Que Choisir fait de la pub anti-casque !

Pour le journal consumériste le casque le plus prisé est aussi le plus nul. Mais vous savez, ajoute-t-il, les autres ça ne sert pas à grand chose non plus …

Le casque le plus joli, et le plus prisé en France, est aussi celui qui est vendu le plus cher. Il arrive bon dernier dans les tests menés par le magazine Que Choisir. Le risque de blessure atteint 47%, nettement supérieur à tous les autres. Pour le meilleur ce risque tombe à 18%. 

Ce casque si élégant n’est pas assez solide pour absorber l’énergie de l’impact avec un simple véhicule d’une tonne, même à 50 km à l’heure. 

Or même à 20 km/h, avec certains casques, les risques de commotion cérébrale sont parfois inévitables, nous dit le magazine. Tous les casques réduisent considérablement les risques de fracture du crâne, dont certaines sont très graves et d’autres pas vraiment. Mais commotion cérébrale, ça veut dire que le cerveau a bougé dans la boîte crânienne, donc on a un chamboulement du cerveau … Les maux de tête, la difficulté à se concentrer, les pertes de mémoire, la sensibilité à la lumière et les problèmes d’équilibre ou de coordination sont au nombre des symptômes. C’est toujours très grave, même si les magazines ne vous le disent pas. Ne plus être capable d’anticiper, donc de prendre une décision, ne plus savoir mettre la fourchette à la bouche, ne plus arriver à parler correctement… sont parmi les séquelles qui peuvent durer très longtemps. Ces traumatismes existent dans de nombreux sports où on va trop loin, comme la boxe ou le rugby, et certaines pratiques du vélo, comme l’avait montré le magazine Sport et vie n° 149 de mars – avril 2015

Le magazine Que Choisir considère que le casque est conseillé pour les adultes « au moins pour la pratique sportive » (VTT, vitesse sur route, compétition, précise-t-il). En ville il ne fait pas le poids face à une auto, mais fait un peu le poids si on se prend une bordure de trottoir. Le mieux c’est encore de faire attention ! 

L’article de Que choisir : Casques vélo, port du Kask déconseillé !

Lire aussi :

  • Ouf, mon casque n’a rien ! Les aventures casquées de Jean-René Carré, ex-monsieur vélo à l’INRETS, après une chute d’un arbre. La fin dans un virage gravillonné.
  • 1 an de casque et toujours pas de preuves. Un an après l’instauration de l’obligation pour les petits, une synthèse de la littérature scientifique.
  • Casque sur enfants : les avis. Une partie de l’article ci-dessus, avec des enrichissement :  l’affiche de la DSCR commentée et la contre affiche contestataire.

Print Friendly, PDF & Email

7 réflexions au sujet de “Que Choisir fait de la pub anti-casque !”

  1. Les casques de vélo sont conçus pour protéger d’une chute à l’arrêt de sa hauteur. C’est à dire que ce serait plus judicieux de les qualifier de casque piéton.
    Selon une ancienne étude de la sécurité routière, les piétons sont les plus exposés au trauma crânien en cas d’accident. Qu’attend le gouvernement pour imposer le casque à ces inconscients ?

    Répondre
  2. Le casque, c’est pour finir présentable en cas d’accident au-delà de 30-35 km/h, ce qui représente la limite physiologique du corps humain en cas de choc. Le reste n’est que considérations sans intérêt 😀

    Répondre
      • Quelques casques ont une visière rallongée, intégrée au casque; mais pas suffisamment, ai-je l’impression, pour protéger le visage.
        Pour éviter le traumatisme crânien, Bumpair (https://bumpair.co/) est en train de développer un casque muni d’un boudin (une chambres à air) qui absorbe les chocs. J’ai répondu à un appel de fonds de cette start up, sous la forme de l’achat du future casque quand il sera au point…

        Répondre
  3. Marre de cette discussion pro ou anti casque… Gardons nos forces pour d’autres combats, évolution du code de la route, éducation des usagers de la route quels qu’ils soient, aménagements propices à la co-habitation, comme ailleurs il faudrait mettre en avant la diversité, source de richesse.
    Le cycliste est fragile, c’est un fait, faisons en sorte qu’il le soit moins.

    Répondre
  4. + de 40 années en vélo ; deux accidents avec la vitesse 15 K/h , la tête a été protégée par mon bras et c’est le poignet qui a été abimé ; puis en ville dans un embouteillage, quasiment à l’arrêt, c’est le crâne qui a été touché !…

    Répondre

Laisser un commentaire