Environ 200 personnes se pressaient à la Journée d’étude de la Fub à Bourg en Bresse ce 12 juin 2026. Elle avait visé haut avec deux invités de marque, Philippe Tabarot, ministre des Transports, et Elisabeth Borne, ancienne ministre des Transports. Le premier se félicite de ce qui existe, la seconde a tout créé, en énorme partenariat avec le 3eme invité, surprise celui-là.
Le ministre des Transports, dans un message enregistré, a évoqué des choses connues sans se risquer à faire des promesses. Il a parlé de sécurité, mais il pensait au marquage des vélos, initié il y a plus de 20 ans par la Fub et renforcé par la création de l’APIC, toujours à l’initiative de la Fub, il y a plus de 5 ans. La sécurité est la priorité du gouvernement, a-t-il dit avec son grand sourire habituel, évoquant sans plus le rapport Barbe. Il se félicite aussi que le Fonds vert puisse aider les zones rurales et peu denses, que les contrats de plan Etat-Région participent au développement des véloroutes et que le programme Destination France vélo puisse valoriser les territoires ambitieux. Il se félicite que le Projet de Loi cadre Transport facilite les expérimentations, par exemple l’usage de certaines petites routes en voies à priorité cycliste. Rien de neuf, c’est juste l’occasion de réviser l’histoire.


La présence d’Elisabeth Borne était en revanche un atout majeur, elle qui avait déclaré en son temps qu’il fallait arrêter de regarder le vélo avec condescendance. Elle fut ministre des Transports, puis ministre de la Transition écologique, et enfin Première ministre. Elle formula le fait que le vélo était un atout pour quasiment tous nos problèmes, ce qui devient de plus en plus clair. Il faut désormais qu’il devienne une alternative crédible à l’automobile, surtout en zones peu denses, ce qui implique d’aménager les routes ou les chemins, et de diffuser le Savoir Rouler à Vélo partout.
Le vélo étant aussi une activité économique elle a rappelé qu’elle avait convoqué un comité interministériel du vélo.
Elle termine en remerciant la Fub de ce qu’elle avait permis, en particulier le coup de pouce vélo. Jamais l’administration n’aurait été capable de lancer un tel programme en si peu de temps (il aurait fallu attendre 5 ans dit-elle), d’ailleurs l’administration n’avait rien à proposer du tout dans notre domaine pour la sortie de confinement. Olivier Schneider était là … il est membre de l’association de Brest, mais n’est pas resté caché.

Que ferait-elle si elle redevenait ministre ? Sa réponse est assez vague, il faut dire qu’elle n’a plus de cabinet pour l’aider.
La Fub, de son côté, se félicite que désormais le vélo coche de nombreuses cases, porte-monnaie, santé, climat, inclusion sociale, énergie, et en plus agrément au quotidien …
Elle souligne le rôle éminent des associations. Les laisser disparaître n’aidera pas à relever les défis sociaux.
Rien ne se fait tout seul. Les progrès réalisés ces dernières années sont le fruit d’alliances entre associations, collectivités, chercheurs, services de l’État, Parlementaires, Gouvernement et acteurs économiques. Plus que jamais, il faut construire des coalitions, conclut-elle.
Une photo tirée des réseaux, et trouvée après-coup, pour finir :






Inquiétant tout de même de voir un certain nombre de Maire élus aux dernières élections qui favorisent le retour de la voiture en ville, recréent des places de parking au détriment de la sécurité du piéton et démolissent des pistes cyclables des précédentes mandatures. La FUB est bien faible par rapport à ce qui se passe par un manque de moyens et d’idées neuves pour défendre la cause du vélo et des cyclistes. Très clairement nos politiciens n’aiment pas le vélo et les engagements financiers à faire pour une réussite de cette transition de l’automobile vers le vélo.