Le troisième volet de laStratégie nationale bas-carbone s’annonce plutôt marrant. Dans sa partie Transports, page 8, on découvre qu’électrifier les autos était un objectif, et non un moyen, qu’on fera ce qu’il faut pour augmenter le report modal de la voiture vers les transports publics de 25% et différentes choses pour les marchandises.
Heureusement il y a une page 9 où l’on parle de réduire les émissions des transports. On y lit qu’il faut réduire les trajets les plus émetteurs (en nombre ou en longueur, on ne le sait pas), déployer les infrastructures cyclables (ouf), déployer la multimodalité, limiter l’étalement urbain etc. De cela nous reparlerons ce lundi.
Ce n’est pas tout, il y a aussi un « Roquelaure de la simplification » qui concerne les communes, départements et autres collectivités territoriales, et qui semble pas mal non plus. Dedans il y a par exemple la réforme du statut de l’élu (qui est faite), et pas mal de textes encore en discussion.
En discussion et donc modifiable le futur décret contiendrait, selon le magazine en ligne Localtis, ceci :
Permettre aux conseils régionaux de définir eux-mêmes le nombre d’emplacements vélos dans les TER.
Je ne l’ai pas trouvé dans le dossier de presse. Il s’agirait de commentaires de Gilles Carrez1ancien député, très engagé pour l’assainissement des finances publiques parlant du futur décret. Ce n’est pas rassurant.
Il va falloir qu’ils y réfléchissent, parce que moi j’en suis restée à l’obligation que les TER acceptent les vélos, sans limite, décidée lors de la contractualisation de ces trains avec les Régions. Cette obligation a été oubliée, bafouée, je ne sais pas ou plus, en tous cas désormais on voit bien que chaque région a sa règle et ses modalités, ses horaires, ses lignes concernées, sa réservation obligatoire, facultative ou inexistante, ses tarifs jusqu’à la gratuité …. Et que cette liberté semble déjà largement exister !
Les cyclistes aimeraient mieux qu’elle disparaisse et que l’obligation d’emporter 4 vélos minimum par rame dans les nouveaux trains, décidé par l’Union européenne, soit élargie à beaucoup plus et à tous les trains. Sauf aux heures de pointe, on est bien d’accord.
▶️ Les trains transporteront tous des vélos. Octobre 2018




Sur une ligne comme Libourne – Arcachon du SERM de Bordeaux, sur la partie Bordeaux – Arcachon, à l’heure d’aller au boulot les vélos débordent de partout. Et je ne parle pas de la belle saison.
Chaque rame a une capacité d’environ 10 vélos, en comptant large. Il y a des rames simples ou doubles. Le malheur est que ces rames sont récentes, on va les garder encore 30 ans. Pour les vélos, il faudrait pour chaque rame une moitié de wagon, voire un wagon entier comme on peut le voir en Suisse ou Italie. La Région n’a pas anticipé l’engouement pour le vélo. Ou alors sciemment elle veut que les gens laissent les vélos dans les gares. Mais là ça nécessite deux vélos. De toutes façons, sauf dans quelque gares, il n’y a pas de parking décent.
Ou un vélo pliable
Il faut espérer que cette autonomie, déjà acquise par le statut d’AOM, repose sur un minimum de places à définir au niveau européen, voire national et dans ce cas plus favorable.
En Occitanie, les élus régionaux étaient revenus enthousiasmés d’un voyage d’étude aux Pays-Bas, épatés par le système à deux vélos… oubliant qu’il ne fonctionne qu’à condition d’avoir du stationnement capacitaire et sécurisé en gare (toutes les gares) et qu’il est inadapté au cyclotourisme alors que la France et de nombreuses régions se veulent « terre de tourisme à vélo »
J’en veux pour preuve les cyclos, sportifs ou randonneurs qui, individuels, couples ou groupes, saturent parfois le tronçon Pau – Lourdes – Tarbes.
Contrairement aux autres trains (8 emplacements vélos obligatoires comme les nouveaux TGV M qui arrivent) Pour les TER la LOM prévoit un nombre de places vélos en % en fonction de la capacité du train. Je n’ai pas recherché les % précis.