Guide du stationnement des vélos en gare

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En 2019, la Loi d’Orientation des Mobilités inscrivait l’objectif de développer le stationnement des vélos sécurisé en gares, précisant par décret le nombre de places à réaliser pour 1 133 gares du territoire dont la fréquentation est supérieure à 100 000 voyageurs par an. Alors que l’échéance fixée au 1er janvier 2024 approche, deux gares sur trois n’atteignent pas leurs objectifs, explique la Fub, qui en donne les raisons et un panorama par région. 

Il est plus que temps d’agir

La volonté ne va pas suffire, d’ailleurs, les Pays-Bas eux-même ont mis longtemps à trouver le bon modèle, constatent les auteurs. Ce qui a été déterminant, vous aurez du mal à le croire, c’est la gratuité. Au moins les 24 premières heures. L’historique est présenté dans le chapitre 1. Les conditions de la réussite s’avèrent être assez claires et seront détaillées dans le livre en dix « points-clés » dont se dégagent : 

Gratuité, proximité, accessibilité, design

Pour que ça marche il faut simplicité d’usage, immédiateté de l’accès, et gratuité, point sur lequel le guide revient fréquemment, c’est-à-dire être aussi bien que ce qu’offre l’espace public, la protection en plus. 

Il faut aussi pouvoir atteindre la gare facilement et en sécurité, ce qui relève des politiques locales. 

Le combiné gagnant

C’est bien l’intérêt des transporteurs que d’alléger la charge du transport des vélos. Il évite l’encombrement de ses voitures, et fidélise sa clientèle : un cycliste est un client intermodal qui en a l’habitude, bien plus qu’un automobiliste qui en bien des circonstances fait tout son trajet en auto, et ne prend le train qu’exceptionnellement sans en maitriser les arcanes.

C’est aussi beaucoup plus économique pour la collectivité.

Le vélo et le train c’est une alternative crédible à la voiture,
et c’est ce qui permet la baisse la plus significative de l’utilisation de la voiture

2/3 des personnes en France résident à moins de 20 minutes à vélo (temps au-delà duquel le trajet paraît long) d’une grande gare, et 98% des Grand-Parisiens seront à moins de 2 km du GrandParis express1réputé pour sa très faible prise en compte du vélo…. Il s’agit donc non seulement de satisfaire les cyclistes actuels mais aussi d’attirer de nouveaux clients fidèles, lesquels n’encombreront plus les routes.

Pour le train, avoir des garages à vélos c’est se créer de nouveaux clients fidèles.

Pour bien profiter de cet ouvrage il faut le lire. A notre époque où tout se fait trop vite, vous le parcourrez. Prenez le temps ! 

Un excellent guide

Vous verrez que si toutes les gares ne s’y prêtent pas (question de potentiel de cyclistes, voir les types de gares page 27), c’est l’emplacement qui est le critère essentiel, avec la gratuité au moins partielle (par exemple les premières 48 h2ce qui a au moins pour vertu de faciliter la première prise de contact ainsi que la vie des visiteurs), le type de matériel étant finalement secondaire3mais n’allez pas mettre des pince-roues quand-même !. En plus de ce que j’ai relevé, vous trouverez des croquis, des photos, des exemples, des listes, et beaucoup de conseils techniques terre-à-terre. Les auteurs ont rencontré de nombreux responsables et visité les sites. Loin d’une compilation nous avons ici le fruit d’une véritable enquête.

C’est donc un excellent guide que vous pourriez lire dans votre train quotidien. On peut juste s’étonner d’un point : comment se fait-il que ce soient deux associations4le Collectif vélo d’Ile-de-France et la Fub, les trois autres nommées leur étant adhérentes qui fassent le boulot? La même question était venue à l’esprit pour le Guide des aménagements cyclables. Eh bien c’est comme s’interroger sur le rôle que la Fub joue auprès du gouvernement. Les pouvoirs publics étant en état de faiblesse il faut se réjouir que le défi soit relevé, et si bien. Ce guide est vraiment très bien. 

Vous pouvez le commander en version papier ou télécharger le PDF. Les 2 formats sont gratuits, seuls doivent être acquittés des frais de conditionnement et des frais postaux pour la version papier, ce qui vous mènera à 12 euros (dégressif). 

Guide du stationnement des vélos en gare
à récupérer auprès du Collectif Vélo-Île de France.

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Dambrine Michèle
9 mois

Oui aux stationnements sécurisés dans ou près de nos gares, mais aussi urgence d’adapter l’accessibilité aux quais des gares pour un cycliste, et toute personne « handicapée », temporaire comme définitive, ce qui groupe un grand nombre d’usagers ! Il existe trop de gares avec escaliers et souterrains, sans ascenseur, sans même une goulotte pour hisser ou descendre un vélo d’un quai à l’autre…Des demande et propositions récurrentes restent sans suite. « c’est à nous de vous faire aimer le train » ? Encore faut-il aussi, en plus de garer un vélo en gare, pouvoir éventuellement le transporter dans le train, donc pouvoir en premier lieu accéder aux quais !

Adrien
8 mois

« Pour que ça marche il faut simplicité d’usage, immédiateté de l’accès, et gratuité, ».
Oui ! Et sécurité ! Je ne parle pas de l’accès à la gare à vélo (même si c’est vrai), mais de la possibilité de retrouver son vélo, intact, au retour.
Je voudrais bien savoir combien de vélos voyagent en train pour ce motif.
Exemples :
J’allais de Besançon à Dijon tous les lundis pendant 6 mois. J’aurais pu, le premier jour, laisser un vélo à Dijon, et le récupérer le dernier jour. Au lieu de ça, j’ai transporté mon vélo chaque fois (je me souviens d’un matin avec 15 vélos à un bout du train).Je suis allé un jour à une expo de modélisme dans un village, depuis Besançon. Il y avait des Peugeot 403 qui faisaient la navette entre la gare du village et l’expo. J’aurais donc pu laisser mon vélo à la gare à Besançon. J’ai préféré le laisser à celle d’arrivée (où il m’a attendu sagement sans servir).Ma femme vient me rejoindre pour le week-end dans notre maison à la campagne. Je vais la chercher à la gare en voiture. Elle arrive de Besançon avec son vélo, que je mets dans le coffre de la voiture, et qui n’en ressortira qu’au moment du retour. (Elle a fini par arrêter et venir à la gare à pied à Besançon. Mais elle n’a jamais laissé son vélo à la gare).Etc.
Je pense qu’on est des milliers de cyclistes à faire ça partout en France.

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