Le canal des deux-mers à vélo

Il n’existait qu’un seul guide (à ma connaissance) de cet itinéraire chez un éditeur national. Le Routard décidément se lance sur le vélo et ne se contente plus d’exploiter les destinations déjà largement documentées, et ses listes d’hébergements.

Tant mieux, car de la concurrence naît souvent l’émulation et donc la qualité. 

J’ai déjà dit tout le bien que je pensais du guide de la région parisienne (et tout le mal que j’avais pensé d’un guide précédent). Celui-ci a les mêmes qualités que le premier, cartes claires, hébergements regroupés par tronçon, distances bien indiquées, textes respirant le relevé précis sur le terrain. Manquent par contre les informations sur les transports en commun de longue distance, mais au moins y a-t-il une carte du réseau ferré régional au début du livre, et des explications claires sur la page d’en face.

De Royan à Montauban et de Montech à Sète, en passant par Bordeaux et Toulouse, Carcassonne, Béziers, plein d’autres mais pas Montpellier, la route est à vous. 700 km de plat, divisés en 5 tronçons de 100 à 150 km. Elle comprend  » la plus longue Voie Verte de France, 193km le long du canal de Garonne » nous dit l’association 2pied-2roues à Toulouse. Un itinéraire extrêmement mémorable, et extrêmement facile ! 

 

 

 

Le canal des 2 mers à vélo
De l’Atlantique à la Méditerranée

Le Routard, Hachette tourisme, février 2018.
15 €

 

Un guide réalisé avec une dizaine de « partenaires » : Région, Départements, Offices de tourisme etc. On les comprend, ça rapporte. Je recopie ici un vieux document sur la Loire à vélo qui nous parle d’une campagne internet de promotion en Grande-Bretagne :

« Le coût moyen d’acquisition d’un contact a été estimé à 3 € et la consommation touristique engendrée pour 1 € investi a été évaluée à 67 €. Au total, les 82 400 € investis en commun dans cette action ont généré une consommation touristique de 5,5 millions d’euros sur le territoire. » (source non-notée donc désormais inconnue)

Alors on espère « que la fréquentation accrue de cette véloroute poussera les Départements de l’Aude et de l’Hérault à aménager enfin les 160km qui ne sont ni autorisés aux cyclistes, ni aménagés : revêtement en terre parfois dangereux, traversées de routes et chemins dangereuses, absence de signalisation directionnelle et touristique, absence de services dédiés aux cyclistes, … » précise l’association 2pieds-2roues, correspondante toulousaine de l’AF3V. C’est bien le moins, en effet.


 

L’association toulousaine 2pieds-2roues, délégation régionale de l’AF3V, avait publié un guide en deux parties sur cet itinéraire. La 7° édition de la partie Bordeaux-Toulouse est sortie ce printemps, celle de la première partie date de 2015. Chacune est vendue 9 €. Leur format est moins encombrant que celui du Routard, et je ne peux rien en dire de plus car si je les ai testés c’était il y a longtemps.
De Bordeaux à Toulouse, trois itinéraires sont décrits :
- le canal de Garonne, de Castets-en-Dorthe à Toulouse – 193km de voie verte, y compris le canal de Montech
- l’itinéraire de Bordeaux au canal par l’Entre-Deux-Mers – 80km (voie verte de 55km et petites routes)
- l’itinéraire de Bordeaux au canal par la rive gauche de la Garonne – 71km (Sauternes et Langon).

Beaux joueurs en tout cas, voici leur avis favorable sur celui du Routard :

Le Guide du Routard est à ce jour le seul, avec celui de Chamina 2016 [par Olivier Scagnetti], à décrire la totalité de la Véloroute, y compris la partie de l’estuaire entre Royan et Bordeaux (150km). Ce guide étant de bonne qualité, et vendu à un tarif très attractif, il devrait avoir du succès.

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