils d’analyse pour une meilleure compréhension des dynamiques climatiques et hydrologiques
- Caractérisation des risques et des pollutions : quelles modalités d’action ?
- Repenser les usages face à une ressource fragilisée ?
- Dépasser le techno-solutionnisme : l’émergence des solution douces et solutions fondées sur la nature.

Ce nouveau numéro permettra aux lecteurs de comprendre, explorer, repenser les usages et enjeux, et notre rapport à cette ressource essentielle.
176 pages, 25 €
Co-éditeurs :
– ENPC
– Presses des Ponts, 24 boulevard de l’Hôpital, 75005 Paris
01 44 58 27 00
Eaux Douces – Histoires extraordinaires dans nos fleuves, nos rivières et nos lacs. François Bill, Yann Arthus-Bertrand
Si la Terre était une montgolfière, toute l’eau douce liquide qui circule à la surface tiendrait dans un verre à pied. Pourtant, du ver de terre aux esturgeons géants, un monde foisonnant de créatures extraordinaires s’épanouit à l’intérieur de cette minuscule quantité d’eau.
Voici un « beau livre » au sens classique du terme, avec de fort belles images, photos, aquarelles, photos aériennes, puis de grandes photos accompagnées de textes classés par thème (la vie des glaciers, la nature des gouttes, les nuages …) et nous voici déjà à la page 62.
C’est ensuite que viennent des textes par pays, avec toujours de superbes photos. L’Afrique, l’Asie, l’Europe, cela devient de plus intéressant, les mers de la Bible, le Gange, le Cambodge, la Mongolie … La France y est, mais vous pourriez être déçus, elle n’y a pas de privilège. En particulier votre rivière ou même votre fleuve n’y figure probablement pas.
Enfin page 228 nous approchons du but, l’océan vu depuis l’eau ! On se demande si ce n’étaient pas les mers qui séparaient les continents, plutôt que l’inverse habituellement admis. Et les estuaires ? Sont-ils des fins de fleuves ou bien des débuts de mer ?


Un beau livre que j’imagine bien sur les genoux de mamie entourée de ses petits enfants préférés. Il sera lu en picorant et avec passion.
Eaux douces
Tana éditions
Novembre 2025
en librairie depuis le 6.
31 €
Sur le site de l’éditeur
Sur France-inter, 17 mn.


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