Club des villes cyclables, un congrès de transition ?

S. Morin et M. Gilbert

Le 30ième anniversaire de la création, à Bordeaux, du Club des villes cyclables, a été célébré lors d’une soirée du congrès annuel, lui-même niché au sein du salon des transports publics.
Plusieurs personnalités du club étaient absentes, au premier rang desquelles Véronique Michaud, la secrétaire générale.

Il est difficile de dire combien de congressistes le club avait réuni sur ces trois jours, du 1er au 3 octobre 2019, puisqu’il était mêlé à celui du congrès des Transports publics, comme l’an dernier. Une trentaine de personnes assistaient aux conférences, une quarantaine à chaque atelier, fussent-ils à la même heure. L’inscription pour les non-adhérents était quand même de 500€ … et rien ne permet de savoir si des congressistes « transports » n’ont pas assisté à certaines séances.

Séance plénière

Il faut reconnaître que Véronique Michaud, l’omnipotente et intransigeante secrétaire générale depuis l’an 2000, a toujours su organiser des congrès intéressants, elle n’est pas diplômée en sciences de l’information pour rien1. 

Atelier n°3

Deux absentes

Véronique Michaud n’était pas présente, pas plus que lors de la remise des Talents du vélo en juillet dernier. « Il y a un conflit », a-t-il été confié à notre correspondante. Il est clair qu’elle ne reviendra pas, transparaît-il dans les conversations. 

Claire Schreiber non plus n’était pas là, la seule des salariés du club qui ait réussi à durer. (Rappelons le licenciement douloureux de Marie Merindol, la secrétaire tant appréciée des débuts, ainsi que des 3 ou 4 jeunes dont l’emploi ne dépassa jamais le moment où ils se mettaient à occuper pleinement leur fonction.) Claire, qui était au club « chargée d’études » (stagiaire de janvier à juin 2015, salariée ensuite), a rejoint l’ADEME en juin dernier pour s’occuper de l’animation du programme AVELO. Elle est désormais basée à Bordeaux. Elle est partie discrètement, comme elle a toujours su faire, ce qui a sans doute contribué à sa longévité.

Trois anciens présidents

3 anciens présidents (sur 11) étaient là : Michel Gilbert, de Grenoble, qui a raconté comment il avait renvoyé Sybille Champlon, secrétaire générale depuis peu2, et recruté Véronique; Serge Morin, de Lorient, dont le directeur technique, Jean-Michel Herry, animait un groupe d’échange technique au sein du club et avait participé à ce titre au jury du congrès Velo-city 2003 à Paris; Christian Benoit, de Rennes. Roland Ries, de Strasbourg, a fait une apparition.

Manquaient Hélène Desplats, la fondatrice, qui avait décliné l’invitation, Philippe Dufetelle, de Toulouse, Denis Baupin, de Paris, et surtout Jean-Marie Darmian, qui fut président d’octobre 2008 à 2014 et avait monté en 2012 une superbe « université populaire » dans sa ville de Créon. Ses deux mandats avaient été marqués par une opposition croissante avec la secrétaire générale. Charles Gautier, de Saint-Herblain, est décédé en 2014.
Le président d’aujourd’hui, Pierre Serne, était bien là, et devrait être remplacé après les élections municipales de mars 2020, ce qui lui aura fait 6 ans. Les présents ont donc évoqué le passé pendant le cocktail de mardi soir. 

Christian Benoit, Michel Gilbert, Serge Morin

Deux visiteurs …

Michel Bricout, vice-président de Vélo&Territoires

Mais que faisaient ici Michel Bricout, vice-président de Vélo & territoires, créés en 1999 par feu – Jean-Marie Lorenz (décédé en octobre 2008), et Camille Thomé, la directrice depuis l’an 2000? 

C’est la première fois que l’association-soeur venait au congrès du club. J’ai déjà souligné que les « territoires » de l’une et l’autre organisation avaient de plus en plus de points de chevauchement, naturels ou volontaires. L’heure serait-elle à un rapprochement officiel ? 

Notes

  1.  Véronique Michaud, diplômée d’un DESS en sciences de l’information, a dirigé plusieurs services de communication dans le domaine des mobilités, notamment au Groupement des autorités responsables de transport (Gart) et à l’Union des transports publics (UTP). Lors de son recrutement par le club elle travaillait au syndicat des taxis.
  2. Je ne sais pas si Sybille Champlon était déjà en poste lors de la journée technique du club du 18 mars 1999, mais suis certaine qu’elle l’était lors de notre déjeuner du 11 mai de la même année. Selon toute vraisemblance elle aura donc été licenciée par Michel Gilbert moins d’un an après son recrutement par le même.
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1 réflexion au sujet de “Club des villes cyclables, un congrès de transition ?”

  1. Merci pour ces informations intéressantes sur le CVTC + V&T…
    On va regretter Véronique Michaud (malgré son « intransigeance »…) mais on ne peut que se réjouir (enfin, a priori…) d’un éventuel rapprochement entre ces 2 associations de collectivités territoriales agissant pour le développement du vélo. La concurrence à laquelle elles se livraient commençait à faire « tâche »…

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